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XII. — Composition de Voir des abéoks pulmonaires

Extraction directe, sur l’animal vivant, par un vide soudain. Fracture de toutes les côtes, expérience du crève-vessie. L’air contient, suivant le temps respiratoire, de 5 à 8 pour 100 d’acide carbonique, de 1 1 à ii d’oxygène. C’est en présence de 'celair vicié, et non d’air pur que se font les échanges gazeux de la respiration.

D bis. — Respiration (Asphyxie).

XIII. — Asphyxie dans tair confiné des vertébrés à respiration aérienne.

(Soc. pMlotmmque, 1869 ; Leeom, p. 507.)

Nombreuses expériences ; Les oiseaux laissent dans l’air où ils ont succombé de 2 à .5 pour 100 d’oxygène; les mammifères et surtout les rongeurs en laissent moins encore. Les reptiles, en été, épuisent beaucoup plus l’oxygène de l’atmosphère.

L’air des poumons d’un animal étranglé contient encore 1 à 2 ponr 100 d’oxygène.

Les animaux en état d’hibernation, les animaux nouveau-nés n’épuisent pas plusl’air d’oxygène que leurs semblables éveillés ou adultes.

La quantité centésimale d’acide carbonique varie de 11 à 17. Dans le poumon d’animal étranglé, elle s’abaisse à 6 on 7.

XIII bis. — Mort des vertébrés à respiration aérienne dans u> suroxygénée.

Nombreuses expériences: Quand la richesse en oxygène de l’atmosphère employée it suffisante pour éviter l’asphyxie par épuisement d’oxygène, les animaux à sang

chaud y meurent après avoir formé de 25 à 40 pour 100 d’acide carbonique; les reptiles, quand ils en ont formé de 15 à 18 pour 100 seulement.

Les reptiles redoutent donc beaucoup plus l’acide carbonique que les animaux à sang chaud. Remarques paléontologiques à ce sujet.

XIII ter. — Sur les convulsions des animaux asphyxies.

C’est un phénomène qui se présente ou qui manque, suivant que l’asphyxie est rapide ou lente; il n’a donc pas la valeur théorique qu’on lui a attribuée.

XIV. — Sur la cause intime de la mort par asphyxie dans tair confiné.

L’examen de la composition de l’air normal ou suroxygéné où meurent les animaux confinés montre que ;

l'Dans l’asphyxie des animaux à sang chaud, la privation d’oxygène est tout, l’acide carbonique ne jouant presque aucuu rôle ;

2* Dans celle des animaux à sang froid, au contraire, c’est l’acide carbonique qui amène la mort.

Ces conclusions ont été corroborées par l’étude du séjour dans l’air comprimé confiné, et par celle des gaz du sang pendant l’asphyxie.

XIV bis. — Etudes nouvelles sur l’asphyxie.

Ces recherches portent particulièrement sur l’analyse des gaz du sang à divers moments de l’asphyxie par strangulation, ou en vase clos, avec correspondance, dans ce dernier cas, avec la composition de l’air confiné.

J’y signale, entre autres, ce fait curieux, que dans les derniers moments de la vie, en vase clos, l'acide carbonique sort du sang pour se répandre dans l’air! Démonstration de cette vérité, que l’acide carbonique ne joue à peu près aucun rôle dans l’asphyxie.

XV. — Des mamniifères plongés dam teau attirent-ils le liquide par aspiration

dam leurs poumons ?

(Sec.pmm.lhique,im.)

Preuves multiples que l’eau pénètre dans les poumons. Réfutation des idées de Beau sur l’influence des nerfs de la cinquième paire ; division de la submersion en trois périodes : l’une pendant laquelle l’animal, ayant conscience de sa situation, volontairement \.a\A mouvement respiratoire; la seconde, pendant laquelle, la volonté ayant disparu, surviennent des mouvements respiratoires inconscients, qui amènent l’eau dans les poumons ; la troisième, pendant laquelle tout mouvement respiratoire a cessé, le cœur ballant encore. L’eau introduite dans les poumons s’y absorbe avec une rapidité extraordinaire. Dans le traitement des noyés, il convient d’insister, plus qu’on ne le fait depuis l’introduction dans la pratique de la respiration artificielle, sur les procédés (frictions, réchauffement) qui activent la circulation et hâtent l’absorption de l’eau entrée dans le poumon.

XVI. — Résistance à C asphyxie par submersion de diverses espèces dlanimaux

à sang chaud.

Énumération d’expériences faites sur une trentaine d’espèces. Parmi les oiseaux, les canards se placent au premier rang pour la résistance (7 à 16'), puis les râles (4'), et ensuite les grèbes (2 à 3% qui paraissent, cependant, si bien organisés pour l’acte du plonger.

Un phoque (à jeun depuis 15 jours), a lutté pendant 15'; dernier battement de cœur à 28'.

Dans un même groupe zoologique très-étroit, la résistance est en rapport avec la taille. Une alouette meurt en 45', un roitelet en 20'; un canard domestique en 11' 17" (moyenne), une sarcelle en 7' 15".

XVI bis. — Sur les animaux plongeurs ; comparaison du canard au poulet.

La faculté de plonger avait été expliquée exclusivement par des mécanismes anatomiques (réservoirs veineux, compression de l’aorte ou de la carotide, etc.).

