ENTOMOLOGIQUE DE PAIIIS EN
Pendant l’année 1894, un grand nombre d’envois relatifs aux dégâts
exercés par les larves de Diptères sur les céréales furent faits à la "Station entomologique de Paris.
L’auteur rapporte les observations qu’il a pu faire sur leur biologie et sur les dégâts qui ont été exercés par les Cécidomyies, par les Oscinies, les Chlorops, et par la Camarota flavitarsis dont le mode de vie était encore inconnu.
SUR UNE INVASION b’HELIÛPHOBUS {NEURONIA) POPVLARIS
Le 23 mai 1894, l’auteur signala à l’attention de la Société entomologique de France les ravages sans précédents que la chenille de VHeliophobus popularis exerçait dans certaines prairies du Nord de la France, et peu de temps après, il fut, à l’occasion de ce nouveau fléau, chargé par M. le Ministre de l’Agriculture d’une mission dans le département du Nord. « La région envahie était située sur la limite des départements du Nord et de l’Aisne. Les chenilles s’avançaient de front, sous forme de cordons se déroulant sur une longueur de 80 â 100 mètres. La largeur de la bande grouillante était en moyenne de 1 mètre à 1 mètre 50, sans compter les nombreuses chenilles qui restaient en arrière du gros de l’armée sur un espace assez considérable, sans compter celles qui, plus alertes et plus vives, avaient pris les devants et semblaient cheminer en éclaireurs. La zone qui suivait immédiatement le front de la bande était la plus dense. Là, sur une largeur de 15 à 20 centimètres, c’était un grouillement inexprimable, surtout lorsque le soleil venait exciter de ses rayons l’allure de la horde rampante. Le nombre des chenilles était alors si considérable qu’elles chevauchaient souvent les unes sur les autres... Toute la partie de la prairie se trouvant derrière le cordon était rasée et présentait l’aspect d’un champ brûlé par une sécheresse persistante. De
là résulte que chaque cordon d’invasion se traduisait de loin par une ligne de partage bien tranchée entre la prairie verte qui se trouvait au-devant de lui et la prairie dévastée et rousse qu’il laissait der-
Le moyen de destruction qui se montra le plus eflicace consista à creuser des fossés à 4 ou 5 mètres de la ligne d’invasion; ces fossés devaient avoir 15 à 20 centimètres de profondeur sur 15 centimètres de large et présenter des parois verticales. Les chenilles arrivées au fossé s’y précipitaient et s’y entassaient; il devenait alors facile de les détruire par une application de chaux vive.
l’entomologie appliquée en EUROPE (N" 35)
Le mémoire portant ce titre est un travail d’ensemble destiné à faire connaître l’état actuel de l’Entomologie appliquée en Europe.
L’auteur étant en relation avec tous les principaux savants s’occupant d’Eutomologie appliquée en Europe a fait une enquête auprès d’eux pour avoir des renseignements sur l’organisation des services touchant cette science dans leur pays et il publie les informations qu’il a pu recueillir ainsi que les documents que la bibliographie a pu lui fournir sur le même sujet.
La Hollande, l’Italie, la Russie, la Hongrie sont les pays dont l’organisation à cet égard est la plus complète, bien qu’elle soit encore loin d’être comparable à celle des Etats-Unis.
Dans chaque pays, l’auteur étudie d’abord l’organisaiion de la Station entomologique d’État et des divers services qui peuvent y être annexés. Il passe ensuite en revue tous les établissements où l’Ento-
8“ Les Coccinellides nuisibles.
{Revue dee Scienees «aturelles appliquées, 20 mars 1895).
9” VAspidiolus pernicioms et les espèces indigènes voisines (communication faite à la Société Nationale d’Acclimatation le 27 mai 1898).
10“ Nombreux articles dans les journaux agricoles.