II. — POSITIOHS d’égale IHTENSITÉ LDMISEBSE
La méthode des éclairements communs, ou positions d’égale intensité lumineuse, s’associe fructueusement à la recherche des zones principales d’extinction. Si deux corps, faiblement biréfringents, sont juxtaposés en plaque très mince, il existe huit positions, quatre par quatre à angles droits, dans lesquelles ces deux corps paraissent également éclairés entre les niçois croisés. Dans quatre de ces positions, l’éclairement commun est général et s’étend même aux parties où les deux minéraux se superposent. Pour les quatre autres, ces parties mixtes s’éteignent ou se compensent partiellement.
On voit dès lors que la méthode permet de vérifier si l’on a affaire seulement à deux corps Juxtaposés ou à plus de deux.
Dans la zone de symétrie de la macle de l’albite, les quatre positions d’éclairement général des feldspaths sont à 45“ de la trace de la macle; les quatre autres sont à o“ et à 90“; d’où un moyen rapide et sensible de vérifier si une section est ou non voisine de la zone en question. En outre, la méthode permet d’effacer, pour ainsi dire.
la raacle de l'albite ; dès lors, les autres macles sautent aux yeux.
L’application au microcline démontre que les parties des sections, qui simulent l’orthose, sont simplement les régions dans lesquelles le faisceau lumineux traverse plusieurs lamelles hémitropes. Car il y a toujours quatre positions d’éclairement commun général pour les microclines; ils ne sont donc composés que de deux corps optiquement différents qui sont le cristal fondamental et son retournement de 180» autour d’un axe perpendiculaire à g'.
L’application aux plagioclases zonés montre que toutes les zones présentent généralcmeni entre elles le plienomcne de 1 eclairement commun, si nombreuses soient-elles. Il est donc assuré que deux corps distincts seulement composent toutes ces zones, et il est vraisemblable que ces corps sont l’albite et l’anorthite.