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QUATRIÈME PARTIE

ÉTUDES PÉTROGRAPHIQUES.

1. Note sur quelques roches analogues aux porphyres granitoïdes de la

Loire (Bulletin de la Société géologique, \. Il, p. 6o; 1878).

2. Note sur une classe de roches intermédiaires entre le granité porphyroXde

et les porphyres granitoïdes {id., t. U, p. 177 ; 1874)-

3. Granulites et porphyres quartzifères des environs d’Avallon ( en collabo¬

ration avec M. Douvillé) {id., t. Il, p. 189, 1874). k. De quelques caractères microscopiques des roches anciennes acides, consi- ' dérées dans leurs relations avec l’âge des éruptions {id,, t. III, p. 199;

5. Mémoire sur les divers modes de structure des roches éruptives, étudiées

au microscope au moyen de Annales des Mines, t. VIII,

p. 887, 1875, avec planches en photogravure. — Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, 8 novembre 1875).

6. Note sur les rochesporphyriques de Lugano (Bulletin de la Société géo¬

logique, t. IV, p. 3; 1875).

7. Roches éruptives granitoïdes, terrains porphyriques houiller et permien

de l’Autunois {id., t. IV, p. 729; 1876).

8. Note sur leKersanton {tï\ collaboration avecM. Douvillé) {id., t. V, p. 5i;

9. Observations sur l’origine des roches éruptives vitreuses et cristallines

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LXXXIII,

10. Mémoire sur la variolite de la Durance ( Bulletin de la Société géolo¬

gique, t. V, p. 282; 1877).

11 . Des différentes formes de sphérolites dans les roches éruptives {id,, t. V,

Mémoire sur les ophües des Pyrénées {id., t. VI, p. i

Sur le gisement de l’amphibolite à wernérite granulitique d’Odegaard près Bamle {id., t. I, p. 19; 1878).

Quelques observations au sujet des roches à fer natif d’Ovifak {id.^ t. I, p. 41; 1878).

Mémoire sur les porphyrites micacés du Morvan (Bulletin de la Société géologique, t. VII, p. 878; 1878).

Note sur les roches accompagnant le diamant dansH’Afrique australe (en collaboration avec M. Fouqué) (Bulletin de la Société de Minéralogie, t. II, p. 216; 1879).

Minéralogie micrographique, roches éruptives françaises collaboration avec M, Fouqué; Mémoires pour servir à Texplication de la Carte géologique détaillée de la France, p. 1 à 5oi, atlas de 55 planches;

(en collaboration avecM. Fouqué; Thèse inaugurale de M. Hermite; 1879).

rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. XC, p. iSgé; i884). î téphrite néphélinique de la vallée de la Jamma (Rayaume de

Choa) (id., t. CII, p. 48ii d

( > ) Ouvrage épuisé.

colla-

26 . Sur une roche anomale de la vallée d’Aepe {Basses-Pyrénées) (en

boration avec M. Jacquot, id., t. Cil, p. 523 ; 1886).

27 . Sur les roches recueillies dans les sondages opérés par le « Talisman » (en

collaboration avecM. Fouqué) (id., t. Cil, p. 793; 1886).

28 . Mémoire sur l'origine des terrains cristallins primitifs (Bulletin de la

Société géologique, t. XVI, p. io 3 ; 1887.- Congrès géologique international de Londres).

29 . Sur le granité à amphibole de Vaugneray, près Lyon (en collaboration

avecM. Lacroix) (Bulletin de la Société de Minéralogie, t. X, p. 27; .887).

30 . Sur un gisement français de mélaphyres à enstalite (Comptes rendus

des séances de l'Académie des Sciences, t. CVIII, p. 697 ; 1889).

31 . Sur l’existence d’une néphélinite à Rougiers (Var) (en collaboration

avec M. Collot) (id., t. CVIII, p. 1124; 1889).

