Notice sur les travaux scientifiques publications et titres
Verneuil avait reproduit le sulfure phosphorescent de Balmain, dontle mode de préparation était demeuré secret, en chauffant dans des conditions convenables du carbonate de chaux, mélangé de soufre et additionné de petites quantités de carbonate de sodium et de chlorure de sodium et de traces de sousnitrate de bismuth.
Pour Verneuil, il faut que la préparation renferme un peu de chlorure et de carbonate de sodium; c’est indispensable pour que la phosphorescence se
Ayant eu l’occasion de répéter les expériences de Verneuil, j’ai observé que le carbonate et le chlorure de sodium ne sont pas indispensables pour la phos-
peut, à froid, oxyder une quantité illimitée d’hypopliosphite de sodium et l’hydrogène dégagé est apte à produire diverses réductions.
Une solution chlorhydrique de chlorure palladeux pur, correspondant à 51 de palladium, est neutralisée par le carbonate de sodium; un excès de sel alcalin ne gêne pas. On ajoute alors, goutte à goutte, et en refroidissant, une solution aqueuse saturée d’hypophosphile de sodium ; il se forme instantanément un précipité spongieux noir, avec un dégagement tumultueux d’hydrogène; le précipité est lavé par décantation avec de l’eau contenant quelques gouttes de la solution d’hypophosphite de sodium.
Ce palladium précipité est éminemment apte i> décomposer l’eau en présence d'hypophosphite de sodium : il se forme du phosphite acide de sodium et il se dégage de l’hydrogène apte aux réductions. Si la réduction peut être faite en milieu acide, il suffit d’entretenir le dégagement d’hydrogène par des additions d'hypophosphite de sodium.
Si la réduction doit être effectuée en milieu neutre, on ajoute une solution aqueuse contenant une demi-molécule de carbonate de sodium pour une molécule d’hypophosphite. Enfin, si la réduction exige un milieu alcalin, on ajoute un excès de carbonate de sodium.
Les réductions peuvent être faites en milieu alcoolique. Dans ce cas, si, au cours de la réduction, il sc formait deux couches, une couche inférieure saline aqueuse dense et une couche alcoolique, il suffirait d’ajouter de l'eau pour les faire disparaître ou bien on pourrait décanter et séparer au moyen d'un entonnoir la oouche saline aqueuse dense.
L’expérience a indiqué que l’oxygène convoyé dans les réactions produites avec le térébenthène n’est pas à l’état d’ozone, et a mis en évidence le rôle du papier dans la recherche du phosphore à l’aide du papier de gaïac. Là encore, il n’est pas exact de dire que la réaction a lieu sous l’influence de l’air ozonisé.
Kingzett a établi qu’il n’existe pas d'ozone dans l’essence de térébenthine
Pour M. Berthelot, l’oxygène actif existe dans le carbure, à l’état de combinaison oxygénée, peu stable, qui céderait aisément son oxygène apte à oxyder un grand nombre de corps que l’oxygène libre ne peut oxyder.
Quel est donc le rôle de ces convoyeurs d’oxygène apte à oxyder?
On peut admettre que ces corps enlèvent l’oxygène peu stable, fixé sur l’essence de térébenthine, qu'ils lui impriment une qualité oxydante spéciale, lui créent un état particulier, que ne possède pas d’ailleurs l’oxygène libre.
Ce qu’il y a de certain, c’est que les corps les plus banals : noir animal, papier à filtre, jouent ce rôle singulier, en même temps que certaines substances renfermées dans le sang, le lait, etc.
Certains corps, d’autre part, les ferments oxydants (oxydases), bleuissent •directement la teinture de gaïac, sans intervention de térébenthène; c’est cette action directe surtout qui a de l’importance et qui doit fixer plus spécialement
Toutes les fois, au contraire, que l’intervention de l'essence de térébenthine est nécessaire comme intermédiaire pour le bleuissement de la teinture de gaïac, il ne faut se prononcer qu’avec la plus grande réserve, vu les circonstances multiples et fréquentes où le phénomène peut être constaté.
Sur l hématine du sang et des variétés suivant les espèces animales
(en commun avec M. Cazeneuve). Comptes rendus, t. CXXV1II, 1899, p. 678.
La préparation de l’hématine pure a toujours constitué un obstacle à l’étude minutieuse de cette substance, en raison de sa longueur et de ses faibles rendements.
La méthode nouvelle imaginée a l’avantage d’être rapide et de donner un produit chimiquement pur, comme le prouvent la constance des chiffres de l’analyse élémentaire portant sur l’hématine provenant de plusieurs préparations, avec un sang de même origine animale, et ensuite la concordance des chiffres indiqués pour l’hématine de bœuf avec ceux d’Hoppe-Seyler et de Cazeneuve, publiés antérieurement.
question, a bien voulu, sur la proposition de M. Cazeneuve, me faire l’honnéur
Les quantités que j’ai généralement trouvées varient de de milli¬
gramme.
Les quantités exceptionnelles de 75 et ^ de milligramme d’arsenic, par litre, que j’ai trouvées dans certains vins, doivent être rapportées non au traitement de la vigne, mais certainement au traitement ultérieurement subi par le vin : acide sulfurique, bisulfite, etc.
Étant donné que le vin provenant de vignes n’ayant subi aucun traitement arsenical peut, par litre, contenir près de 757 de milligramme d’arsenic, l'emploi de l’arsenic et de ses composés pour la destruction desaltises ne parait apporter que moins de ^ de milligramme d’arsenic dans 1 litre de vin : ce qui confirme les chiffres indiques précédemment par MM. Imbert et Gély, Bertin-Sans et
Les chiffres que j’indique ont, depuis, pour des cas similaires, été retrouvés par divers auteurs.