Le 14 février
d04 NOTICE SUR M. DAUNOU.
publics de la session, qui dura depuis le 19 décembre 1 820 jusqu'au 31 juillet 1 821 . Alors les hommes du côté droit se rendaient de plus en plus maîtres de la direction du gouvernement. Il rompit le silence à la session qui suivit > pour proposer et ^utenfr en vain des amendements aux projets, de léi sur la répression des délits de la presse et sur la police des jburhaux*. Les Çhanabrès ayant ilé closes le l^^'mai,, furent convoquées dès le 4 juin suivant, dans h but de rétablir la régularité dans le vote du budget. Pendant cette orageuse et courte session , qui finit le 17 août de la même année , M. Daunou ne prit la parole que pour demander le retranchement d'une somme considérable sur les fonds du ministère des afiTaires étrangères*. Il ne fut pas renommé à la Chambre de 1823, qu'agita la déclaration de guerre à l'Espagne et plus encore , l'expulsion de Manuel , et se vit ainsi déchargé de ses fonctions législatives^ par l'échec qu'éprouvèrent aux élections la plupart des députés de l'opposition libérale.
Ce ne fut que six ans après , aux élections générales d'avril 1828, qu'il réunit de nouveau les suffrages des électeurs dans le collège d'arrondissement de Brest, Le succès obtenu par la gauche renversa M. de Villèle pour élever M. de Martignac. Bientôt après son installation , le ministère se sentit dans l'impossibilité de marcher avec la Chambre sans heurter la cour, et de faire un mouvement avec la
4. Séances du 29 et du 34 janvier, du 4 et du 12 févr. 4822, 2. Séance du 24 juillet
NOTICE SUR V. BAUKOU. i05
cour sans être arrêté par la Chambre. Toutefois la gauche, dans la joie de son récent triomphe et dans la confiance de sa force actuelle , ne se montra pas trop exigeante envers le pouvoir : elle se contenta de se précautionner contre les entreprises qui lui semblaient encore à crdndre dans la suite. La loi destinée à prévenir les fraudes électorales, et deux autres lois tendant timidement à restreindre les privilèges abusifs des écoles ecclésiastiques suffirent la première année pour la satisfaire. Mais ensuite il fallut bien lui présenter deux lois plus importantes. La première avait pour objet l'organisation du régime municipal ; la seconde, qui fut habilement défendue par M. Daunou avec les amendements proposés par la commission^, était relative à l'organisation des conseils d'arrondissement et de département* Un dissentiment avec le ministère sur Tordre à suivre dans la discussion fit retirer l'une et Tautre. M. Daunou , que le neuvième bureau avait déjà nommé commissaire pour l'adresse, à l'ouverture de la session, fut encore nommé commissaire et rapporteur de quelques projets de loi d'un intérêt local*.
Cependant la cour , ne pouvant faire plus longtemps violence à ses penchants , à ses principes , à ses convictions , prit le parti de ne suivre que ses propres idées , et de ne se servir du concours des autres pouvoirs , que pour les associer à ses vues et non pour s'associer aux leurs. Elle se débarrassa
{. Séances du 34 mars et du 8 avril 1829.