32 . Structures et classification des roches éruptives (Paris, Baudry, p. i à gS;

33 . Existence du péridot microliligue dans les andésUes et les labradorites

de la chaîne des Pays (Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. CX, p. J007; 1890),

3 i. Contribution à l’étude du granité de Flamanville et des granités français en général (Bulletin n“ 36 des Services de la Carte géologique de France et des Topographies souterraines, p. 1 à 4 i, avec 5 photogravures; 1893).

Les études pétrographiques de M. Michel-Lévy comportent un grand nombre de monographies dans lesquelles l’auteur s’est astreint à des déterminations précises qui lui ont permis de reconnaître de nouveaux types de roches : gabbros à wernérite grenue, mélaphyres à microlites d’enstatite, andésites à micvolites de péridot, porphyrites à microlites d’albite, variolites à sphérolites d’oligoclase, etc.

On lui doit le premier Mémoire d’ensemble sur les structures des roches éruptives et la découverte des types de passage entre les granités les plus cristallins et les porphyres les plus vitreux. Plusieurs

des noms de structure, imaginés par l’auteur, ont été universellement acceptés.

La relation complexe qui existe entre les structures des roches, leurs conditions de gisement et leur âge géologique a conduit à la discussion approfondie des bases d’une classification rationnelle qui puisse être universellement adoptée.

La genèse du granité, son action sur les terrains voisins et l’origine des gneiss et des schistes cristallins ont fait l’objet de plusieurs Mémoires dans lesquels est démontrée l’intime connexion de ces divers problèmes qui se résument dans les conditions de fusion hydrothermique des magmas granitiques.

M. Michel-Lévy s’est d’abord attaché à définir avec précision les structures des roches, principalement caractérisées par le mode d’association des minéraux qui se consolident en dernier lieu dans le magma éruptif. Ces minéraux admettent, ou non, les produits cristallisés ou colloïdes de la silice, suivant le degré d’acidité de la roche.

Dans les roches acides, l’auteur a montré qu’il existait tous les passages entre les granités et les porphyres les plus vitreux, entre les roches à deux temps de consolidation peu distincts et celles dans lesquelles les facteurs de la cristallisation ont subi une modification brusque et profonde. Toutes les structures des roches acides sont caractérisées par les divers modes d’association des deux minéraux qui cristallisent en dernier lieu, orthose et quartz. La structure est granitique quand le quartz, sans forme propre, moule les autres éléments; gramditiqiæ quand il tend à prendre la forme bipyramidée à prisme très raccourci; pegmatoïde quand le quartz et l’orthose cristallisent simultanément en forme de pegmatite graphique. La microgranulile et la micropegmatite existent à profusion dans les pâtes les plus adélogènes de certains porphyres quartziferes. Le nom de micropegmatite a été universellement adopté par les pétrographes.

Certaines micropegmatites se disposent en étoilements de plus en

plus fins qui passent par gradations insensibles aux sphérolites des porphyres pétrosiliceux; l’auteur a trouvé la confirmation de ces passages dans une classe très nombreuse de porphyres, qui ont été dits à quartz globulaire, dans lesquels les sphérolites, bien que radiés et concrétionnés, sont imprégnés de quartz orienté dans une seule direction et s’éteignent comme ferait un cristal unique. Ces sphérolites forment bien la transition entre les micropegmatites à étoilements et les sphérolites à croix noire des porphyres plus vitreux.

Les roches basiques ne présentent pas d’aussi nombreuses structures que les roches acides; elles peuvent être grenues, ophitiques, microlitiques ou variolitiques. M. Michel-Lévy a donné des monographies détaillées des ophites, des porphyrites micacées etdesvariolites. Il a montré que les sphérolites des variolites sont composés de fibres d’oligoclase ; cette structure arborisée convient à des roches de contact, brusquement refroidies après arrêt complet du magma.

