‹ Notice sur quelques espèces d'oiseaux actuellement éteintes qui se trouvent représentées dans les collections du Muséum d'Histoire naturelleChapitre 1 sur 11 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

sur.

Les collections si riches du Muséum d'histoire naturelle renferment quelques spécimens d'oiseaux d'une grande valeur et sur lesquels il nous a paru bon d'attirer l'attention. Ces spécimens, en elTet, appartiennent à des espèces qui ont disparu depuis les temps historiques (quelques-unes même à une date récente) et dont plusieurs grands musées ne possèdent pas même de représentants. Les établissements scientifiques qui ont le bonheur d'avoir dans leurs collections des objets d'une telle rareté ont le devoir non seulement de chercher à les garantir contre toute cause de destruction, mais encore de les faire connaître, aussi complètement que possible, par des descriptions et des ligures, afin que si, par suite de quelque accident, ces exemplaires venaient à être anéantis, leurs caractères et leurs aflinilés zoolog'iques puissent être encore appréciés par les naturalistes de l'avenir. C'est ce qui nous a engagés à publier ce travail, dans lecpiel on trouvera des descriptions plus détaillées, des figures plus exactes que celles qui ont été publiées jusqu'à ce jour, et, en outre, im cfTtain nombre de renseignements inédits (pie nous avons pu réunir cl ({ui permettent do préciser le lieu d'origine ou d'éc^laircir (piehjues points obscurs de l'histoire de cinq espèces éteintes, savoir : le Pei-

roquet mascarin (Mascarinus Duboisi), la Huppe du Gap [Fregilupus vanus)y la Colombe hérissée [Alectrœrias nitidissima) , le Canard de Labrador (^Camptolœmus labradorms) et l'Émeu noir (Dromaius ater). Nous donnons aussi quelques détails sur le Grand Pingouin du Nord (Alca impennis), dont le Muséum possède un exemplaire empaillé, un squelette complet et des œufs.

Après avoir discuté assez longuement la place qu'il convient d'assigner à ces difîérenles espèces dans les classifications, après avoir donné une idée de leurs mœurs et de leur régime, nous cherchons à indiquer les principales causes de leur extinction. Au premier abord, en effet, il peut sembler extraordinaire que ces formes aient disparu de la surface du globe, alors que sur des terres, parfois très voisines de celles qu'elles occupaient, subsistent des formes plus ou moins voisines et appartenant comme elles à des groupes ornithologiques largement distribués dans la nature actuelle.

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