La comparaison du canard (résistance moyenne à l’asphyxie par submersion, 11' 17"), au poulet (résistance moyenne, 3' 30") m’a montré que :

1° Les mécanismes circulatoires sont hors de cause ;

2" La richesse en oxygène du sang artériel est peu difïérente ;

3° La persistance des propriétés vitales après la mort est plus grande pour les centres'nerveux chez le canard, moindre pour les muscles;

4° La respiration du tissu musculaire est sensiblement égale;

5" La quantité de sang est beaucoup plus forte chez le canard que chez le

C’est à cette grande richesse en sang du canard, au magasin d’oxygène qu’il contient, que j'attribue sa résistance à la submersion. En enlevant à un canard environ la moitié de son sang, il se noie à peu près dans le môme temps qu’un poulet.

Cette grande quantité de sang a été signalée chez tous les plongeurs (phoque, cétacés, etc.). Les dispositions anatomiques sur lesquelles on a beaucoup insisté ne semblent jouer qu’un rôle de perfectionnement, et l’expérimentation n’a rien donné sur leur valeur.

XVI ter. — Comparaison nouvelle entre le canard et le poulet.

(Soc. de biolooie, t878.)

En appliquant h cette comparaison les méthodes récemment inventées par M. Gréhant et M. Jolyet, on voit :

I” Que la quantité de sang est chez le canard beaucoup plus considérable que chez le poulet (vériQcation des anciennes expériences).

2" Qu’en outre le sang du canard absorbe un peu plus d’oxygène que celui du poulet.

3" Que la capacité pulmonaire du canard est très-supérieure à celle du poulet, ce qui doit jouer encore un grand rôle dans la résistance à l’asphyxie.

XVI rjiiater. — Quantité d’oxygène contenu dans le sang d’un marsouin et dans celui dun chien.

{Soci rffi biologie, 1878.)

On saigne ces animaux à blanc, on lave les tissus; puis, on détermine la quantité de sang contenue dans chacun d’eux, et la quantité d’oxygène que ce sang est capable d’absorber.

On trouve ainsi que par unité de poids (défalcation faite de la peau et du lard), le marsouin a à sa disposition beaucoup plus d’oxygène que le chien.

XVII. — Sur la raison pour laquelle certains poissons ornent plus longtemps â l'air que certairu autres.

Expériences montrant qu’il ne sufBt pas, pour expliquer ces faits, d’invoquer, ainsi qu’on le fait toujours, des raisons purement anatomiques, comme la largeur différente des ouvertures operculaires, etc., par exemple. L’ablation des opercules ne modifie pas la durée de la vie dans le sens qu’indiquerait la théorie généralement

L’étude des différences entre les propriétés des tissus des divers poissons permet seule de résoudre la question. Les tissus musculaires et nerveux de ceux qui résistent à cette sorte d’asphyxie dans l’air conservent très-longtemps après la mort de l’animal leurs propriétés vitales.

XVIII. — Sur le « problème de Harvey », c’est-à-dire la résistance à l’asphyxie des animaxix à sang chaud nouveau-nés.

Expériences constatant une fois de plus celte résistance, l’étendant à certains oiseaux, et montrant entre autres faits nouveaux qu’elle diminue quand la température augmente.

Preuves qu’elle n’est pas due, comme on l'enseignait partout, à la persistance des voies circulatoires fœtales. En effet :

1“ On observe, chez les rats âgés de quelques jours, un moment où ces voies sont oblitérées et où les jeunes animaux résistent encore longtemps à l’asphyxie.

2“ Chez .un canard qui vient d’éclore, ces voies sont encore perméables, et cependant la mort par asphyxie survient beaucoup plus vite (!' 1 /2) que chez les adultes.

Elle s’explique par la persistance après la mort des propriétés vitales de leurs éléments anatomiques {nervosité, contractilité, etc.), par la faibleconsommation d’oxygène de leurs tissus, et par suite, probablement, par la composition chimique de

B ter. — Respiration (Mécanismes).

On enseigne partout que le nombre des mouvements respiratoires est en raison inverse de la taille des animaux. Mes observations montrent que cela n’est vrai que dans un même groupe naturel(chats, cerfs, etc.). Pour les animaux de groupes différents, il n’y a nul rapport entre la taille et la respiration.

Ainsi, à taille égale, les mammifères herbivores respirent plus fréquemment que les carnivores, les oiseaux beaucoup moins fréquemment que les mammifères. Le minimum du nombre des mouvements respiratoires (2 h 3 par minute) a été présenté par le casoar de la Nouvelle-Hollande.

Mêmes conséquences pour les animaux à sang froid. Chez ceux-ci, ceux dont les tissus conservent te plus longtemps après la mort leurs propriétés vitales sont ceux qui respirent le moins souvent.

XX. — Sur la capacité pulmonaire de divers vertébrés à sang chaud.

{Ums, p. 404-l(Hi.)

Le lapin, à taille égale, a une capacité pulmonaire moindre que le chat, etc.

XXL — Influences de certaines conditions sur le rhythme respiratoire.

Elles ont été étudiées au moyen de la méthode graphique.

1“ Obstacles à la libre circulation de l’air dans les poumons.

2* Poisons divers (curare, strychnine, chloroforme, acide phénique, digitale). 3“ Asphyxie.

4” Hémorrhagie mortelle.

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