La composition des ophites, la transformation partielle de leur augite en diallage et en amphibole (ouralisation), enfin l’étude de leur structure ont fait l’objet d’un Mémoire détaillé; ce sont des diabases, dans lesquelles le pyroxène moule des lamelles feldspathiques semées au hasard, et cette structure témoigne tout à la fois d’un repos complet pendant la cristallisation de l’augite et d’une certaine rapidité de prise en masse; en fait, elle s’applique à des roches intrusives et à des roches de coulées épaisses. Le nom de structure ophitique a été universellement adopté.

IL — PaiNCiPES d’une classification des boches éruptives.

Dans un Mémoire étendu, M. Michel-Lévy a cherché à faire prévaloir l’idée qu’une classification des roches éruptives doit être uniquement basée sur les notions contingentes de structure et de composition minéralogique. Les facteurs de la cristallisation sont multiples : la composition chimique du magma, la température, son refroidissement plus ou moins brusque, les vapeurs et les gaz sous pression exercent une action complexe sur le résultat définitif. Ces facteurs sont peut-être en relation avec l’âge de la roche, et évidemment liés dans leur évolution à ses conditions de gisement; mais il n’est pas

possible de donner, de cette relation, une formule assez simple pour remplacer la notion de structure par celle de gisement. Ainsi, il y a des porphyres, des variolites, des ophites d'épanchement, de filons, de contact en profondeur, qu’on ne peut distinguer les uns des autres.

La composition minéralogique, qui sert en définitive à multiplier les subdivisions et à les rendre caractéristiques, doit être fixée avec une grande précision; car elle doit comprendre en elle-même une notion précise de la composition chimique; il est nécessaire que le nom de la roche en soit un reflet complet et fidèle. On doit donc protester contre l’importance exagérée attribuée aux grands cristaux, aux dépens des microlites (cristaux de petite taille, de dernière consolidation) plus difficiles à déterminer, mais souvent plus abondants par leur masse. Le nom deplagioclase. a été longtemps un écueil des nomenclatures pétrographiques. Il y a lieu d’espérer que, grâce aux nouveaux procédés de détermination précise auxquels il a été fait allusion dans la deuxième partie de cette notice, ces noms trop vagues disparaîtront définitivement.

Le mode de formation des roches eruptives et cristallines soulève un grand nombre dé questions, actuellement encore en litige; on verra plus loin que MM. Fouqué et Michel-Lévy ont considérablement augmenté le domaine de la fusion purement ignée et montré que les structures des roches basiques dépendent presque exclusivement de la composition chimique du magma ét des conditions du refroidissement.

Mais le domaine des fusions hydrothermiques sous pression du métamorphisme et, en général, de l’action des minéralisateurs, est encore en partie tributaire de l’observation. Les reproductions synthétiques, malgré leur nombre croissant et leur grand intérêt, n’y ont pas apporté la lumière complète des solutions définitives.

L’auteur s’est d’abord occupé de la relation qui peut exister entre la structure intime des roches acides et leur âge géologique. Il a établi que, conformément aux idées de Gruner, la série éruptive du Plateau central comporte successivement des granités, des granulites.

des microgranulites et des porphyres pétrosiliceux. Quelles que soient les causes de cette succession, qui s’applique ici à des roches carbonifères et permiennes, elle suppose une diminution d’activité des facteurs de la cristallisation dont 1 etude micrographique permet de préciser les dégradations successives.

Mais, dès 1874, M. Michel-Lévy annonçait que toutes lés structures des roches acides se reproduisent dans le même ordre, lors des éruptions tertiaires. Actuellement les récurrences se sont multipliées; les études de détail en Angleterre, dans le Harz, en Bretagne ont montré que chaque ensemble granitique présente des séries analogues, quel que soit l’âge de ses premières manifestations. Il s’agit donc d’une évolution du magma éruptif, à partir du moment où ce magma quitte les profondeurs infratelluriques; c’est, du moins, la conclusion à laquelle l’auteur s’est rangé dans son étude sur le granité de Flamanville.

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