‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 1 sur 4 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

BeoheroUes sur la localisation des alcaloïdes

Recherches sur la localisation de l'anagyrine et de la cytlsine [Bull. Soc. bol. France, XLII, 1805, p. 428-432).

Recherches sur la localisation de l'anagyrine et de la cytisine (Thèse pharmacie,Tl'-classe de l'Ecole supériemede Pharmacie de Paris, 1895, 62p., 6 pl.)

L'Atiagyrc et le Faux-Ebénier sont connus depuis longtemps pour leurs propriétés vénéneuses, mais ce n’est qu’en 1865 que fut découverte la cytisine dans lés graines du Cylisus Laburnum 1-., et en 1885 seulement que l’anagyrine fut retirée des graines de VAnagijns fœlida L.

Jusqu’en 1893, aucun travail n’ayant été publié sur la localisation de l’anaffvi'ine et la localisation de la cyÜBinc n’ayant été étudiée que dans Ir.

cortical s’cn trouvant encore largement pourvues. Cette remarque, déjà signalée pour la racine, s’applique donc également à la tige.

Dans la feuille, l’alcaloïde se localise surtout dans les cellules épidermiques et dans le parenchyme de la nervure médiane.

Suivant les espèces, l’alcalo’ide abonde plus ou moins dans les diverses parties de la fleur.

L’alcaloïde existe en grande quantité dans la feuille carpellaire. A un état de maturation assez avancé de la gousse, on.n’en trouve plus que dans l’épicarpe, et, dans le mésocarpe, il vient s’accumuler autour des faisceaux se rendant à l'ovule.

Dans la graine incomplètement développée, l'alcaloïde existe dans le tégument, mais c’est dans l’albumen que les réactions sont le plus marquées. Lorsque la graine est mûre, la cytisine ne se rencontre plus que dans l’embryon ; elle se concentre, en particulier, dans l’épiderme et les assises sous-jacentes des cotylédons. C’est en eux que vient s’accumuler, en définitive, la plus grande partie de l’alcaloïde répandu dans toute la plante pendant la végétation.

Baptisia austoalis R. Bn. — Dans la tige, ralcaloïde est abondant dans l’épiderme, le parenchyme cortical, le liber et les rayons médullaires.

La feuille, le fruit et l’ovule m’ont également donné la réaction d’un alcaloïde.

Thkhmopsis. — J’ai constaté l’existence d’un alcaloïde dans la tige et la feuille des T. labacea DC. et T. lanceolata R. Br. Un corps de oette nature n'avait pas encore été signalé chez ces plantes, où on le trouve en très grande abondance.

Confirmées par divers auteurs, les observations que j’ai faites, non seulement sur la localisation proprement dite de l’anagyrine et de la cytisine, mais aussi sur la migration de ces alcaloïdes au cours de la végétation, ne sont pas dépourvues d'intérêt, par le tait qu’elles permettent d’éclairer la question si captivante du rûle des alcaloïdes dans le règne végétal.

CHA.WTRE JI

Travaux iur le développement et la etruoture du fruit et de la graine, l'évolution de l'anthère et la formation du pollen.

Page 1