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III. PATHOLOGIE, CLINIQUE ET THÉRAPEUTIQUE

1, j De la tuberculisation des organes génitaux de la femme.

Cette thèse, envoyée à l'Institut pour le concours du Prix Godard (1886), a obtenu une mention honorable.

Le rapporteur, M. le professeur Velpeau, l’a appréciée ainsi :

« Un outre travail important a été mis sous les yeux de la Commission par M. le docteur Brouardel : c'est un mémoire bien fait et fort intéressant sur les affections tuberculeuses des organes génitaux de la femme. Sans être absolument original, puisque ses éléments se trouvent éparpillés dans les annales de la science, et M. Namias (de Venise), en particulier, a déjà publié d’assez importantes observations sur le même sujet, cet ouvrage aurait peutêtre été digne du prix sans l'œuvre tout à fait originale et complète de M. Hélie.

» La Commission, dès lors, regrette de ne pouvoir accorder à M. Brouardel qu’une mention honorable. » (Académie des sciences: Concours de Vannée 1865, séance publique annuelle, page 88.)

2. — Lésions du rocher (carie, nécrose) et des complications qui en sont la conséquence.

(Bulletin de la Société anatomique , 1866, p. 212.)

Mémoire basé sur 80 observations et destiné à montrer la marche des accidents, leur succession. Les modifications de l’ouïe

sont d'ordinaire étudiées par des spécialistes, et les complications qui surviennent sont soignées par le médecin ordinaire : de là une lacune dans nos connaissances sur les liens qui unissent les lésions osseuses du rocher et leurs conséquences. Les accidents que nous avons signalés et décrits avec observations à l'appui sont : des abcès périphériques fusant quelquefois derrière le pharynx ; la gangrène de l’oreille et des parties voisines ; la perforation de la carotide interne; la perforation des sinus; la thrombose des sinus; les altérations de l'ouïe, du goût; la paralysie du nerf facial ; les lésions des méninges, méningite localisée et générale, quelquefois méningite cérébro-spinale; le ramollissement du cerveau et du cervelet ; les abcès du cerveau et du cervelet, etc.

Ces diverses questions ont souvent été, dans la Société anatomique, l’objet de discussions auxquelles nous avons pris part. (Voyez 1866, p. 90; 1867, p. 585; 1868, p. 48: Rareté de la paralysie du sens du goût dans la carie du rocher; 1870, p. 368 : Pathogénie des abcès du cerveau.)

3. — Note sur la pneumonie interstitielle qui accompagne la pleurésie, et les indications qui en ressortent au point de vue de la thoracentèse.

(Société médicale 'd($ hôpitaux , 1872,-p. 167.)

Tentative pour déterminer l’époque à laquelle les fausses membranes qui encapuchonnent le poumon sont devenues trop épaisses pour permettre au poumon de se dilater et de venir après la thoracentèse s’accoler à la plèvre pariétale. Cette époque paraît être vers la troisième semaine.

Une observation prouve qu’en même temps il peut se faire dans le parenchyme pulmonaire une inflammation interstitielle qui rend le déplissement du poumon encore plus difficile. C’est ce travail qui, plus étendu, aboutit plus tard à la cirrhose du poumon, aux dilatations bronchiques (presque toujours précédées de pleurésie, Barth), par suite de la faculté de rétraction que possèdent tous les tissus inodulaires.

Si l’on pratique la thorac'entèse tardivement, lorsque le poumon ne peut plus se dilater, si l’on vide la poitrine avec les appareils aspirateurs, le poumon tend à revenir sur lui-même, et cette rétraction favorise la reproduction du liquide dans la plèvre.

La conséquence est celle-ci : les thoracentèses liâtivos sont beaucoup moins suivies de reproduction de l’épanchement que celles que l’on pratique après la fin de la troisième semaine.

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