II. - mollusques
10 . Mémoire sur legenre Taret, Monographie. — Ann. des se. ml., 3 e série,
t. II, p. 19, avec 3 planches.
Dans la première partie de ce mémoire. 1 auteur décrit plusieurs especes de Tarets, et mpntre que la confusion qui règne dans ce groupe remarquable provient surtout de ce qu’on a tenu compte seulement des caractères fournis par les parties solides, en négligeant ceux qu'on peut tirer des animaux eux-mêmes. Au reste, ce fait général ressortait des pièces réunies par M. Valenciennes dans la collection malacologique créée au Musénm, et n'avait pas échappé à ce professeur.
La seconde partie est destinée à faire connaître avec détail l’organisation de ces Mollusques si remarquables à tant d’égards. L’auleur avait été précédé dons cette recherche par un naturaliste bien connu, M. Deshayes. Mais ce dernier, n’ayant eu à sa disposition qu’un petit nombre d’individus conservés dans l'alcool, avait dû laisser beaucoup à faire. Ainsi tout ce qui est relatif à l’appareil circulatoire, à l’exception du cœur et de ses dépendances immédiates, tout le système nerveux avait été omis. Enfin, M. Deshayes croyait avoir trouvé dans l’appareil digestif des particularités anatomiques sans analogues chez les autres Acéphales Testacés.
11. Sur la composition et les fonctions du sang et du liquide de la cavité' générale du corps chez des Invertébrés en général, extrait communiqué: à la Société philomatique le 21novembrc 1846. — L’Institut, n“ 682. L’auteur ap|ielle l'attention sur la cavité générale du corps des Invertébrés,
cavité dont n'avaient tenu compte jusque-là ni les anatomistes, ni les physiologistes. Il cite plusieurs faits propres à montrer toute l'importance de cette cavité et du liquide qu’elle renferme. 11 montre que ce liquide, qui souvent n'est autre chose: que le sang lui-même, joue toujours un rôle considérable dans l'accomplissement des principaux aoles physiologiques.
12. Note sur la coloration en rouge du sang chez te Planorbis imbricalus, communiquée à la Société philomatique le 3janvier 1846. — VInstitut, n° 627.
13. Mémoire sur l’Eolidine paradoxale (Eolidina paradoxum, Nob.J, Monographie lue à l’Académie des sciences le 22 mai 1843. — Comptes j-endus, t. XV, p. 798, et t. XVI, p. 1123. Ann. des sç. nat., 2’ série,
t. XIX, p. 274, avec une planche double.
Cè mémoire a pour Objet de faire connaître l’organisation d’un de ces Mollusques Nudibranchesque l'auteur a désignés depuis sous le nom de Gastéropodes phlébenlérés. . ‘ ■
.'L'auteur décrit sufccessivement et dons le plus.grauî détail Tes caractères extérietirsde l’animal, la composition et la structure'' dé chacun dés appareils organiques. Dès‘ce premier travail, il constate que le tube digestif envoie des prolongements dans les cirrhes dorsaux (branchies des auteurs); que le foie, au lieu d’être aggloméré en massé comme chez tous les Mollusques étudiés jusqu’alors, est ici. disséminé en quelque sorte sur ces prolongements; il en conclut que les cirrhes dorsaux,.Ionien continuant à remplir les [onctions de branchies, ne peuvent être comparés anatomiquement auxorganesrespiratoiresdesMollusquesordinaires.
En s'occupant de Yappareil circulatiire, l'auteur décrit le cœur, l’aorte et les premières divisions artérielles; mais il déclare n’avoir point vu de veines, et s’être assuré, par des observations très répétées, que les lacunes jouent ici, comme chez les Crustacés, le rôle du système veineux. Le sang, eu sortant des artères, s’épanche d.aus les interstices de tous les Organes, et le liquide qui remplit la cavité viscérale tout entière n'est autre chose que le sang lui-méme, lequel baigne directement
L’auteur montre, par une description des plus détaillées, que chez l'Éolidine le système ue’rve'ux 'présente une tendance des plus remarquables à la symétrie
binaire. Il signale les analogies que ce fait anatomique établit entre l'Eolidine et le type des Annelés.
siste sur la presque identité que présentent la circulation de l’Eolidine et celle des Crustacés, sur les différences qui existent dans l’accomplissement de la respiration, sur les relations complexes du cœur avec ces diverses fonctions, etc.
L’étude histologique des tissus fournit à l’auteur divers résultats nouveaux. Ainsi l'élément musculaire ne possède nulle part dans l'Eolidine un état d'organisation aussi avancé que chez les Holothurides et les Acliniens précédemment étudiés par l’auteur, bien que les Mollusques gastéropodes soient à juste litre regardés comme supérieurs à ces Rayonnés.
.L'auteur, ,a signalé ,1’exislep.ce. des. cilç yibraliles sur, touteJa surface du corps dé l’Eolidine. En s’appuyant sur cette observation elsurce11es.qnelui ont fournies d’autres Gastéropodes, il explique le mode dçlocomolion si singulier observé chez ces animaux lorsqu’ils se meuvent renversés, en ayant l’air de prendre tin point d’appui sur la surface mêm.p tlu liquide,. ,
L’Eolidine a présenté, à diverses reprises, les phénomènes de diffluence avec foutes (es circonstances qui ont été signalées chez les Intestinaux, chez les Infusoires, les Annelés inférieurs, etc. ;Tauleur en conclut que ces phénomènes ne sont par conséquent, en aucune façon, incompatibles avec l’existence d’uiie organisation même très complexe.
14. Mémoires sur les Gastéropodes phlébentérés, ordre nouveau de là classe des Gastéropodes, proposé d’après l’examen anatomique et physiologique des genres Zéphyrine ( Zephyrina, Noh.), Actoon ( Acteon , Ôken), Actéonie ( Acteonia , Nob.), Ampborine ( Amphorina, Nob.), Pavois (Pella, Nob.), Chalide ( Ghalidis , Nob.); lu à l’Académie des sciences le 8 janvier 1844. Comptes rendus, t. XY11I, p. 13. Ann. de se. nat., 3* série, 1 t. I, p. 129, avec 4 planches. .
Ce mémoire a pour objet de faire connaître, avec autant de détail qu’il était alors possible, l’organisation remarquable d’un’groupe entier de Mollusques Gastéropodes. L’auteur décrit non seulement les caractères extérieurs, mais encore la structure anatomique et la constitution histologique de plusieurs espèces et
Dans le premier chapitre, l'auteur montre qu'un groupe entier de Mollusques, confondus jusque-là avec les Nudibranches ordinaires, possède une organisation plus ou moins semblable à celle qu’il avait décrite dans l'Eolidine.
Deux autres chapitres sont consacrés spécialement aux organes des sens et à l’histologie des Mollusques phlébentérés. L’auteur a trouvé, chez tous, des yeux