PHYSIOLOGIE
Canaux demi-circulaires de l’oreille interne (90 p. ; trad. en allemand). — Montré par l’application d’un procédé nouveau, l’étude des illusions sensitives sur les directions dans l’espace et sur la direction de nos mouvements de rotation et de translation, que : 1° les canaux demi-circulaires ne sont pas l’organe par lequel nous apprécions les directions dans l’espace; 2° que cet organe est l’appareil musculaire de l’œil; 3°que les canaux demi-circulaires ne'nous donnent aucuns renseignements sur la direction de notre corps ni sur celle des mouvements de translation auxquels il est soumis ; 4° qu’ils nous font connaître la direction des mouvements rotatoires de notre corps et provoquent organiquement les réflexes par lesquels nous maintenons notre équilibre.
Fonction nouvelle des otocystes des Invertébrés (26 p.). — Montré, ce dont on n’avait pas le moindre soupçon, que les prétendues oreilles des Invertébrés sont avant tout des organes d’équilibration. A la suite de ce travail leurnom, otocystes, signifiant vésicules auditives, a été changé dans les ouvrages didactiques en celui Aestatocysles, signifiant vésicules de l’équilibre.
Les méridiens de l’œil et la direction des objets (1 p., 3 fig.). —Montré comment, malgré des contradictions apparentes, l’œil juge toujours d’après ses méridiens morphologiques et non d’après ses méridiens astronomiques, en faisant subir aux indications sensitives, lorsque ces deux sortes de méridiens ne sont pas en coïncidence, une correction tantôt complète, tantôt insuffisante et laissant place à une illusion. Explication de la contradiction apparente entre le phénomène d’Aubert et celui des images accidentelles.
Sur la grandeur subjective des images monoculaires et binoculaires dans la loupe (8 p., 2 fig.). — Étude raisonnée et mathématique de la loupe à l’usage des naturalistes et explication de l’illusion qui donne aux images binoculaires une grandeur apparente (subjective) supérieure à celle des images monoculaires. Ce phénomène n’avait jamais été expliqué et je donne la discussion mathématique des limites de l’illusion.
Dans les travaux précédents j’arrive à donner la formule générale des illusions sensitives.