I. — SAXONNES
f. Mémoire sur la Synaple de Duvernoy (S. Duvernœa, Nob.), Monographie lue à l'Académie des sciences le 22 novembre 1841. — Comptes rendus, t. XIII, p. 480. Ann. des sc. nat., 2* série., t. XVII, p. 19, -, avec 4 planches.
Les recherches de Tiedemann, de' Delle Chiaje, de M. Edwards, avaient montré que les Holothuries proprement dites possèdent un degré élevé d'organisation. Les
(t) Rapport sur un mémoire de il. deQuatrefagesreiatif à la vie intra-brançhiale des petites Anodontes, fait it l’Académie le ti novembre 1835, au nom d’une commission composée de MM. Duméril, tanné GeolTroy-Salnt-Hilairè et Blainville, rapporteur. Ce rapport a été imprimé
appareils digestif, circulatoire, locomoteur, respiratoire, présentent entre autres une véritable complication.
L’auteur, en étudiant à fond pour la première fois une Synapte de l'Océan européen, a montré à quel point le type des Holothuries pouvait se dégrader.
Dans la Synaple, l'appareil digestif est rédnri à un simple tube allant de la bouche à l’anus. L’appareil circulatoire n’est plus qu'un cercle vasculaire placé sous les tentacules, et d’on part un tronc pour chaque bandelette musculaire. Les pieds tubuleux, l'arbre respiratoire, ont entièrement disparu. Bien que tous les naturalistes s'accordent à placer les Synaples et les Holothuries dans un même ordre, ily a beaucoup plus loin de Y Holothurie tubuleuse àltt Synapte de-Duvernoy que du premier des Quadrumanes au dernier des Cétacés. Cependant la disposition des organes restants rappelle entièrement ce qu’on trouve chez les Holothuries supérieures. L’auteur en conclut que les Synaples sont des Holothuries réduites A leur plus simple expression, dos Holothuries inférieures.
Bien que les appareils organiques se dégradent à un point extrême, ce qui reste de ces appareils présente encore un assez haut degré de complication et conserve ses éléments anatomiques. Ainsi, dans les parois intestinales, dans les téguments, etc., on retrouve à peu près les mêmes couches que dans les Holothuries
Dans la Synaple, l’élément musculaire présente des modifications très remarquables. Tantôt il est pour ainsi dire à l'état amorphe, tantôt il forme des plans dont les fibres ne se distinguent que par des jeux de lumière, tantôt on Irouvede véritables muscles dont les fibres élémentaires sont parfaitement isolables. Ces premiers faits ont été pour l’auteur le point de départ d’études qui, poursuivies avec persévérance, l'ont conduit à des résultats généraux. (Voy. les n°‘ 20 et 29.)
L’auteur montre par les faits exposés dans ce travail que la dégradation extrême des Synaples, d’une part, indique la nécessité de sôus-diviser la famille des Holothuries, et, d’autre part, tend à diminuer la distance qu’on croyait exister entre ce groupe et d’aulres Zoophyles.
L’auteur a apporté des Synaptés vivants à Paris, et a pu montrer à diverses personnes les faits dont il vient de présenter un résumé. Ce mémoire a été l’objet d'un rapport favorable lu à l’Académie au nom d'une commission composée de MM. Duméril et Edwards. ( Comptes rendus, 14 févrierl842, t. XIV, p. 265.)
2. Mémoire sur les Edwardsies (Eduiardsia , Nob.), Monographie lue à
l’Académie des sciences le 3 mai 1842. — Comptes rendus, t. XVI, p. 630. Ann. des sc. nat., 2* série, t. XVIII, p. 65, avec 2 planches.
Ce mémoire a pour objet de faire connaître un type entièrement nouveau du groupe des Actiniaircs. Les Edwardsies sont des Actinies qui vivent librement
L'autenr termine sa note par quelques considérations, sur la classe même de? Infusoires. Il la regarde comme composée d’êtres que leur extrême petitesse et la simplicité d’organisation qu'on retrouve chez tous les animaux fortement dégradés ont fait réunir à tort dans un même groupe. Les découvertes de MM. Decaisne et Thuret ont prouvé qu’un certain nombre de prétendus Infusoires doivent être rapportés au règne végétal. Mais, en outre, l’auteur pense que les principaux types du sous-règne des Invertébrés ont leurs représentants dans la classe des Infusoires telle qu’on l’admet généralement.
