VI. — APPLICATIONS
66. Sur un moyen de mettre les approvisionnements de bois de la marine à l’abri des attaques des Tarets, présenté à l’Académie le 17 janvier 1848. — Comptes rendus, t. XXVI, p. 113.
En étudiant l’action que divers agents exercent sur les spermatozoïdes des Tarets, l’auteur avait reconnu que .obVôo» de dissolution saturée de sublimé les tue tous en quarante minutes, et que de la même dissolution produit le
même résultat en deux heures environ. Les sels de cuivre et de plomb, sans jouir à beaucoup près de la même énergie, produisent les mêmes effets. L’auteur a cru voir dans ces faits un moyen de préserver les approvisionnements de bois submergés, si souvent dévastés par les Tarets. Il suffirait d’empêcher la fécondation des œufs en tuant les spermatozoïdes. On atteindrait ce but eu construisant des bassins dans l’eau desquels on dissoudrait les subslauces préservatrices. Si dans l’application en grand tout se passait comme sous le microscope, 500 grammes de sublimé environ suffiraient pour tuer tous les spermatozoïdes contenus dans 20,000 mètres cubes d’eau de mer. Mais l’auteur est le premier à reconnaître que l’expérience seule peut prononcer sur l’efficacité d’un procédé qu’il croit d’ailleurs
67. Note sur ta propagation des Huîtres par les fécondations artificielles, présentée àl’Académie des sciences le26 février 1849.—Comptes rendus t. XXVIII, p. 291.
La facilité avec laquelle certains Mollusques se prêtent à l’emploi des fécondations artificielles a fait penser à l'auteur qu’il serait possible d'appliquer cette méthode à l’élève des Huîtres.
Ce procédé pouvant présenter des difficultés d’exécution, l’auteur a proposé plus tard de transporter sur les points où l’on voudrait établir des parcs artificiels, des Huîtres laiteuses, c'est-à-dire des individusschargés d'œufs ou de larves. [Comptes rendus, t. XXIX, p. 82.)
68. Des fécondations artificielles appliquées à l’élève des Poissons, Mémoire lu à l’Académie le 23 octobre 1848. — Comptes rendus, t. XXVII, p. 413. Journal d’agriculture pratique, décembre 1848.
En disant, dans celle note, qu’il est possible de semer du poisson comme on sème du grain, en rappelant les recherches théoriques des physiologistes, et les applications pratiques qui en avaient été faites dès le siècle dernier, l'auteur a voulu ramener l’attention publique sur un moyen simple et peu coûteux de produire des aliments de nature animale. Il croit pouvoir dire que son but a été
grand furent entreprises sur plusieurs points de la France, et se poursuivent avec succès. Le ministre de 1 agriculture nomma plus lard une commission chargée de s'occuper du rempoissonnemenl de nos fleuves, et les fécondations artificielles ont déjà joué ici un rôle important.
L’auteur indiquait en outre dans celle note les dispositions à prendre pour rendre annuel le rendement des étangs.
69. Sur la fabrication de l’huile de Hareng et sur l’emploi du trangrum ■ (résidu de la fabrication de celle huile) comme engrais, extrait présenté
à l’Académie le 11 décembre 1848.- -Comptes rendus, t. XXVII, p. 604. Journal d'agriculture pratique, janvier 1849.
• L’ohjel de celte note est de rappeler l’attention sur une industrie côtière qui fut autrefois florissante, et qui est aujourd hui presque complètement oubliée eu France. Les parties du Hareng que l’on rejette pour saurir et caqucr ce poisson renferment une grande proportion d'huile très facile à extraire, et qui peut remplacer dans bien des cas l'huile de baleine. Les résidus de cette fabrication formeraient un engrais très propre, surtout à la culture des céréales. L’auteur pense que cette industrie pourrait prendre, dans quelques uns de nos ports, un grand développement.
.. La publication de celte,noie.a donné lien à des-essais qui sepopisuivepl en ce moment. même notammenlà-Boulogne.