‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 3 sur 7 · Recherches sur ïéquivalent mécanique de la chaleur · texte numérisé non relu

Recherches sur ïéquivalent mécanique de la chaleur

( Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, tome XLVI, page 337.)

Pour contrôler les résultats précédents et restituer au calorimètre la chaleur dépensée, j’ai mesuré la chaleur dégagée par l’action d’un frein (construit ad hoc) placé dans le calorimètre et faisant équilibre au travail développé par la chute d’un poids.

21. Recherches thermochimiques sur les courants hydro-électriques (IV e Partie).

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, tome XLVI, page 658.)

Frappé de la faible quantité de travail fourni par la machine électromagnétique, relativement à la quantité de chaleur dépensée, j’ai cherché à me rendre compte de la part à faire à chacune des résistances inhérentes à l’emploi des machines employées jusqu’ici. Je démontre que la plus grande part des résistances doit être attribuée à la production des étincelles à l’interrupteur, au développement des extra-courants et au fait même de l’aimantation.

hes expériences consignées dans ce Mémoire m’ont conduit à comparer la chaleur produite par l'action chimique de la pile avec les quantités de chaleur correspondant aux résistances offertes par la totalité du circuit et calculées d’après la formule connue. Je me suis aperçu alors que ces deux quantités n’étaient pas égales et que pour rétablir l’égalité il fallait augmenter de | environ le nombre correspondant à la totalité des résistances du circuit. Cette quantité reste confinée dans le calorimètre et s’ajoute à l’effet de la résistance calculée pour la pile.

Il est donc évident qu’une partie de la chaleur développée par l’action chimique ne passe pas dans le circuit et ne peut pas concourir à la production d’un travail utile du courant; on doit compter par conséquent une résistance de plus s’ajoutant aux résistances de natures diverses dont l’effet a été évalué. ,

Je poursuis en ce moment des recherches qui, je l’espère, pourront jeter quelque jour sur ce phénomène qui paraît dépendre d’actions chimiques consécutives de l’électrolyse et qui me semble susceptible d’éclairer la théorie de Davy relative à la constitution des acides.

22. Recherches thermochimiques sur les courants hydro-électriques (V" Partie).

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, tome XLV1I, page 599.)

Ces recherches ont eu pour but de déterminer avec toute la précision possible la valeur du nouveau travail qui se produit dans le liquide de la pile et dont l’existence avait été constatée dans le Mémoire précédent. Ces résultats, qui avaient d’abord soulevé des objections de la part de M. de la Rive, ont depuis obtenu son adhésion sans réserve.

25. Recherches thèrmochimiques sur les courants hydro-électriques (VI e Partie).

(En commun avec M. Laurent.)

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, tome L, page 65i. — Bibliothèque universelle de Genève, 1862.)

Ce Mémoire traite de l’influence des courants induits sur l’intensité des courants discontinus et sur le rôle que jouent les premiers dans les machines électromagnétiques. Les auteurs se sont appliqués à rechercher les moyens de diminuer les résistances dues à la production de courants induits dans le fil inducteur des bobines des machines électromagnétiques. Des expériences nombreuses et qui s’accordent avec celles de M. Matteucci ont démontré qu’en diminuant l’extra-courant, on augmente à la vérité l’intensité du courant inducteur, mais qu’on diminue considérablement l’aimantation.

Ces expériences mettent donc en évidence un vice inhérent au système actuel des machines électromagnétiques, puisqu’il semble que la partie du circuit qui aimante doit opposer une certaine résistance pour produire la réaction nécessaire à l’aimantation. C’est un sujet dont je m’occupe en ce

On trouve dans ce même Mémoire une série d’expériences sur la résistance opposée par un électro-aimant au passage du courant discontinu, suivant la nature et la forme des pièces de fer ou d’acier qui s’aimantent.

Ce Mémoire sera complété par une étude de l’influence des courants in-

Page 1