VI. — Bassin houiller du Nord
J’ai été amené par mes études théoriques à discuter les prolongations possibles du bassin houiller franco-belge du côté de la mer et de l’Angleterre, et à reprendre ainsi l’examen de la structure de la partie connue du bassin [76 et 91]. De la comparaison des différentes coupes, j’ai conclu que la faille désignée dans le nord sous le nom de cran de retour ne pouvait pas être une faille d’affaissement ni avoir la signification qu’on lui-a prêtée jusqu’ici. Tous les accidents du bassin se rattachent alors au grand phénomène de charriage, semblable à ceux que j’ai décrits en Provence; une même coupe, dans laquelle on arrête à différents niveaux la surface de dénudation, c’est-à-dire la surface actuelle du sol, peut reproduire toutes les apparences observées de Liège au Boulonnais, et l’on peut en conclure que, dans le Nord, les terrains houillers se continuent en profondeur à plusieurs kilomètres au sud de la limite admise.