ANALOGUES
: (Adansoniat V, 179.)
Les types amoindris réunissent et confondent les espèces et les genres. Il en est de môme pour certaines familles. Le genre Aucuba^ dicline, réduit à un ovaire infère, uniloculaire, uniovulé, représente une Cornée amoindrie, dégénérée. Toutes les familles voisines comprennent un ou plusieurs types analogues qui sont : le Mastiœia et VArthrophyllum pour les Araliacées; le Griselinia auquel est réuni le Decostea, comme simple section ; les Illigera pour les Gyrocarpées ; VHemandia rapproché à tort des Thymélées; le Gronovia et le Cevallia pour les Cucurbitacées; VAlan^ gium et le Rhyiidandra pour les Alangiées; le Nyssa pour les Gombréta-
cées; r^ippun* pour les Haloragées; le Cynomorium; T Werfyosmum pour les Chloranlhacées; les Platanes; les Vibumum pour les Caprifoliacées. Tous ces genres ont, en eflTet, un ovaire infère, uniloculaire, avec un seul ovul ordinairement suspendu.
Ce travail renferme des analyses rectifiées des NyssUy des Hernandia, des Cevallia et des Gronovia; un groupement nouveau des Alangiées considérées comme section des Cornées» et l'opinion que les Hernandiées sont simplement des Illigérées à fleurs dont les sexes sont complètement séparés.
cvra.
Sur l'obganisation et les affinités du Dissoubna vertigillata.
(Adansonia^ iV, 378, t. XIL)
Ce genre rapporté par Loureiro à la famille des Apocynées, en fut exclu par MM. de Candolle père et fils qui l'attribuèrent auxVerbénacées.
1 1 liinte^ qui fleurit dans nos serres et qui n'avait pu être reconnue, doit être replacée là où l'avait mise Loureiro, c'est-à-dire parmi les Apocynées, dans la tribu des Plumériées et la sous-tribu des Tabernaemontanées.
Observations sur l'organisation des fleurs dans le genre Apogynum, *
{Adansonia, III, 8.)
Les Apocynées sont classées parmi les Monopétales hyp(^ynes. Cependant il est démontré ici que les Apocynum ont le réceptacle floral coticave et riiiscilion périgynique. C'est encore un exemple du peu de valeur de rinserlion pour la détermination des affinités naturelles. En même temps les anthères de certains Apocynum sont remarquables par l'avortement partiel de leur demi-loge extérieure ; fait qui rappelle en partie ce qu'on observe dans les élamines des Béribéris.
ex.
Prbmibr mémoire sur les Loratithagées.
{Adansonia, II, 330, t. IX, X.)
« L'auteur examine successivement, dans ce travail, la structure florale àes Myzodendron, Arjona, Quinchamalium, Santalum^ Tliesium, Stolidiuy Lavallea, Henslowia^ Exocarpus, Cansfera^ Anthobolus^ Viscum, et de quelques autres plantes appartenant à différentes familles (Santalaoées, Liriosmées, Olacinées, Myzodendrées, Opiliées, Cansjérées, Anthobolées^ Loranlhacées), qu'il réunit sous le nom d'Ordre des Loranthacées.
