FONTANES
Paris, 17 août 1806.
P. S. « Notre ami Chateaubriand doit être en Asie. Il me parle de vous dans une lettre datée des îles de l'Archipel. L'aimable et bon Gueneau est en Bourgogne, et vous aime comme vous méritez d'être aimé.
» Cette lettre est chargée de ratures, mais je n'ai pas le temps de recopier. Plume, papier et style, tout est mauvais.... Mais le cœur qui l'a écrite est bon \ cela vous suffit. »
M. de Fontanes renouvelant encore ses instances pour attirer M. de Bonald à Paris,
DE M. DK FONTANES. ng
lorsqu'il eut été nommé (Conseiller de TUniversité , lui écrivoit de nouveau deux ans après :
« J'ai désiré votre apparition à Paris pour votre avantage et pour celui de votre famille, j'ose dire pour votre gloire, et surtout pour
CELLE DE L'ÉTABLISSEMENT QUI m'eST CONFIÉ. Je
persiste dans cette opinion. Je crois avec tous vos amis, que le temps des incertitudes est passé. Je vous donne ma parole qu'il suffira de paroître, et qu'il n'est point question de rester. M. de Bausset, l'ancien évêque d'Alais (1), assiste à deux ou trois séances par an ; il se réfugie à la campagne pendant dix ou onze mois, et personne ne le trouve mauvais. Comment ne donneriezvous pas cette satisfaction à l'amitié qui vous appelle ? Il dépend de vous d'être fort utile 5 et dans vos déserts, avec tout le talent de l'être, vous n'êtes pas toujours placé au point favorable — Voulez -vous donc que je meure sans vous embrasser, et vous renouveler de vive voix l'assusurance de mes inviolables sentimens ?