THERMOCHIMIE
Recherches sur les quantités de chaleur dégagée dans les actions chimiques et moléculaires.
(En commun avec M. J.-T. Silbermann.)
( Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, tome XVIII, page 695 ; tome XX, 1565 et 1,34 ; tome XXI, page 944 ; tome XXII, pages483,8a3 et 1140 ; tome XXIII, 199 et 411; tome XXIV, page 1081 ; tome XXVI, page 5 9 5; tome XXVII, 56, III, i58 et 362; tome XXVIII, page 627, et tome XXIX, page 44 9 .)
ravaux ont été l’objet de dix-sept communications à l’Académie des is. Le Mémoire qui les renferme avec d’autres travaux qui étaient restés inédits, a été publié dans les Annales de Chimie et de Physique, t. XXXIV, p. 357, t. XXXVI, p. 5 , et t. XXXVII, p. 4 o 5 . Ce Mémoire a valu aux auteurs un encouragement de l’Académie des Sciences.
Pour analyser ce travail qui comprend un champ d’exploration étendu, nous le diviserons de la manière suivante (1).
(1) Voyez
Recherches sur la chaleur de combustion d un grand non corps simples et composés.
(Annales de Chimie et de Physique, tome XXXIV, page 357.)
2 . Recherches sur la chaleur mise en jeu dans divers phénomènes de ségrégation chimique.
(Annales de Chimie et de Physique, tome XXXVI, page 5.)
Cette partie comprend l’exposé des recherches sur la combustion du charbon dans le protoxyde d’azote.
Ainsi que Dulong l’avait annoncé, le charbon brûlant dans le protoxyde d’azote dégage plus de chaleur qu’en brûlant dans l’oxygène pur. Les auteurs ont été conduits à déterminer la chaleur qui accompagne la dissociation des éléments du protoxyde d’azote lorsqu’on le soumet à une température très-élevée. Ils ont signalé les premiers le mode de décomposition de ce corps bien différent de celui qu’on admettait jusqu’alors.
Le bioxyde d’azote et l’acide hypoazotique qui jouent dans beaucoup de cas le rôle de radicaux, résistent, au contraire, à la décomposition à une température qui détruit le protoxyde d’àzote. Le fait est hors de doute pour le bioxyde; quant à l’acide hypoazotique, qui n’est pas non plus décomposé en azote et oxygène, on ne saurait décider si, à la température la plus élevée qu’il a supportée, il ne s’est pas sciridé en bioxyde d’azote et oxygène, corps qui ont dit nécessairement s’unir quand la température s’est abaissée. Le dégagement de chaleur qui accompagne la décomposition de l’eau oxygénée, déjà signalé par Thénard, a été mesuré au calorimètre,
Les auteurs présentent quelques considérations relatives à l’état spécial des corps que les chimistes appellent l’étal naissant pour expliquer l’anomalie apparente que présente le dégagement de chaleur qui accompagne certaines décompositions chimiques.
A la suite de quelques nouvelles déterminations, on trouve également dans cette partie, du Mémoire l’évaluation des quantités de chaleur mises en jeu dans quelques modifications des corps par dimorphisme, par exemple dans la transformation de l’arragonite en chaux carbonatée rhomboédrique.