‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 17 sur 41 · Épidémie de trichinose d’Emersleben ( Allemagne · texte numérisé non relu

Épidémie de trichinose d’Emersleben ( Allemagne

(Septembre, octobre et décembre i883, par P. Brouardel et S. Grancher, Annales d'hygiène , 1884.)

Les pouvoirs publics étaient préoccupés des dangers que l’ingestion de la viande de porc trichinée pouvaient faire courir à. la santé publique. Us nous chargèrent d’aller à Emersleben étudier une épidémie de trichinose qui venait d’y éclater. Tous les malades avaient mangé de la viande de porc crue. Nous avons pu conclure de nos recherches :

« 1 “ Ainsi que l’ont toujours affirmé le Comité consultatif d’hygiène et les divers savants qui se sont occupés de la question, la cuisson de la viande de porc assure au consommateur une immunité absolue ;

» V Le temps qui s’écoule entre le moment où un porc trichiné est abattu et celui où sa viande est ingérée a une influence notable sur l’intensité des accidents qui peuvent résulter de sa consommation. Plus cette durée s’allonge, plus les accidents perdent de leur gravité. A Emersleben, le même hachis trichineux a déterminé la mort de 33 p. 100 de ceux qui en ont mangé le lendemain de la mort de l’animal ; six jours plus tard aucun des consommateurs n’a eu d’accidents mortels;

» 3” La recherche de la trichine dans la viande de porc, facile quand l’animal est entier, probante quand elle est pratiquée par des micrographes compétents, devient .longue, difficile, et peut rester infructueuse même pratiquée par ces micrographes, lorsqu’il ne

leur est plus possible d’aller chercher la trichine dans ses lieux d’élection. Mais, nousle répétons, cette recherche est inutile lorsque les habitudes des consommateurs assurent à ceux-ci, par la cuisson de la viande, une sécurité absolue.

» 4° Enfin, l’étude de cette épidémie nous a convaincus que nous ne nous étions jamais trouvés en France en présence de malades gravement atteints de trichinose. »

Le 26 mars 1884, M. Paul Bert venait combattre ces conclusions devant la Société de médecine publique.

Après une longue discussion, la Société vota, malgré l’opposition de mon éminent collègue, que 1 introduction de viande de porc sur pied ou fraîche pouvant contenir des trichines présente des dangers, mais que l’introduction en France des viandes salées d’Amérique du type fully cured n’offre aucun danger.

7. — Rapport sur les essais de vaccination cholérique entrepris en Espagne, par M. le D' Ferran.

(Par MM. Brouardel, Charrin et Albarran, Annales d'hygiène , 188S.)

Relation de la mission que nous avait confiée M. le ministre du commerce. La critique des procédés de M. Ferran n’a pas été possible par ce qu’il a refusé de nous livrer son « secret ». Les résultats que nous avons pu constater ont été absolument nuis.

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