‹ Notice sur quelques monuments assyriens à l'Université de ZurichChapitre 6 sur 12 · II- \, - ...■■-■- •; •' i · texte numérisé non relu

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n'avait-il pas ouvert ses portes à celui qui revenait avec les honneurs du triomphe ! Ce sont quelques-uns de ces hauts faits que traduisent les tableaux militaires que nous avons reproduits ici. Ils attestent que Tarmée assyrienne est puissamment «»rg;inisée au huitième siècle avant notre ère ; elle est, écrit Maspero, < une machine de guerre, la plus fd-rmidable qui eût menacé TAsie >. A son approche, les peuples se désolent et le prophète se fait l'écho de leurs lamentations.

Cesi pourquoi je pleure, comme pleure Jazer

Sur les vignes de Sabama ;

Je vous arrose de mes larmes,

Hesbon, Eiealê ;

Car sur vos fruits cl sur voire moisson

Esl venu fondre !e cri du prcssureur.

La joie el ra!Iêi;resse onl disparu des vergers ;

Dans les vignes, plus de chanis.

Plus de cris de joie;

Le vendangeur ne foule plus le vin dans les cuves;

J*ai taii cesser le cri joyeux du pressureur;

Aussi mes enirailles frémissenl sur Moab,

Comme une harpe ;

El mon cœur sur K.ir Harès.

(EsAit XVI, 9 suiv.).

Voici le siège d'une ville ennemie perchée sur la montagne, opiniâtrement défendue contre les piquiers, suivis par d'agiîes archers. Ailleurs, des personnages en longues robes font le coup de flèche, abrités derrière de hauts pavois en équerre, et soutiennent le ch(K des doryphores. \ji bataille terminée, c'est la présentation des tètes coupées, pour qu'il en soit fait mention dans les récits officiels. L'artiste, parfois, représente le roi lui-mcme qui, participant a l'assaut viipr*. î^ie, décoche la floche. Il ne peut en être autrement, c'est sa personnalité seule qui a de la valeur dans l'histoire. I/art assyrien exprime avant tout la force; sa

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beauté réside dans l'énergie brutalement déployée. C'est de < l'activisme > en sculpture.

L'explorateur anglais Layard, dans son livre Sinevch and Uabylon^ p. 6i8, a communiqué un bas-relief, qui représente Tiglathpileser IV sur son char. Il a la main droite levée et tient dans la gauche un lotus bleu. Dans les Monuments de Ninive de Botta, tome II, pi. 113, nous voyons également le grand Sargon, sur son char, ayant dans la main un lotus. Et c'est en réalité un lotus bleu, l'explorateur de Khorsabad ayant remarqué des traces de coloration sur les bas-reliefs du palais qu'il a découvert. Le lotus, qui est répandu à profusion dans la décoration assyrienne, n'appartient pas à la flore mésopotamieiine. L'on ne saisit pas pourquoi il joue un si grand rôle dans l'iconographie. Il y a là, évidemment, une influence égyptienne indéniable. Il ne faut pas s'en étonner ; on a d'autres exemples de cette influence ; qu'on se reporte au symbole d'Assour, qui est le cercle ailé égyptien, encadrant le buste du dieu national de Xinive. Cet emprunt tardif à l'Egypte a été signalé par M. Heuzey, dans les Mélanges Penot (p. 179 de l'Extrait). On retrouve le lotus bleu sur ini bas-relief colorié, découvert à Khorsabad par Botta {Moruuncnts de N/nii'e, tome I, pi. 43). Il s'agit d'un génie aptère, la tête ceinte d'une riche couronne, qui porte sur son bras un ibex et présente la fleur bleue.

Ailleurs, au lieu du lotus, le roi tient dans la main un bouquet de pavots (Lenormant, lissai de commentaire des fragments cosmogonifjues de lie'rose, p. 136 ; Choix de textes cunéiformes, N" 76, p. 173; Layard, Monuments of \inere/i, First Séries, pi. 63). Il est inutile d'allonger cette digression ; il suflît de remarquer que deux fleurs tiennent une place d'honneur dans la décoration assyrienne : le lotus bleu et le pavot. I^s plaques de Zurich ont

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conserve de courtes inscriptions que nous avons publiées dans le mémoire précité. Il faut y faire deux retouches ; ajouter un a/ devant mal Tn-na-n-a^ et, a la ligne suivante changer // en »->-f <y (?) schcn-rat, etc.

Tiglathpileser IV est un des grands noms de l'histoire du vieux monde oriental, et l'Ancien Testament le mentionne dans le second livre des liois, au quinzième chapitre : «. Phul, roi d'Assyrie, vint dans le pays et iMenahem donna a Phul mille talents d'argent pour qu'il lui aidât a alTermir le royaume dans sa main. » L'Irlandais Ilincks annon<,a, dans YAtltcmiiini du 3 janvier 1852, qu'il avait déchiffré le nom du roi d'Israël « M'unJiimmu de Sameriiid » (Samarie). Cette belle découverte fit sensation, et montra tout le bénéfice que l'exégèse biblique pouvait retirer de létude des cunéiformes. L'on a pendant longtemps contesté l'identité de Phul avec Tiglathpileser IV, identité que H, Schrader avait toujours soutenue. Elle est actuellement admise par tous.

BRIQUES DE NEBUKADNEZAR

iV«^ 9/, ^2, q3, g4, g5, gô.

Les ruines de Babylone sont très riches en briques de la dernière >. [xx^ue chaldéenne. Il s'en trouve dans la plupart des musées de l'Europe, et Je me souviens d'en avoir vu dans un musée de l'Inde. Elles immortalisent le nom de Nebukadnezar et rappellent qu'il a bâti rF>saggil de Babylone et l'Ezida de Borsippa, deux sanctuaires illustres de Chaldée. Une des six briques de Zurich (N** 96) est moins lisible que les autres et renferme trois lignes ; le commencement en est fruste. Schrader, qui l'avait examinée, disait à la Société des Antiquaires (séance du 12 décembre 1868) :

jjà?^:.^^:?-^^'',^?::^ t)^:s!^^^i^f:cixl^^^^<f^^

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< Eine dreizeilige undeutlich und bis auf den Stadtnamen Babylon nicht lesbar. > L'on distingue en réalité quelque chose de plus, et la troisième ligne porte :

scha il \abii-abnl utsur scli(trrii Ka-din^ir-ra'ki.

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