XXII. — Sur la contractilitépmlnumaire
Démonstration définitive de lapuissance contractile des poumons chez les m
fères, les tortues, les lézards, et de la partie antérieure du poumon des serpents. Les physiologistes étaient encore très-divisés sur ce point.
La contraction du poumon est sous la dépendance du nerf pneumogastrique. Chez les mammifères, le pneumogastrique perd son action sur le poumon du quatrième au sixième jour après sa section. La contractilité pulmonaire elle-même disparaît alors en quinze jours. Après quatre mois, elle n’est pas encore revenue. Cette disparition n’a aucune influence sur la constitution générale du poumon ni sur la santé de l’animal.
Un animal étant placé sous une cloche tubulée, et disposée de manière que les changements de volume de l’air intérieur puissent s’inscrire sur le cylindre enregistreur, on voit qu’à chaque inspiration le volume de l’air augmente, qu’à chaque expiration il diminue. Cela ne peut s’expliquer qu’en admettant que l’orifice de la glotte ne débite pas assez d’air pour satisfaire à l’appel inspiratoire et à l’expulsion expiratoire. 11 se fait donc, pendant la respiration ordinaire, de véritables modifications dans la pression intra-pulraonaire. Les tracés montrent que ces modifications s’exagèrent par les efforts. Conséquences pathogéniques.