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IV. — Observations minéralogiques dans les roches

Au cours de mes travaux de pétrographie, j'ai eu de très nombreuses occasions d observer des particularités minéralogiques, plus ou moins intéressantes, qui sont mentionnées dans divers Mémoires. Je ne puis rappeler ici que les plus importantes.

En collaboration avec M. Michel-Lévy [5], j’ai décrit une curieuse association d’andalousite et de sillimanite à axes parallèles, dans un gneiss à cordiérite du Mont^Pilat.

J’ai signalé [uJ l’existence de l'ægyrine dans certains phonolites du Velay. M. Boule a décrit, après moi, d’autres phonolites de la même région renfermant ce même minéral.

Lés argiles de Saint-Pierre-Eynac contiennent* au voisinage du phonolite, divers minéraux de métamorphisme, parmi lesquels le pyroxène, l’amphibole et le pléonaste [12].

Dans le terrain houiller de Saint-Étienne, à Mon[raynaud, j’ai décrit [17] des filons d’orthose et de quartz, où ces deux minéraux forment des zones parallèles aux épontes, tout comme les minerais métalliques dans les filons métallifères.'

Le Permien et le Trias du massif de la Vanoise, dont j’ai fait connaître [18 ] l’intense métamorphisme, renferment des minéraux variés : rutile, tourmaline, zircon, sphène, glaucophane, chlorite, mica, chloritoïde, albite, orthose, etc. Le glaucophane de la Vanoise est remarquable par la position un peu aberrante de son axe n.. Le rutile présente des groupements intéressants.. Les feldspaths, généralemenj sans forme géométrique extérieure, se sont développés au sein des phyliites, qu’ils ont repoussées et gonflées au fur et à mesure de leur croissance. Un fait curieux, c’est que ces feldspaths sont traversés par des files de cristaux de rutilé et d’ilménite, qui se poursuivent; on dehors du cristal feldspathique, à travers la roche. Tantôt ce's files pénètrent sans déviation dans le feldspath; tantôt leur orientation"change dès qu’elles entrent dans l’albite ou l’orthose, et alors c’est généralement dans l’un des. deux clivages du feldspath qu’elles élisent domicile. Les divers minéraux que j’ai nommés ont pris naissance et ont grandi in silu, sous l’influêncc du métamorphisme régional.

On retrouve ces mêmes minéraux, dans les mêmes conditions de forme et de gisement, au sein des assises cristallines du Petit-Mont-Cenis [34].

En étudiant au microscope les grès de Fontainebleau, j’ai constaté [45]

tore après ce nourrissage ont été finalement comblés par du quartz l’est du moins le casdes grès parfaits, dans lesquels il ne reste in vide,

rrissage régulier des grains de sable s’est fait par superposition i couches quartzeuses ayant chacune l’orientation optique du grain îdant, épaisses de quelques millièmes de millimètre,parfois sépaînes des autres par un enduit d’oxyde de fer. La dernière de ces la plus récemment formée, contient des fibres de calcédoine à la surface. Après la production de cette auréole calcédonieusejé ssage a cessé, et lés interstices se sont remplis, sans doute rapide quartz confusément cristallisé.

eaux qui circulaient à travers la masse avaient eu une composition itante, il est probable que le grès fût devenu peu à peu un quartsiie, issage.des grains allant jusqu’au moulage mutuel, c’est-à-dire 'effacement de tout caractère détritique. Ici, grâce à un changeiortant dans la composition des eaux, il y a eu production momencalcédoine, puis comblement brutal par du quartz confus ; et c’est i la forme détritique des grains est demeurée et demeurera à tout silde, quelle que soit la compacité de la roche ainsi produite, gnalé, en 1897 [61], un'curieux phénomène de mètasomalose dés que j’ai appelé décalcification. C’est l’élimination graduelle dé la ir l’action dés eaux superficielles. Ce phénomène est depuis long- >nnu dans le pyroxène, qui d’abord s’ouralitise en perdant un peu t, et ensuite se serpcnt inis c ou se cljloritise en perdant ce qui lui e cette terre. On ne l’avait point encore signalé dans les feldspaths. .te décalcification des feldspaths, l'édifice cristallin demeure inallis l’anorlhite, qui y habitait, mêlée à l’albite, disparaît peu à peu, ée par de la matière étrangère venue do l’extérieur, et qui'est de te ou de la serpentine. A la fin, il ne reste plus que de l’albite et ps étrangers ; et il y a des roches où tous les cristaux feldspajadis très riches en anorthite, sont ainsi complètement décalcifiés, icrivant une roche vitreuse du fond de l’Atlantique nord [72], j’a un cas de polychroïsme très net dans un verre. Ce polychroïsmf sans doute de tensions intérieures. Mais il est bien remarquable soit pas accompagné de biréfringence.

GÉOLOGIE ET PÉTROGRAPHIE.

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