On sait que Tovaire adhérent des Myzodendron est partagé à sa base en trois loges incomplètes et enlouré d'un bourrelet saillant. M. J.-D. IIooker a regardé ce bourrelet comme la portion supérieure libre, mais trèscourte, d'un calice soudé plus bas avec le pistil. Pour M. Bâillon, cet organe n'est qu'un épaississement de l'axe pédonculaire, analogue au çalicôde des Santalacées, il se développe tardivement, après l'apparition des ovules. Quant aux cloisons incomplètes, elles sont pour lui de nature axile, et tiennent à un inégal accroissement des différentes portions du réceptacle. — L'ovaire de YArjona tuberosa Cav. occupe également la concavité d'un réceptacle en forme de bourse, dont le bord s'épaissit à un certain âge en un bourrelet charnu. Mais YÀrjona possède une fleur hermaphrodite el périanlhée, tandis que celle du Myzodendron est unisexuée et nue. Le Quinchamaliunt est très-voisin de VArjon^ et pourrait lui être réuni; son ovaire présente trois cloisons incomplètes alternant avec les ovules, comme dans les genres précédents. — L'enveloppe florale unique des Arjonœ et des Quinchamalium est une corolle, parce que toutes les pièces de ce verticille se développent sinîultanément. L'auteur étend cette interprétation aux fleurs des Cornées, Ampélidées, Santalacées et Loranthacées; rappelant que M. Miers l'avait déjà adoptée pour les Olacinées, et M. Alph. de CandoUepour les Santalacées. M.Baillon a étudié l'organogénie du Santalum album sur des rameaux de tout âge recueillis dans l'Inde, aux environs de Bombay, et arrivés à Paris trois mois après, parfaitement conservés dans l'alcool, il a confirmé jiar ses propres recherches l'évolu-
tîon du sac embryonnaire du Santalum, décrite il y a une trentaine d'années par Grifïïth. Continuant ses étudoîî par l'exoraen des Thesium, il y a constaté, comme sur le Smitalum, Tapparition simultanée des fbliolw périgoniales, ainsi que sur les Choretrum, les Myoschilos, les Leptome* m, les Olax à fleurs distiques, les Groutia du Sénégal, VOpUia acumi'^ nafa Wall, et les Leptonium qui sont congénères.
Il donne ensuite des détails sur le calicode, regardé par quelques botanistes comme un calice, et qui n*est qu'un épatement pédonculaire^ lequel se remarque dans la plupart des familles étudiées dans ce mémoire^ Quelquefois il existe plusieurs bourrelets semblables, ce que Ton voit nettement, dit Fauteur, dans le jeune fruit de VAnacolosa Pervilleatia^ espèce de Madagascar. Poursuivant les considérations qu'il vient de pré^ senter sur Yasépalie, M. Bâillon arrive àregarder comme asépales, nonseulement les Monotropa, mais une partie des Rubiacées et la plupart des Synanthérées, Dipsacées et Valérianées. Selon lui, la portion adhérente du calice n'a jamais existé dans les genres Galium, Asperula, Rubiq. Les six folioles qui se trouvent en dehors de la corolle du Sherardia pourraient bien n'être, dit-il, que deux bractées opposées, [accompagnées chacune de le^irs stipules latérales. Les collerettes qui entourent la corolle des Pa/rînta, des Valerianay des Centranthtis et des Fedia^ et qui sont parfois décomposées en un grand nombre de languettes, sont enctore pour lui des bourrelets pédonculaires analogues à ceux des Loranthacées.
M. Bâillon décrit ensuite deux nouveaux genres : Stolidia et Lavallea. Le Siolidia {St. Mauritiana H. Bn) est fondé pour des plantes rapportées de rtle Maurice par Gommerson ; il se distingue dans les Olacinées par sa corolle à préfloraison imbriquée. Le genre ÎMvùllea ( L. philippinen^is H. Bn, Cum. exsicc. n"" 848 ; L. zeylanica H. Bn, Thw. exskc, n° 1237), est une Santalacée à fleur pentamère complète/L' auteur montre plus loin les rapports étroits qui unissent les Santalacées aux Olacinées. Les Strombosia peuvent être définies des Lavallea à ovaire supère, et les Henslotvia des Lavallea asépales. V Henslotvia heteranlha appartient bien à ce dernier genre. 11 s'occupe ensuite des Exocarpus, au sujet de l'ovaire desquels M. De CandoUe était demeuré dans une grande indécision; M. Bâillon considère comme des sacs embryonnaires de longues cellules
qui se développent au fond de la loge ovarienne, se dégageant du centre d'autres cellules basiliaires qui forment un ovule dressé et réduit au nucelle. Ces sacs embryonnaires s'allongent de bonne heure par leur partie supérieure, et chacun d'eux constitue ainsi un grand poil creux qui s'insinue de bas en haut dans l'orifice supérieur de Tovaire ; c'est dans son extrémité supérieure que l'embryon^se forme. — Le genre Cansjera ne diffère des Opilia que par un caractère de nûnime valeur, la forme du réceptacle floral. Les Opilia, et par conséquent les Groutia, ont aussi le gynécée des Catufera. — L'organisation du Lepionurus silmstris Bl. est encore très-analogue. — Les Antlwbolus^ malgré leurs grandes affinités avec les Eœocarpus, qui les rattachent aux Santalacées, sont intimement unis aux Loranthacées. Leur ovaire se compose en effet d'une paroi épaisse renfermant une cavité centrale de la base de laquelle naît, dans un bouton très-jeune, un petit mamelon conique formé de cellules lâchement unies et plus allongées dans le sens vertical que transversalement. M. Bâillon signale l'analogie de la fleur femelle de YAnthobolus avec « le prétendu ovule nu des Conifères» . L'auteur discute ensuite lés différentes opinions produites sur la structure de l'ovaire du Gui ; il se range à celle de M. Hofmeister. » {Rev bibliog. Soc. bot. \, 112.)
