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MALADIES DES PLANTES CAUSÉES PAR DES ANIMAUX (D

Acariens.

Les Acariens produisent sur les plantes des alleclions diverses connues sous le nom de Taphria et Erineum. M. Cornu a étudié spécialement les productions curieuses on doigt de gaiil nées sur l'Érable et divers Erineum produits par les Acariens Télraniques du genre Phytoptus (67, p. 7*l).

Les altérations anatomiques correspondant à des déformations aussi considérables paraissent eu général assez faibles.

AngmlMes.

Ces êtres microscopiques ont depuis une vingtaine d’années attiré l’attention des naturalistes ; ils déterminent chez les végétaux, aussi bien que chez les animaux, des affections spéciales et redoutables. La nielk du blé est produite par YAnguillula Trilki. M. Cornu, en étudiant les racines de la vigne, a été amené à étudier les afîections diverses des racines, et il a observé un certain nombre de plantes, Cissrn, Clématite, Sainfoin, attaquées par les Anguillules (1). Dans son mémoire (u" 96, p. 153) il a donné un résumé de tout ce qui a été publié sur ce sujet et y a joint ses propres observations avec quelques ûgures et quelques détails anatomiques.

Ce point précis vient d’acquérir un grand intérêt depuis que l’on connaît des maladies de grande culture causées par des parasites de cette

nature. M. le docteur Jobert a montré que la maladie des Caféiers, au Brésil, est due à des Anguillules (Compt. rend, de l'Acad. dessc., séance du 9 décembre 1878).

Ces insectes déterminent sur les feuilles qu’ils attaquent des boursouflures et des cavités qui ont été à tort confondues, dans quelques cas, avec la Cloque, maladie dont la cause est une Cryptogame {Exoascus). M. Cornu a montré que ces pucerons ne produisent qu’une inégalité de de développement de l’organe (67, loc. cil.)\ les champignons, au contraire, sont la cause d’une prolifération importante du limbe foliaire, dont l’épaisseur acquiert alors une augmentation considérable.

Phytloïéra.

La vigne est atta(iuée tantôt sur ses feuilles, tantôt sur ses racines, par un Hémiptère d'origine américaine, le phylloxéra. M. Cornu s’est attaché à.éludier le développement des altérations en livrant les racines de vignes .saines à des phylloxéras développés soit dans des galles foliaires, soit sur des grosses racines. Il a vu successivement naître, grossir et périr les renflements ; il a publié sur ce développement des travaux étendus dont le résumé se trouve dans les Comptes rendus de tAcadémie des sciences. Le mémoire spécial sur le sujet, dont il a été question précédemment, renferme non-seulement des études de physiologie et d’anatomie végétale, mais encore une étude entomologtque de l’insecte, intimement liée à celle des altérations qu’il produit,

M. Maxime Cornu a été nommé délégué de l’Académie des sciences pour cette étude, sur la présentation de MM. Duchartro et Milne Edwards, sans avoir sollicité cet faveur, et à son insu.

Il était désigné pour s’occuper exclusivement de la partie botanique (anatomie et physiologie végétales); mais dès l’année 1873; sur les instances spéciales de M. Dumas, il entreprit des recherches entomologiques principalement en rapport avec l’insecte aptère, qui soulevait

alors de fréquentes difficultés ; un grand nombre des faits relatifs à ta forme radicicole et à ses mues lui sont dus.

Quelques jours après la découverte des individus sexués sans suçoir chez le Phylloxéra du chêne, par M. Balbiani, M. Cornu trouva des individus analogues sur le phylloxéra de la vigne (n” 42).

■ Le premier il indiqua l’abondance des individus ailés (n’ 35) et leur rôle important dans la dissémination du parasite, à longue et à courte distance.

L’analyse des notes relatives à ce sujet serait trop longue ; la table des matières de la seconde partie du mémoire n" 06 peut donner une idée de ses recherches sur ce point.

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