5. Sur divers points de l’anatomie et de la physiologie des animaux sans vertèbres , communiqué à l’Académie le 15 juillet 1844. — Comptes rendus, t. XIX, p. 193.
L’auteur a constaté la séparation des sexes chez plusieurs Rayonnés, entre autres chez l’Holothurie tubuleuse, l’Astérie rouge, l’Astérie verte. Chez tous ces animaux les organes mâles et femelles ne se distinguent les uns des autres que . par la nature du produit.
L’auteur cite plusieurs faits relatifs à l’existence si contestée des véritables organes des sens chez certains animaux inférieurs.
Il fait connaître une Annélide Errante pélasgique dont les quinze premiers aqneaux, très différents des suivants, produisent seuls des œufs ou des Zoospermes. Celte division du travail physiologique constitue jusqu'à présent une exception Uniquè.
Dans une Annélide dont les masses spermatogènes sont très volumineuses, l’auteur a pu reconnaître que ces massés, avant de se résoudre en spermatozoïdes, présentent des phénomènes de segmentation progressive qui rappellent les faits analogues signalés tant de fois sur les vitellus des divers animaux. Cette observation de l'auteur a été depuis confirmée par les recherches de MM. Koclliker, Sicbold, Robin, etc., et les conclusions qu’il en avait tirées sont aujourd’hui gé-
II a trouvé chez certains Mollusques nus des spiculés calcaires disséminés'dans les téguments en nombre plus ou moins considérable, et qui, isolés et surtout trouvés à l’étal fossile, pourraient très facilement être regardés comme appartenant à quelque éponge. On n’avait encore signalé l’existence de corps solides analogues dans les téguments d’aucun Gastéropode.
lleulhêne dichotome (Eleuthèria dichotoma, Nob.), noulyonnés,-voisin des Hydres, Monographie lue à l’Académie 25 juillet 184-2. — Comptes rendus, t. XV, p. 168. Ann. série, t. XY11I, avec une planche, rapide, l'auteur étndie un des animaux les plus simples qu’on isqne la machiné animale est ici tout aussi réduite que chez que citez ces derniers on ne rencontre de véritables viscères. : du corps, prolongé eti forme de bras et circonscrivant une hargéé à elle seule de l'accomplissement de toutes les foncés de la reproduction. Mais cette enveloppe générale a con- ;ré de complication. Le derme et l’épiderme, il est vrai," ne nécaniquement, mais on les distingue aisément àù'triiéroferme des graius .de pigment , des organes urticaiHs assez ous, on trouve des plans musculaires distincts an moins par libres, dohtidiversagenls chimiques permettent de cortSIales bras, l'élément musculaire est réduit à des lamés dont ta ne présenlerpluislü moindre trace de fibres. Cet animal, si pas moins des yeux caractérisés par l'existence d’un crislalde pigment colorés.
iffinilés de l’Eleulhèrie, l’auleui montre que ce liayonné est latomie, par son mode de production des œufs, etc. ; mais il ips les rapports que sa forme générale, l'existence et la posilonnent avec les IJéduscs.
Synhydre parasite (Synhtjdra parasites, Nob,), nou-
opinion en niellant en regard les caractères que MM. Van Beneden et de Qualrefages avaient assignés dans leurs publications précédentes, l'un à son Hydractinie, l'autre à sa Synliydre. Voici un extrait de ce tableau :
Hydractinie (V. B. ). Syhhydre {A. de Q. ).
Polype sans polypier. Polype A polypier corné.
L'auteur conclut en admettant comme distincts les genres Êleuthérie, Hydractinie, Cordylophora , Synhydre , et très probablement aussi le genre Dysmorphota.
9. Note relative à l’organisation de divers Invertébrés marins, communiquée à l’Académie le 24 octobre 1842.— Comptes rendus, t. XV, p. 798. Les Échinodermes sont généralement regardés comme ovipares, et l’auteur a
vu en effet dans certaines espèces la ponte se faire sous ses yeux; mais d’autres espèces sont vivipares. L’auleur a retiré du corps de certains Ophiures jusqu’à six petits bien formés, qui ont vécu plus de quarante-huit heures après cette extraction. Des échantillons de ces jeunes ont été déposés dans les galeries du Muséum.