Sur un cas de momification d’un cadavre. — Application
médico-légale.
(Académie de médecine, 1S juin 1886.)
En 1855, le D' Bergeret (d’Arbois) avait signalé la présence de nymphes et de larves d’insectes dans un cadavre d’enfant nouveauné, et il avait pu déclarer que la naissance datait de deux ans.
En 1878, chargé d’une affaire analogue, je priai M. Mégnin de m’aider il faire cette étude. Depuis lors, notamment dans l’affaire de Villemonble (Euphrasie Mercier), M. Mégnin a fait une dizaine d’enquêtes analogues et a pu déduire de la succession des insectes des données précises permettant de déterminer l’époque de la mort. L’enquête a établi dans les différents cas l’exactitude des déductions tirées par M. Mégnin de ces recherches.