Deuxième Mémoire sur les Loranthacées.
{Adansonia, lU, 50, t. ilL)
a Nos lecteurs ont vu,' dans le précédent numéro du Bulletin^ l'analyse du premier mémoire de M. Bâillon sur le même sujet; ils savent que l'idée fondamentale qui préside à ces recherches est l'assimilation des Loranthacées, Santalacées, Olacinées, Anthobolées, etc., et leur fusion en UQ ordre unique qui porte le nom d'Ordre des Loranthacées. L'auteur confirme cette opinion par de nouveaux détails dans son deuxième mémoire. Il montre que la seule différence qui sépare les Olacinées des Santalacées est relative à la situation de Tovaire, qui est en général supère dans la première de ces familles et infère dans la seconde. Mais il rappelle que des différences analogues existent dans les Primulacées et les Saxifrages
et -qu'elles y sont acceptées par tous les botanistes ; et d'ailleurs il prouvé que la famille des Olacinées elle-même renferme aussi des types à ovaire infère, par exemple les Liriosma. 11 ajoute quelques détails sur le Pseudaleia de Du Petit-Thouars, qui doit, selon lui, rentrer dans le genre Olax, ainsi que Ta dit Willdenow ; il s'occupe aussi du genre Heisteria L. , qui possède un ovaire Iriloculaire, et indique les transitions nombreuses qui relient ce genre aux Olax, et aux Thesium à ovaire uniloculaire et à placenta central libre. Les Ximenia sont pour lui des Heisteria à fleur tétramère. Ces plantes ont des étamines en nombre double de celui des pétales; ce nombre devient quadruple dans un genre nouveau que l'auteur décrit et figure sous le nom de Coula. C'est le nom qui est doniié à ce végétal par les indigènes du Gabon, d'où M. Aubry-le-Comte en a rapporté, des échantillons fleuris et des fruits en 1845; le Coula est un arbre trèsremarquable, dont les graines fournissent un aliment recherché. L'espèce unique est le Coula edulis H. Bn.
L'auteur revient ensuite sur l'idée principale qui préside à ses recherches, à l'occasion du Gênera plantarum de MM. Bentham et J. Hooker, qui placent les Olacinées dipérianthées bien loin des San talacées à fleurs monochlamydées. Il puise dans l'organisation du genre ScAœp^a un nouvel argument pour confondre entièrement les deux ordres des Santalacées et des Olacinées. 11 s'occupe ensuite du genre Jodina Hook. el Arn. {Ilex i^scifoUa Lam.) qui doit, suivant lui, faire partie du groupe des Opiliées.
