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Notice sur quelques monuments assyriens à l'Université de Zurich

cC^^^^ il y a quelques années, un musée, installé pri- ^^^^À\ niitivemcnt dans le bâtiment pittoresque du •>^:5^W^-^J^ Helmhaus. L'on y admirait une importante collection d'objets préhistoriques, entassés dans des salles un peu étroites, il est vrai, mais dont le cachet archaïque était en parfaite harmonie avec les silex et les armures de bronze vénérables. M. Rudolf Juker, qui recevait les visiteurs, les initiait à la civilisation lacustre, car il était très entendu dans toutes les questions de l'archéologie préhistorique. Et, pour ma part, j'ai passé des heures charmantes en sa compagnie; ;fiojitiic garde riHi .agréable souvenir. Un groupe d'antiqâr^Jsj lYo'A nxims intéressant, attirait les regards. On remarq'iinit;jsût lesr' j5arois, des plaques de gypse marmoriforme, ejcFiuniLéHs pan. un. Suisse, qui les avait envoyées d'Orient. • Une Vitrine' renfermait de menus objets trouvés dans les ruines de Chaldée ; ils avaient été examinés par des assyriologues de passage à Zurich, et l'un d'eux avait attribué un contrat d'argile a l'époque d'un roi Pacorus, qui régna 8i ans après J.-C. C'était donc la plus moderne des inscriptions cunéiformes connues ; mais, vérification faite, il fallut admettre qu'il y avait eu erreur de lecture et qu'il s'agissait de Xerxès.

Les collections préhistorique et assyrienne ont quitté le Helmhaus ; la première a pris place dans le Musée National,

l'autre a été transférée a T Université, dont elle est devenue la propriété, et se trouve actuellement dans l'auditoire XIV du Polytechnicum. Les grands bas-reliefs d'Assournazirabal et de Tigitthpileser IV recouvrent les murs dénudés du vestibule du second étage. Les étudiants qui suivent les cours militaires, qui se donnent sur le rncme palier, p>euvent s'initier a l'art de la guerre, tel qu'on le pratiquait au neuvième siècle avant notre ère, et méditer sur la liaison des armes, qui est chose aussi vieille que le monde. Ce ^mt des troupes aguerries et bien encadrées qui ont fondé l'impérialisme ninivite, qui est un des grands faits de l'histoire. Et jamais on ne fit plus de < Realpolitik » qu'au temps ou l'hégémonie assyrienne faisait trembler l'Asie antérieure.

Il semble un peu bizarre de devoir chercher des documents cunéiformes dans une école qui forme des ingénieurs et des chimistes, et polytechnicien n'est p-^jint svnonvme d'assyriologue. L'on peut aussi se demander pourquoi notre Musée National n'a pu trouver un recoin prjur y abriter ces témoins vénérables des civilisations orientales. Tout s'explique, si l'on se souvient. qne >ac<>lkc^ciû>t assyrienne, reléguée provisoirement dinsl'auditoireXiV, appartient a l'Université, qui lr>ge sous le ménje toi;' que le Polvrcchnicum. I^ but de cet opuscule- «:st. de rendre hommage a deux de nos compatriotes, qui fur^e^r- dés jrâniers a pressentir l'avenir glorieux de l'assyriolr^gie et s^in importance mondiale. Julius Weber, de Z-rich, a exécuté des fouilles dans une des capitales de l'Assyrie et a fait don a sa ville natale de spécimens intéressants de l'art ninivite. Joseph Grivel, de Fribourg, s'est initié aux secrets de la langue et a pris part au déchiffrement d'une des inscriptions de la collection Weber. Nous passerons en revue quelques uns des objets les plus importants de cette collection et terminerons ccrre notice par quelques réflexions sur les travaux de GriveL

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KI'<)»Jl K 1»K 11«il,ATH PILKSKR IV

Nous tenons à remercier ici Madame Kummer-Weber, a laquelle nous sommes redevable de quelques indications biographiques sur son père, M. Weber-Locher ; M. le professeur Hugo Blùmner, qui nous a permis de faire photographier quelques documents ; enfin M. Rudolf Juker, bibliothécaire du Musée National, qui a bien voulu nous communiquer les procès-verbaux des séances de la Société des Antiquaires de Zurich.

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