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TRAVADX EXÉCUTÉS POUR LE MUSÉUM

1871 «. — Rangement de l’herbier de France (Algues) ; travail exécuté sans être encore fonctionnaire au Muséum, sur la demande spéeiale de M. Brongniart (octobre.à décembre).

1877-1878 />. —Rangement préparatoire pour servir à l’herbier général (Algues); réunion des échantillons non intercalés; séparation en groupes naturels, puis en genres, destinés à l’intercalation. (En commun avec M. le D'Bornet; quatre mois y ont été consacrés.)

1876 c. — Rangement de quelques-uns des casiers des préparations formant la collection de Diatomées (Algues) de M.de Brébisson (acquise eu 1875). 11 y a une quarantaine de casiers contenant environ six mille préparations et un certain nombre d’autres préparations à intercaler

Cinq casiers ont été rangés, contenant environ cinq cents préparations. Ce travail est des plus pénibles, dans les salles de l’herbier, à cause de l’emploi constant qu’il faut faire du microscope : il se ferait facilement dans une autre installation.

1874-1878 d. — Rangement et préparation de l’herbier de M. Tulasne

(Champignons). Cette collection, de la plus haute valeur scientifique, puisqu’elle est la base de la théorie du polymorphisme, a été donnée par M. Tnlasne enl873; le Selecta fungorum Corpologia, magnifique ouvrage sur ce sujet, est appuyé sur cette collection. Il y avait donc un très-grand intérêt à mettre ces échantillons en état d’élre étudiés concurremment avec le beau travail de M. Tulasne : des recherches antérieures y avaient préparé M. Cornu. Chaque espèce porte un renvoi au texte des différents ouvrages de M. Tulasne où celte espèce est décrite, et l’indication de la synonymie pour chacune de ses formes diverses.

Un travail plus délicat a été celui de la recherche du nom véritable quand le nom inscrit sur la plante était absent ou provisoirement donné ; pour les espèces hypogées, il y a eu un examen fort minutieux à faire.

Cet herbier, composé de plusieurs parties distinctes, est arrivé non rangé ; un grand nombre de spécimens, renfermés dans des sachets étiquetés, étaient placés en masse dans des corbeilles. Ce désordre s’explique tres-bien par les événements de la guerre pendant laquelle M. Tulasne était absent de chez lui, tandis que l’ennemi occupait son habitation de Chaville.

La réunion par genres, puis par espèces, a été fort longue et a duré quatre années pleines, indépendamment de la préparation matérielle des échantillons qui avait elle-même duré près de trois ans, et qui avait été exécutée simultanément par une personne étrangère au Muséum.

Le catalogue de cette collection a été transcrit avec soin ; on y a joint la synonymie complète et le renvoi aux sources, l’indication des noms provisoires et le nom définitivement adopté ; il présenterait un intérêt réel à être publié.

^ 1878-'1878 e. — Avant d’intercaler celte collection, il a fallu ranger l'herbier général qui avait été un peu négligé, réunir de même les espèces et le rendre propre à permettre et faciliter l’intercalation.

Cette intercalation a été achevée cette année, à peu près concurremment avec le rangement : une disposition très-simple d’étiquettes saillantes permet à tout le monde de trouver chaque espèce, ce qui était impossible auparavant. Cette partie de l’herbier a été consultée nombre de fuis par des botanistes français et étrangers.

On afravaillé sans relâche, pendant plus d’un an et demi, à la préparation etk la révision des échantillons de l’herbier du docteur Roussel (acquis en 1875) et de celui de Desmazières (légué en 1863), préparation et révision qui doivent précéder l’intercalation.

1875-1876 /. — Étiquetage des modèles de Champignons en cire, exécutés d’après l’ouvrage deBulliard; un catalogue en a été fait.

La synonymie la plus récente a été indiquée d’après le dernier ouvrage de Fries sur les Hyménomycètes; des renvois ont été mis pour indiquer la pagination de Fries et la planche originaire de Bulliard.

Ce travail, fort long par lui-même et très-délicat â cause de la fragilité des échantillons, a été exécuté pour cinq cent sept espèces (507) ; ou a laissé de côté un certain nombre de Champignons autres que les Hyménomycètes, moins bien exécutés, car ce sont, pour la plupart, des espèces microscopiques grossies ; ils sont ainsi beaucoup plus difficiles à reconnaître et k nommer exactement qne les autres, et présentent un intérêt bien moindre pour le public.

ff. — Une collection de Champignons supérieurs conservés dans l’alcool pour faire suite aux modèles en cire a été commencée en 1876 par M. Cornu ; elle contient une trentaine d’espèces; le manque de place et de bocaux en a arrêté le développement.

Ces Champignons sont rares et très-déformés dans les herbiers, très-altérables, faciles à détruire et presque méconnaissables sur le sec ; il est nécessaire, dans l’intérêt des études, de posséder des spécimens conservés en alcool comme pour les fruits charnus des phanérogames.

1874 k 1879â.-RangementdeplusieursgroupesdifficilesdeFougères : Lygôdiées et Schizéacées; toutes les espèces de collections connues ont été déterminées k l’aide de catalogues; les autres l’ont été à l’aide du synopsis de Baker. Les échantillons innommés y forment un total insignifiant.

Les Marattiées et les Gleichmiacées ont été rangées en partie seulement, à cause des éliminations considérables qu’il y aurait k faire et dont M. Cornu n’a pas voulu prendre la responsabilité.

En résumé, M. Cornu s’est consacré au rangement pénible des collections botaniques du Muséum, d’abord à titre bénévole, puis ensuite comme aidenaturaliste ; appelé, spécialement et à deux reprises différentes, par M. Brongniart pour remplir celte tâche, il s’est efforcé de s’en acquitter dans la mesure de ses forces, et de suivre les recommandations de son illustre maître, dont la bienveillance encourageait ses efforts. Ayant pris k cœur de regagner un arriéré considérable, qui est loin encore d’être au courant, il y a donné tout son temps et n’a emprunté aux travaux exécutés pour le Muséum aucun sujet de publication.

Ces rangements, dont la seule sanction est l'ordre rétabli, ne sont pas exempts de difficultés, surtout à cause de l’insuffisance du personnel.

Le préparateur et le garçon de laboratoire, ces auxiliaires naturels, dont le temps estdepuis trois années consacré à d’autres occupations, sont dans l’impossibilité de prêter leur concours à ce travail. M. Cornu en a supporté tout le poids ; il n’est assisté que par un employé supplémentaire pour la besogne purement matérielle.

Quelque modeste que paraisse ce rôle, il n'est pas indigne de la reconnaissance des savants dont il facilite les recherches, ni de l’estime de tous ceux qui ont à cœur l’importance de notre grand établissement national.

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