av. J.-C
Catalogue N"^ i33, 184, i35.
Nous n'avons pas cru devoir reproduire ici les sujets connus de l'iconographie assyrienne, qui représentent des génies ailés (et non pas le roi, comme le suggère le catalogue) qui encadrent l'arbre sacré '. Ce qu'on appelle l'arbre de vie n'est qu'une image stylisée de la vigne, ainsi que me l'ont affirmé deux botanistes de Genève, MM. les professeurs Chodat et Briquet. Qiiant aux prétendus cônes de pin que présentent les génies, ce sont des grappes de raisin. Nous espérons traiter ces questions ailleurs. Le monarque aimait a contempler, sculptés sur les murs du palais, les génies favorables qui le saluaient. Les inscriptions ne nous ont pas encore fourni la solution de plusieurs de ces symboles qui ornaient les demeures royales. L'on a beaucoup disserté sur ces personnages et des hypothèses innombrables se sont donné carrière, jusqu'au jour où M. lîeuzey a posé un certain nombre de règles d'interprétation, basées sur une saine «lecture archéologique»
' Le plus récent travail sur ce symbole est celui de von Luschan Enlstehunf^' und HcrKunft ,icr Janischen Saule. Leip^iR, Hinnchs, 191J.
INSCRIPTION D'ASSOURNAZIRABAL
Le texte et la traduction ont vté publiés pour la première fois par Joseph Grivel sous le titre : Inscription cnn/'il'orme du Musée de /uric/t, septembre IS07. L*auteur a fait lithographier son travail à Frilx^urg. Nous ne connaissons pas la seconde édition du mémoire qui a paru l'année suivante, avec un commentaire justificatif, et qui est rédigé en allemand. La bibliothèque cantonale de Fribourg possède une dizaine d'exemplaires du premier mémoire.
En 1879, Eberhard Schrader a fait paraître à Berlin une édition de l'inscription accompagnée d'une traduction, intitulée InscJirifl AssurnusirltdUah : enfin le texte seul avec ce titre : Standard Inschrift KOuig Asurnasirabal's. Le travail de Schrader donne le texte d'après la collation des inscriptions de Londres, Berlin et Zurich. L'on sait que le document royal a été tiré — si l'on jx-ut s'exprimer ainsi — à plusieurs exemplaires, qui se rencontrent dans divers musées, Londres, Paris, Berlin, Constantinople, Munich, La Haye et Zurich.
L'édition la plus récente de ce qu'on a nommé la Standard Inscription est celle de L W. King dans les Aimais of thc Kini^s of Assijria^ edited by E. A. Wallis Budge et L. W. King, p. 212.
Le palais d'Assourn;izirabal s'élevait sur la partie nordouest du tumulus de Nimroud, où Weber a découvert les bas-reliefs et l'inscription en question. * Un palais de cèdre, dit l'inscription, un palais de cyprès, etc., j'élevai pour
l'éternité de l'argent, de l'or, du plomb, du cuivre,
du fer, le butin des pays conquis, je pris et entassai dans le palais ». Le mémorial des hauts faits des rois d'Assyrie se
compose en général de deux parties ; dans la première, le récit des campagnes, dans la seconde, l'histoire de la construction du palais. La dalle de Zurich résume tout cela en vingtdeux lignes.