Il cherche ensuite gur quels caractères absolus on pourra établir des coupes secondaires dans le grand ordre des Lorâiithacées. Il en vient à diviser cet ordre en quatre sous-ordres, d'après la direction des ovules et la situation de l'ovaire: les ovules ascendants caractérisent les Loranthinées, dont l'ovule est tantôt adhérent [Loranthus^ Viscum), tantôt libre {Exocarpus, Anthobolus); les ovules descendants caractérisent les Santalinées, dont l'ovaire est également tantôt adhérent {Myzodendron, ScRœpfia, Anacolosa^ Lavallea, Henslowia, Liriosma^ Pyrularia, Thesiunij Santalum^ etc.), et tantôt libre {Heisteria, Cathedra, Strombosia. Stolidia, Olax, Cervantesia, Opilia, Lepionurus, etc.).
L'auteur étudie ensuite un certain nombre de genres qui doivent être
séparés de l'ordre des Lorantbacées : le Tripetaleia Sîeb. et Zucc, qui se rapproche des Éricinées ; le Bursinopetalum Wight, qui doit trouver sa place dans les Araliacées, en prenant le nom de Mastixia Blume ; le Balanites, qui a de Tafflnité avec les .Méliacées. Les Icacinées, qui, selon M. Bentham, forment une tribu de l'ordre des Olacinées, en sont fort éloignées par M. Bâillon, qui regarde le périanthe, la situation des étamines et la structure du gynécée comme fort différents dans ces deux familles, et considère les Icacinées comme faisant partie de la famille des Ilicinées ; il entre à ce sujet dans une longue discussion.
Les Lorantbacées, ainsi limitées par Tauteur, se rattachent aux Cornées par les genres à ovaire infère et à loges presque complètes; aux Ilicinées par les types à ovaire cloisonné également d'une manière incomplète, mais libre et supère ; aux Gymnospermes par les genres à ovule unique, dressé sur un placenta central et réduit au nucelle ; enfin, parmi les familles à corolle gamopétale, principalement aux Primulacées et Myrsinées, dont le périanthe est tantôt supère, tantôt infère, dont la placentation est centrale- libre et dont les étamines sont en générai oppositipétales.
Ce travail est terminé par une révision des genres connus de l'auteur, dans laquelle il supprime, autant que possible, l'exposition des caractères décrits partout, pour lesquels il renvoie en général au Prodromusy aux suppléments de Walpers et au Gênera d'Endlicher. Cependant cette exposition occupe vingt-quatre pages; l'auteur y caractérise les genres Viscum Tourn., Arceuthobium Bieb., Castrœa Saint-Hilaire, Tupeia Cham, el Sblecht., Ginalloa Korlh., Eubrachion Hook. f,, Phoradendron Nutt., Eremolepis Griseh., LoranthusL,, Anthobolus^.Br., Exocarpus hsbiW., avec deux espèces nouvelles: £. sandwioensiselE. Casuarinœ; My^odendron Banks et Sol., Antidaphne Poepp. et EndL, Smtalum L., Coirpoon Berg., Osyris L., Thesiumh., Thesidium Sond., Choretrum B.Br. LeptomeriaR. Br., MyoschilosR. etPav., iVanodea Banks, Arjona Cav., QuincliamaliumiAol, Pyrularia Micb., Hensbwia Bl., Buckleya Torr., Lavallea H. Bn, Schœpfia Scbreb., Anacotosa Bl., avec une espèce nouvelle A. PerviUeana; Liriosma Pœpp. et Endl., (Max L,, avec aeuf espèces nouvelles: 0. PerviUeanay 0.? quercina^ 0. psittacarumy OJ
Bivoiniana^ 0. Bemieriana^ 0. Breonii^ 0. Thouarsianay 0. gambe-eola et 0. muUifiora; Ptychopetalum Benth., Cathedra Miers, Agonandra Miers, Opilia Roxb., avec deux espèces nouvelles: 0. mantUana et 0, Cumingiana; Cannera Juss., Champereia Griff., Cervantesia R. et Pav., Jodina Hook. et Âru., Aptandra Miers, Sirombosia El., Siolidia H. Bo, Heisteria L, et Ximenia Plum.» (ijet;. bibliog. Soc. bot. X, 165.)
cxn.
