‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 14 sur 20 · III. — Détermination des biréfringences · texte numérisé non relu

III. — Détermination des biréfringences

La biréfringence d’une section quelconque d’un minéral n’est fonction que de l’épaisseur de la plaque mince et de la différence entre le plus grand et le plus petit axe de l’ellipse, découpée par la plaque dans l’ellipsoïde inverse des vitesses de Fresnel (ellipsoïde des indices principaux). Si l’on suppose l’épaisseur de la plaque mince déterminée au moyen d’un minéral témoin ou par une mesure sphérométrique appropriée, la différence des indices sera déterminée par la position, dans la gamme de Newton, de la couleur dont se pare la plaque mince. Cette différence est susceptible de varier, pour chaque minéral, de o (sections perpendiculaires aux axes optiques) à un certain maximum (section parallèle au plan des axes optiques). M. Michel-Lévy a déterminé un grand nombre de ces biréfringences maxima et montré qu’elles sont, en général, très caractéristiques; car, pour les principaux minéraux des roches et pour les épaisseurs ordinaires (i à 3 centièmes de millimètre), ces teintes produites s’échelonnent dans les trois premiers ordres de Newton, et les biréfringences, observées à une unité près du troisième ordre, croissant en valeur relative de o à 100.

Une abaque a été établie, permettant de déduire à première lecture, de la teinte observée et de l’épaisseur connue de la plaque mince, la

biréfringence et, par suite, le minéral à l’étude. Pour faciliter la détermination de la teinte, l’auteur a imaginé un comparateur permettant de juxtaposer en pleine lumière les teintes du minéral observé avec celles d’un quartz en biseau (').

Page 1