Dans le Moniteur du 17 janvier, on lit, après la nou
NOTICE SUR »/T)irpNOUt: -.-. : . ^ 104
eut lieu en effet le 13 avril, en présence d^un nombreux auditoire, qu'une foule de personnages célèbres s'empressèrent de grossir. Ce cours , poursuivi pendant quinze années avec autant d'assiduité que de talent, est sans aucun doute un des meilleurs qu'on ait jamais professés au Collège de France , outre qu'il en est sorti l'une des compositions historiques les plus recommandables de notre siècle par la richesse de l'érudition réunie à la beauté du style. M. Daunou n'avait pas encore paru à sa chaire, que, rappelé dans la carrière politique après un intervalle de tant d'années, il fut élu député, le 26 mars, par le département du Finisterre. Les ministres auraient voulu le nommer président du collège de Brest, mais il préféra la recommandation de MM. Lanjuinais, Kératry , Guilhem et autres membres de l'opposition, au patronage du gouvernement. Après avoir prêté serment le 13 avril, il s'empressa de prendre part aux travaux de la Chambre, sans toutefois négliger ses devoirs de professeur; et comme les mi-
velle de la nomination de M. Daunou, les réflexions suivantes : « On n'eût pu qu'applaudir à la nomination de son compétiteur; mais nous devons reconnaître que celle de M. Daunou a produit une sensation générale également honorable pour le candidat et pour l'autorité. On a vu dans cette nomination la récompense d'anciens et importants travaux, un hommage rendu k une vaste et profonde érudition, et un souvenir donné sous la monarchie constitutionnelle k l'un des hommes qui ont le plus contribué en 1795 à faire essayer en France le véritable système représentatif, en faisant adopter cette division des deux Chambres si vainement tentée en 1791, et si malheureusement rejetée par l'Assemblée constituante à l'époque de la révision. »>
iOf • .• ..• ...... NOTia glSK M. DAUKOU.
nÎBti«s*n*é'taiaot pas disposés à gratifier la natira des garanties indiTiduelles qu'il avait réclamées Tannée précédente , dans un écrit fort célèbre ^ il choisit sa place dans les rangs de ropposition.
La grande afiEaire de la liquidation avec les sou* verains alliés et de Tévacuation du royaume par les troupes étrangères avait été réglée au congrès d'Aixla-Chapelle par le duc de Richelieu , dont la considération personnelle n'eut pas moins d'ascendant que le nom de la France sur cette assemblée de potentats et de premiers ministres; désormais le gouvernement pouvait porter sa principale attention sur les questions de politique intérieure. La proposition faite par le pair de France Barthélémy, de réformer la loi électorale; qui menaçait de donner prochainement aux libéraux la majorité dans la se* conde Chambre , avait été débattue et décidée néga^ tivement par les députés , vers les commencements de la session, avant le rappel de M. Daunou aux fonctions législatives. Mais il siégeait à la chambre lorsque les trois lois relatives à la presse furent mises en discussion; et le 1^ mai il fit son début à la tribune, en réprouvant dans un discours fort mesuré les articles qui lui paraissaient des entraves à la publicité des opinions , et particulièrement le caution* nement exigé des journaux. Ensuite, le 25 juin, dans la séance où la commission des pétitions proposa le rejet de celles qui demandaient le rappel des bannis , il fut du nombre des dix-huit députés qui votèrent contre l'ordre du jour. Enfin, dans le mois de juillet, il appuya la pétition des étaidiaxits en fa*
NOTICE SUR M, DAUKOU. J0|
v#itF de M. Bavouï, chftfg4 du couw d© prDcé4ura à r^le 4e droit , qui vm9Xt d'être suspendu da se» foQçticms par ordre de ^autorité.
Dans la sessioq suivante ^ V9»mmmt du dui3 de Berry apporta bieuiât un puînisaut raufort au parti royaliste/M- Iteunout fiprèi avoir été nommé* de la commission chargée de rédiger una adresse au roi sur cette catastrophe, eut à combattre l^s diffi^renta projets de loi qui ne tardèrent pas à la Puivr». Lo 2 marsç il parla en faveur des pétition» qui deman-» daient le maintien de la Charte et du système élec* tarai. I^ 40 du même mois ^ les jours suivants, il s'opposa d'abord à la sUPp^UPion de }a liberté individuelle, ensuite au rétablissement de la censure. De même , dans les mops d'avril , de mai et de juin, dont le dernijçr fut aig»alé 4 Paris par des tmublei et dm émç|utes, il monta fréquemment à la tribune, pour défendre l'ancienne loi des élections et repous-p per la nouvelle, qu'il avait déjà ei:aminée en qualité de commissaire. IHiais ses efforts, comme c(bux de ses collègues de la gauche ^ ne furent couronnés d'aui^un suceèSf
La Chambre ayant été dissoute, se recomposa d V près la nouvelle loi des élections fondée sur le double vote, L'opposition libérale considéraJ)lement affaîr blie , puisqu'elle ne compta pas quarante voix , çojiserva néanmoins ses membres les plus renommés. M. Paunou lui fut renvoyé par le département du Finisterre; mais il ne prit aucune part aux débats