‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 3 sur 9 · I. — Espèces minérales nouvelles · texte numérisé non relu

I. — Espèces minérales nouvelles

J’ai étudié en >889 et 1890, puis, de nouveau, en 1899, un minéral feuilleté, que j’ai appelé leverrièrite , et qui est très abondant dans certains schistes et grès du terrain houiller. Il s’y présente sous la forme de prismes tordus, que l’on avait pris autrefois pour des organismes et décrits sous le nom de bacillarites. L’étude de la composition chimique de la leverriérite [68] (*) m’a conduit, en dernière analyse, à ranger ce minéral dans la famille des micas. C’est un mica à eau et potasse, ayant la même formule que la muscovite, mais différant de lamuscovitepar ses propriétés optiques, et parce qu’il contient beaucoup d’eau et très peu de potasse, au lieu que la muscovite contient beaucoup de potasse et très peu d’eau. Dans les grès et schistes houiliers, la levérrierite s’est développée in situ, sans doute par des actions hydro-thermales.

( 1 ) Les nombres entre crochets indiquent .le renvoi aux numéros correspondants dé la liste

En 1891, j’ai fait connaître [18] un minéral microscopique des schistes métamorphiques des Alpes, que j’ai appelé provisoirement zoïsite sans dispersion. Depuis lors [64], j’ai pu isoler ce minéral. C’est une variété de zoïsite, différant de la zoïsite classique par ses propriétés optiques, et se mélangeant à celle-ci de façon curieuse. J’ai donné à la nouvelle variété le nom de zoïsite p, en appelant zoïsite a. le minéral classique, décrit jadis par Des Cloizeaux.

J’ai extrait de sables stannifères, provenant du lavage des kaolins du département de l’Ailier, un minéral jaune, de forte densité, assez bien cristallise en octaèdres réguliers. C’est un tantalorniobale de fer, manganèse et métaux alcalins, nettement différent de la tantalite. Je l’ai appelé néolantalite [88].

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