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V. — Sur la mort des animaux inférieurs parla chaleur

(Soe. des sciences de Bordeaux, 1867; Soc. de biologie, 187Î, 1876.)

Animaux à sang froid (anguilles,grenouilles, limaces, sangsuesjtués en les maintenant quelques minutes dans un petit flacon introduit dans le rectum d’un chien : le milieu nécessaire à l’élément anatomique à sang chaud tue l’élément à sang froid.

Les actes intellectuels disparaissent d’abord, puis les actions réflexes, puis les contractions musculaires elles mouvements du cœur : les nerfs sensibles conservent les derniers leurs propriétés.

Les températures auxquelles périssent les animaux peuvent beaucoup varier suivant la lenteur ou la rapidité de la Iransition.

On peut tuer des poissons habitués à l’eau chaude (27“) en les transporlant immédiatement dans l’eau froide (12").

VI. — Sur les phénomènes et les causes de la mort des animaux ieau douce que ton plonge dans teau de mer.

J’étudie successivement :

1" La durée de la survie de différentes espèces; ses rapports dans la même espèce avec la taille et la température;

2“ Les phénomènes qui précèdent et accompagnent la mort;

3“ La question de l’accoutumance (un saumon meurt en quelques heures dans l’eau de mer) ;

4" Les substances de l’eau de mer auxquelles sont dus ces effets (c’est le sel marin, exclusivement);

5" Le mécanisme de la mort. Elleestdue aux phénomènes d’exosmose qui peuvent agir tantôt sur le corps tout entier (animaux nus et sans mucns), tantôt seulement sur l’épithélium des branchies (poissons).

Dans le premier cas, la mort arrive par dessiccation (il suffit de plonger une patte de grenouille dans l’eau de mer pour faire perdre à ranimall/4àl/3 de son poids); dans le second, par arrêt, avec apoplexies locales, de la circulation branchiale. Une anguille intacte vit indéfiniment dans l’eau de mer ; essuyée et dépouillée de mucus, elle meurt en quelques heures.

11 n’y a pas, comme croyait l’avoir établi un physiologiste distingué, d’empoisonnement par les sels de l’eau de mer.

VI bis. — Stir la mort dans teau douce des animaux marins.

C’est la réciproque des faits précédents.

Les branchies se boursouflent, se tuméfient; il y a arrêt de la cireulation branchiale et sortie de l’hémoglobine.

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