‹ Notice sur [ses] travaux scientifiquesChapitre 6 sur 9 · XI.VH · texte numérisé non relu

XI.VH

Expériences relatives a l'absobptïoïc des liquides par les feuilles ^

(Adansoniay 1, 328.)

l" Expérience. — Reproduction, avec qudques modifications, de la 52* expérience de Haies. Denx feuilles égales, pcalées sur un rameau unique, sont plongées Tone dans Teau, Fautrc dans l'air. L'eau absorbée par la première suflSt à maintenir la fraîcheur de la seconde.

2« EaypérieHce. — Une branche feuillée d'arbre pleureur est plongée dans un ballon plein ^eau. Les antres causes de perte étant supprimées, Teau baisse graduellement dans le col cyKndrique du ballon. On cube le volume de la portion do col qui s'est vidée et Ton arrive, pour la totalité d'un grand nxbre, à un chiffre énorme de liquide absorbé.

3* Expérience. — Un ballon plein d'eau, dont le col est étroit, ne perd que fort peu de liquide par le fait de Vévaporation. La perte n'est pas proportionnelle au temps et peut même être à peu près complètement négligée.

4* Expérience. — Une branche d'arbre pleureur étant plongée dans un ballon plein d'eàu, à col ouvert, le liquide baisse d'une quantité notable, et la perte n^étant que fort peu due à l'évaporation doit s'attribuer en presque totalité à l'absorption par les feuilles.

XLvni.

llpH LA RÉGULARITÉ TRAlf SITCHRE DE QUELQUES FLEURS niRtGmjèRES^.

{Adansonia, y, m.)

L'organogénie démontre que, dans certaine Scrofulariées, Âcanthacées,. etc., les fleurs naissent irrégulières, deviennent ensuite régulières par suite de rinégalité d'accroissement de leurs différents organes» puis> par la même cause, reprennent définitivement leur irr^ularité primitive, ou une autre.

. xux. •

N'OTE sua UNE PRODUCTION ANORMALE CHEZ LES PODOCARPUS.

(Bulletin de la Société botanique de France, t VI, p. S9.)

Les rameaux de ces {Nantes portent qu^i^fois des masses çdiamues et succideDtesqui présentent l'esped; d'une baie ou de certaines galles. Mais' l'étude du développement de ces productions nK>ntre qu'elles sont dues à la transformation de quelques bractées ou feuilles caulinaires, lesquelias subissent ici les modifications qui se rencontrent normalement dans les bractées florales.

Sur une Protéagée et une Laurinéb poltcaepsuJis.

(AdoMoma, 11^ ^2.)

Un Lambertia et un Souafras ont présenté, comme il arrive assez souvent dans les Légumineuses, des fleurs pourvues de plusieurs carpeHes indépendants, au lieu d'un seul.

Etude d'une Crucifère a fleurs monstrueuses.

(Adaneonia^ U, 306.)

Sur les fleurs d'un Bunias monstrueux, on rencontare jndifféreij^ent des placentas pariétaux, ou axiles. L'ovaire peut être ouvert, a^^ les ovules insérés sur les bords des feuilles carpellaires étalées ; ou bien ces feuilles ne portent rien, et les ovules^ plus ou moins transformés, sont portés sur un corps central qui ressemble à un bourgeon ou à un rameau*

On peut conclure à volonté, de ces cas monstrueux, ou que la placentation des Crucifères est axile, ou qu'elle est foliaire. Il convient donc de se demander, en présence dé pareils faits, « si ?étude des monstmosilés est bien propre à nous éclairer sur la nature inôrpbologique des organes?»

. U bU. •

Sur des fleurs monstrueuses db Sinapis arvensis.

(Adansoniay l\h^i,X.XlL)

Dans ces fleurs monstrueuses, tantôt les placentas sont pariétau}^ et plus ou moins proéminents dans Viotérieur de la cavité ovarienne, et tantôt on voit, à la base de Tovaire, un petit axe presque central et libre qui porte, Où des ovules modiflés, ou des bractées, ou une fleur, ou même une petite inflorescence. Il y a môme des ovaires dans lesquels on trouve à la fois plusieurs fleurs bien constituées et portées à la base sur un axe commun, et sur les parois, non-seulement des ovules avortés de formes et de dimensions très-variables, mais encore, et surtout à la partie supérieure des placentas, des fleurs incluses portées sur un petit pédicelle. On pourrait tirer de Texamen de ces anomalies un bon nombre de conséquences contradictoires. Mais nous concluons ainsi : n il y a peut-être des botanistes qui ne voudraient tirer de ces anomalies aucune conséquence. Ceux-là auraient peut-être raison de dire : cette monstruosité prouve seulement qu^il y a des monstruosités qui ne prouvent rien » .

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