ENSEIGNEMENT
Cours oraux et Conférences pratiques.
A la Faculté des sciences de Pans, pendant cinq années, les conférences pratiques furent faites alternativement le lundi par le professeur (M. Duchartre). et le jeudi parle répétiteur (M. Cornu); elles portaient sur la botanique générale.
Nommé aide-naturaliste au Muséum, en 1874, il suppléa M. Brongniart pendant l’année 1875.
A la mort de M. Broiismiart. il fut chargé du cours d’Organographie et Physiologie végétales pendant l’année 1876 et l’année 1877; il professa ainsi les trois parties du programme dont se compose le cours complot.
La manière dont il professe a pu être jugée dans deux conférences faites publiquement (n" 94 et 96), ainsi que dans une autre, faite devant la Société botanique, à la session mycologique de 1877 {Bull. Soc. bot. de Fr., p. 297) ; et dans cette même Société toutes les fois qu’il a pris la parole.
Quelques-unes de ses leçons ont été publiées (n”* 65 et 83).
Le succès de l’enseignement oral pourrait etre attesté par les élèves eux-mêmes, et ils en ont donné une preuve manifeste en signant une pétition adressée à M. le Ministre de l’Instruction publique et’eii réclamant l'ouverture du cours qui n’a pas été autorisée en 1878, malgré les instances réitérées du Directeur.
Le succès de l’enseignement pratique serait mesuré par les inscriptions des élèves et leur assiduité à venir au laboratoire, malgré les ardeurs de l’été qui en rendent le séjour un peu .pénible au mois de juin, assiduité que les chiffres démontrent facilement.
Au Muséum, les conférences pratiques étaient précédées d’une courte explication ; les objets destinés à être distribués avaient été étudiés à l’avance ; les préparations étaient faites avant toute recherche des élèves, et montrées à la suite de l’explication ; le croquis en avait été exécuté ; ce croquis était reproduit au tableau pendant l’explication.
La série des croquis et des préparations a été conservée et pourrait montrer l’ensemble des travaux pratiques ; les préparations remplissent plusieurs boites, les dessins plusieurs cahiers.
Enseignement pratique dans le laboratoire.
L’intérêt et la nouveauté de cet enseignement peuvent être justifiés de la manière suivante :
Pour les plantes phanérogames, voici l’indication de quelques-unes des préparations :
a. Études cellulaires: appareil strié de la division cellulaire; bourrelet de segmentation des cellules A'Œdogonium, cellule terminale dans divers groupes (Algues, Mousses, Hépatiques, Équisetacées, Fougères, etc.).
p. Étude organogénique de plus d’une dizaine de familles, à l’aide de coupes longitudinales.
7. Fécondation des phanérogames; appareil filamenteux, vésicules antipodes ; premières segmentations de l’embryon ; formation des enveloppes de l’ovule ;
8. Fécondation des conifères : corpuscules, embryons multiples, suspenseurs pelotonnés, etc....
La partie relative aux cryptogames a été étudiée, non pas sur des maté-
riaux empruntés aux cultures (ce qui n’a eu lieu que pour deux conférences sur 23), mais sur des échantillons vivants et frais, recueillis pour ce but dans des excursions spéciales, ou bien obtenues dans des cultures préparées exprès (Prothalles de fougères, germination des macrospores et microspores de Pilularia, Ascomycètes, Mucori-
Chez les cryptogames, les élèves ont pu observer : les zoospores des Œdogonium, du Vaucheria, de conferves diverses ; plusieurs Volvocinées, Pandorina, Chlamydomonas; le curieux ChlamydococcusplumaUs,\e%\iOtmogonies des Rivulariées... ,eto. ; des Zygnemacées diverses eu conjugaison ; des champignons appartenant à tous les groupes; les anthérozoïdes des Fougères, des Mousses, des Hépatiques des Sphagnum; il a été possible de mettre sous leurs yeux, dans un nombre illimité de préparations, les curieux phénomènes fécondateurs du Sphceroplea annulina.
Ensàgnementpratique dans les excursions.
Les élèves ont toujours manifesté un goût très-vif pour l’étude des végétaux inférieurs. Chaque année, quelques excursions, suivies par bon nombre d’entre eux, ont été faites spécialement pour la récolte et pour l’étude de ces végétaux; c’était la première fois en France, paralt-il, que les herborisations s’étendaient à l’ensemble des cryptogames ; les développements oraux y ont tenu une large place.
Une ardoise portative permettait de joindre un dessin à l’explication ; la loupe Stanhope, pour examiner successivement ’à un grossissement déjà notable les objets que l’on récolte, est indispensable. Ce double mode de démonstration était fort apprécié des élèves.
Dans quelques cas, malheureusement trop rares, après avoir fait recueillir les différentes espèces par catégories numérotées, il a été possible d’en faire faire immédiatement et sur place l’étude sommaire à l’aide de microscopes emportés dans ce but et disposés dans une sorte de laboratoire improvisé.
Examens.
M. Cornu fut, au mois de juillet 1872, délégué par le Ministère de l’Instruction publique, près la faculté des sciences de Clermont, pour la session de licence ès sciences naturelles. ,
De 1872 à 1874, il tut désigné par M. le Vice-Recteur de l’Académie de Paris pour faire partie du jury chargé d’examiner les élèves envoyés en mission à Paris par le Gouvernement ottoman. *