De l'antagonisme de la morphine et de tatropine
(Par Brouardel et E. Boulmy, Annales d'hygiène, 1881.)
Études provoquées par une question de responsabilité médicale, Un pharmacien avait donné dans un lavement 8 grammes de laudanum au lieu de 8 gouttes. Le médecin appelé avait fait deux injections d’atropine, l’une de un centigramme et demi, l’autre de un centigramme. A laquelle de ces deux intoxications avait succombé le malade ?
Discussion sur le prétendu antagonisme de ces deux substances.
10. — Affaire Pel. — Accusation d'empoisonnement. Relation médico-légale.
(Par P. Brouardel et L. Lliole, Annales d’hygiène, 1886.)
Cette affaire a fait grand bruit, surtout parce que Pel était accusé d'avoir fait disparaître le cadavre d’une femme en brûlant les fragments dans un poêle particulier.
Avec M. Lliote, nous avons établi que la chose était possible.
\ i. — Intoxication par le chlorate de potasse. — Mort de quatre enfants. — Exercice illégal de la médecine et de la pharmacie.
(Par P. Brouardel et L. Lhote, Annales d'hygiène, 1881.)
La supérieure- des sœurs d’Envaux donnait comme remède aux enfants qui avaient mal iila gorge, un remède contenant 15 grammes de chlorate de potasse pour 360 grammes d’infusion de tilleul ; quatre enfants succombèrent, trois en moins de douze heures, un le quatrième jour. Nous avons établi que le chlorate de potasse que l’on prescrit comme un remède banal est toxique pour l’adulte à 35 ou 40 grammes et à une dose dix fois moindre pour un enfant de deux à trois ans.
12. — Note sur quelques-uns des symptômes de ïintoxication arsénicale aiguë et chronique, sur les modes et la durée de [élimination hors du J I i de [arsenic et de ses composés.
Affaire Pastré-Beaussier. —Accusation dintoxications multiples par [arsenic. — Acquittement.
(Par Brouardel et G. Pouchet, Annales d'hygiène, 1889.)
Nous avions été chargés, M. Pouchet et moi, de faire une enquête sur une maison du Havre que l’on considérait comme insalubre. Nous avons établi qu’il y avait eu trois morts à la suite d’intoxication arsénicale et douze malades par intoxication lente.
J’ai, à cette occasion, décrit les symptômes de l’empoisonnement arsénical lent en m’aidant des documents que j’avais été recueillir sur place à Hyères, lors de l’affaire des vins arsénicaux de M. Villeneuve.
J’ai distingué quatre groupes d’accidents se succédant régulière-
1“ Troubles digestifs ;
2° Catarrhe laryngo-bronehique et éruptions cutanées :
3" Troubles de la sensibilité (période acrodynique);
4° Paralysies.
Pour reconnaître l’intoxication pendant la vie, j’ai signalé que l'on avait retrouvé de l’arsenic dans les urines quarante jours après la cessation de l’usage des médicaments; 40 et 100 grammes de cheveux nous avaient donné un ou deux milligrammes d'ar-
Alors que l’on ne trouve plus d’arsenic dans aucun des viscères, on en retrouve de notables quantités dans les os, surtout les os spon-
13. — Empoisonnement par I arsenic. — Un enfant à la mamelle peut-il être intoxiqué par le lait de sa nourrice lorsque celle-ci prend une préparation arsénicale ?
(Par Brouardel et Gabriel Pouchet, Soc. de mèd. là g.de, 11 mai 183a ;
Annales d'hygiène , 1883.)
Un homme était accusé d’avoir voulu empoisonner sa femme. Celle-ci avait été malade, mais avait guéri, l’enfant âgé de deux mois était mort. Nous avions retrouvé 3 milligrammes d’arsenic par l'analyse chimique.
Nous avons constaté que des nourrices à qui on administrait 12 gouttes de liqueur de Fowler par jour, donnaient un lait dans lequel on trouvait un milligramme d’arsenic pour 100 grammes de lait. Nous avons fait des expériences sur les animaux et nous avons obtenu les mêmes résultats.
L’arsenic s’élimine donc par le lait, c’est un fait important, surtout en thérapeutique.
U. — De la détermination de l'époque de la mort d'un nouveau-né, faite à l'aide de la présence des avares et des chenilles d’aglosses dans un cadavre momifié.
[Annales d'hygüne, 1879.)