TROISIÈME PARTIE
APPLICATION DES MÉTHODES OPTIQUES USITÉES EN MINÉRALOGIE A L'ÉTUDE DES MINÉRAUX DES PLAQUES MINCES.
plaques minces de roches éruptives (Annales des Mines, t. XII, p. 894 à 480; 1877.— Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, 4 février 1878. — Résumé par M. Rucking, Zeitschrift für Kristallographie und Minéralogie, t. III, p. 217; 1879. )
11 . Étude sur la détermination des feldspath (Paris, Bauclry, p, , j, ,,, avec 8 planches; 1894).
Un des reproches adressés aux pétrographes qui se soûl servis les premiers du microscope et des plaques minces consistait à considérer leurs déterminations comme peu précises et, pour ainsi dire, faites au jugé. M. Michel-Lévy, qui a contribué avec M. Fouqué à introduire en France les nouvelles études pétrographiques, s’est attaché, dès ses premiers travaux ( 187 / 1 ), à trouver de nouveaux procédés précis de détermination optique, basés sur les méthodes de la Minéralogie, mais tenant compte des nécessités inhérentes à l’examen des plaques minces : en effet, on n’y dispose pas de l’orientation des sections des minéraux à étudier; mais ce désavantage est racheté par |e grand nombre de sections à orientations variées que l’on peut observer.
Dès lors toutes les mesures, susceptibles de fournir des maxima ou des minima caractéristiques, peuvent amener à des résultats précis ; tels sont les angles d’extinction en lumière parallèle, entre les niçois croisés, rapportés aune direction déterminée ; telles les biréfringences, les réfringences.
Les sections des minéraux vus au microscope polarisant, en plaque
qu’on fait tourner la plaque mince sur la platine du microscope. Pour une rotation complète, il y a quatre positions d’intensité maximum et quatre autres dans lesquelles le minéral paraît obscur. Tous les élé-
iples peuvent servir au diagnostic du
dans lesquelles le minéral devient
obscur, rapportées à ses directions d’allongement, d’aplatissement ou de macle, permettent de déterminer des angles dont la lecture est caractéristique.
Les couleurs, rapportées à la gamme de Newton, sont en relation directe avec la différence des indices principaux de réfraction de chaque minéral.
Dans certains cas, les intensités lumineuses de deux minéraux, juxtaposés en lame mince, donnent un moyen délicat de juger de leur orientation et de leur degré de pureté; par une rotation convenable, on arrive non seulement à égaliser les intensités lumineuses des deux minéraux voisins, mais encore de toutes les parties où ils se pénètrent mutuellement. Dès lors, l’ensemble doit paraître liomogeiie et
Lorsque l’arête de zone est contenue dans un des plans principaux d’élasticité optique, un abaque général donne immédiatement la courbe cherchée. Les maxima caractéristiques des pyroxènes, des amphiboles, du disthène, etc., ont été ainsi déterminés.
Dans le cas le plus général, qui est celui des feldspaths tricliniques, il est nécessaire de construire une épure détaillée pour chaque minéral. La détermination précise des feldspaths, même en microlites, a une telle importance au point de vue de la classification des roches, que l’auteur a cru utile de dresser une épure détaillée pour chacun des principaux plagioclases; les extinctions y sont rapportées à la trace du plan d’aplatissement et de macle ÿ'. On a tracé les courbes d’égale extinction et d’égale biréfringence. Dès lors, non seulement la zone perpendiculaire à g' devient caractéristique pour chaque feldspath, mais encore une section quelconque suffit a la détermination et à l’orientation d’un plagioclase, quand les macles de l’albite et de Carlsbad y coexistent, ce qui est un cas fréquent.