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La morve et le farcin chez l’homme

(Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, 1876.)

Cet article fait suite à celui de M. Bouley (Morve et farcin chez les animaux). La partie symptomatique est empruntée aux publications de MM. Rayer, Tardieu, Bérard ; car depuis ces travaux la morve est devenue très rare chez l'homme. Pour l’anatomie pathologique, nous avons utilisé les publications de Cornil et Ranvier, Kelsch et J. Renault, qui a fait des recherches personnelles pour cet article.

Nous avons tenu à signaler l’importance des altérations du sang ; les globules rouges deviennent visqueux, comme M. Gubler l’a noté

dans la variole hémorrhagique; les globules blancs augmentent dans une proportion telle qu’ils atteindraient 1 pour 6 rouges (Christot et Kierner). Ces caractères rapprochent une série de maladies purulentes, et sont intéressants à étudier, surtout lorsque l’on se rappelle la façon dont se font les abcès dans la morve : dépôt de pus presque sans réaction locale.

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