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RÉSUMÉ SYNTHÉTIQUE

Au début de cette Notice qui résume le labeur de plus de quarante années, il est utile d’en indiquer d’abord les traits principaux par une rapide esquisse.

Une branche particulière de la chirurgie, la gynécologie, a été l’objet principal de mes études et de mes publications. Depuis nombre d’années elle a absorbé le meilleur de mon activité. Je crois pouvoir dire sans dépasser la vérité que c’est depuis la publication de mon Traité (en 1890) que celte branche de la science, qui était jusque-là mêlée et confondue, dans notre pays, avec les autres parties de la médecine et de la chirurgie, a pris une allure autonome, au grand bénéfice de ses progrès ultérieurs. La Faculté de Médecine de Paris, grâce à la générosité du Conseil municipal, a consacré cette autonomie en créant, en 1901, une chaire spéciale de clinique gynécologique qui m’a été confiée.

La chirurgie générale, par laquelle je suis entré dans les hôpitaux cl à la Faculté, m’a toujours vivement intéressé. J’ai remplacé, en qualité d’agrégé, les professeurs Broca, Richet et Verneuil, dans leurs services de clinique chirurgicale (1875-1883). J’ai pu montrer, ensuite, mon dévouement à la chirurgie en prenant une part, peut-être prépondérante, à la fondation du Congres français, dont j’ai été le secrétaire général pendant près de dix ans (1885-1891) et dont j’ai été président (1904). Celle institution (qui a pris depuis le nom d’Association française de Chirurgie) a rendu d'immenses services au développement de celte science dans notre pays.

la laparotomie d’urgence et la suture de l’intestin et de la vessie, dans les blessures par coups de feu de l'abdomen; or, les abstentionnistes avaient alors la majorité.

En 1888, je faisais l’extirpation complète d'un kyste hydatique du foie.

En 1889, je pratiquais le premier en France, pour un cancer de l’estomac, la gastro-entérostomie, qui était méconnue et contestée alors, si elle est actuellement adoptée par tous les chirurgiens.

La même année, j’enlevais par la taille un gros calcul vésical chez un vieillard de 80 ans, et je faisais la suture complète de la vessie, pratique qu’on jugeait alors téméraire et qui est depuis devenue courante.

En 1891, je faisais avec succès la néphrectomie transpéritonéale pour une dégénérescence kystique du rein.

Enfin, je pratiquais, en 1894, l’extraction d’un calcul biliaire de la partie inferieure du cholédoque en passant au travers du duodénum, opération hardie et nouvelle que j’ai depuis faite encore deux fois avec succès.

Je borne là ces exemples, destinés à démontrer que, si je me suis voué plus particulièrement à la gynécologie, je me suis gardé d’être un spécialiste dans le sens étroit de ce mot.

Au nombre de mes principaux titres, qu’il me soit permis de revendiquer l’organisation, en 1885, du Congrès français de Chirurgie, qui, depuis lors, sous le nom d’Association française de Chirurgie, est devenu un des agents

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