VI. - OPTIQUE
31 . 1892. Propagation des vibrations dans les milieux absorbants isotropes.
Pour définir, dans un milieu absorbant isotrope, la surface d’onde d’oscillations périodiques pures, de période déterminée, il faut connaître l’orientation du plan d’absorption, qui est un plan de symétrie de la surface d’onde. Le principe du retour inverse des rayons n’est applicable que sous cette réserve que les plans d’absorption n’auront pas changé d’orientafion dans les différents milieux par le changement du sens de propagation dés ondes.
Eu particulier, des ondes incidentes toujours uniformes passant à travers un prisme absorbant qui transmet des ondes d’amplitude décroissante de l’arête vers la base du prisme, ne subiront pas la même déviation quand on intervertira la source et l’écran.
Toutefois, ces différences sont théoriquement inférieures à ce qui peut être observé tant que l’absorption du prisme permet de voir la lumière transmise. Je me suis assuré par des expériences que ce résultat est conforme à l’observation.
34 . 1893. Les définitions de l’intensité de la lumière et les théories optiques.
La théorie électromagnétique de la lumière fournit directement les deux vecteurs rectangulaires, électrique et magnétique, qui peuvent servir à repérer le plan de polarisation et à définir l’intensité lumineuse. Je montre que des considérations géométriques tout aussi simples permettent, dans les théories mécaniques de l’éther, de mettre en évidence les deux vecteurs, déplacement et rotation élémentaire, qui jouent un rôle analogue, et auxquels les théories de Fresnel, d’une part, de Lamé de l’autre, font jouer le rôle principal.
56. 1898-1899. Dix Leçons d’Optique géométrique à l’École Normale, autographiées par les élèves : Grands angles. Grandes ouvertes Leçons ne comprennent que la partie la plus élémentaire de recherches poursuivies depuis de longues années sur l’optique géométrique des objectifs photographiques à grand angle et grande ouverture. De nombreux emprunts sont faits, bien entendu, aux travaux d’Abbe et de ses élèves qui sont encore aujourd’hui plus cités que connus, et surtout utilisés, de nos opticiens français.
Sans insister sur des recherches inédites, mais non abandonnées, je me bornerai à dire que j’ai fait construire depuis 10 ans plusieurs objectifs, à court foyer, de différents types, mais tous de très grand angle, de petite ouverture, et donnant, conformément à leur théorie, des images nettes, planes et achromatiques dans toute leur étendue, malgré l’emploi d'une seule nature de verre pour toutes les lentilles, mais malheureusement un peu déformées.
Ce défaut et l’insuffisance d’ouverture m’ont fait ajourner toute publication à ce sujet, jusqu’à succès complet.