Études sur l'herbier du Gabon du Musée des colonies françaises.
(Premier article» Adansonia, V, 360, L VIIL — Second article, ibid.y VI, 177, t li-V.)
Le Musée des colonies françaises possède un herbier dont le volume esl encore peu considérable, mais dont Timporlance est déjà grande, aussi bien pour la botanique scientiQque que pour les applications pratiques. Les plantes du Gabon, nouvelles en grande partie, recueillies par MM. Griffon du Bellay et Duparquet, présentent un grand nombre de faits nouveaux et intéressants. Jusqu'ici, celles qui appartiennent aux familles des Dilléniacées, Anonacées, Ménispermées et Légumineuses ont été décrites, et leur description a donné lieu à un grand nombre d'observations qui intéressent la pratique. Nous indiquerons principalement les points suivants : Poivre de Guinée, Muscade de Calabash. Les Jateorhiza ramenés au genre Chasmanthera. Création des genres nouveaux, de la famille des Légumineuses : Didebtia, Griffbnia^ Baudouinia^ Duparquetia. Réunion des Anthonota aux Vouapa d'Aublet, etc.
cxin.
Observations sur les Saxifragées, l'organisation, les rapports et les
LimTES DE cette FAMILLE.
(Premier article, Adansonia^ V, 282. — Second article, t6td> VI, 1.)
On a dit avec raison qi^ la famille des Saxifragées présentait, nonseulement entre les divers genres qui la composent, mais encore entre les divei^es espèces d'un même genre, toutes les variations possibles dans les
caractères que A. L. de Jussieu considérait comme de premier ordre. Cettîe vérité s'applique non-seulement au c Sixifragées proprement dites, mais encore aux groupes qui, de Tavis de presque tous les auteurs, doivent leur être réunis : les Cuuoniacées, Escalloniées, Hydrangées, etc. De même qu'on fait rentrer dans le genre Saxifrage des espèces à ovaire supère et à ovaire infère, nous rapprochons des Escalloniées les Pilto^porées qui n'en diffèrent que par ce caractère. Les Anopterus étant, conformément à Topinion de R. Brown, réunis aux Escallonia^ nous faisons rentrer dans les Saxifragées les Brexiacées qui ne diffèrent aussi d'une manière essentielle de Y Anopterus que par la situation de l'ovaire. L looerba qui appartient aux Brexiacées, crée en même temps, par ses loges pauciovulées, une relation entre celles-ci et les Célastrinées. Il eu est de même des DuUmgia dont la placentation nettement pariétale fait une véritable Saxifragée. Les Bruniacées seraient dans le même cas que les Ixerba^ quant au petit nombre des ovules ; mais leur placentation est souvent aussi pariétale, et, par leur inflorescence, elles se rapprochent surtout des Codia et des Callianna. Les Lonchostoma^ Bruniacées à ovules plus nombreux, ressem* blent plus encore à la plupart des Saxifragées, et mènent aux Rhodoleia dont les placentas sont pariétaux et par l'intermédiaire desquels les Hamamélidées viennent toutes se joindre à ce groupe de plantes. Les Styracifluées sont désormais inséparables des Rhodoleia ; et comme en môme temps les Saxifragées peuvent avoir des carpelles totalement indépendants les uns des autres, elles deviennent limitrophes, des Rosacées auxquelles les J?ucrypAtaet les Aauera les rattachent d'une manière indissoluble. Quant aux Philadelphées, elles ne sont que des Saxifragées à ovaire infère et à loges complètes ou à peu près. Le Fendlera et le Jamesia achèvent la réunion des deux groupes. Les Polyosmées de Blurae sont très-voisins des Dulm^a. En somme, nous réunissons dans l'ordre des Saxifragées, tel que nous le comprenons : les Saxifragées et les Cunoniacées, les Francoacées, les Bauérées, les Escalloniées, les Argophyllées qui tiennent à la fois des Escalloniées et des Brexiacées, \esCarpodetusy très-voisins des Argophyllum, les Hydrangées, les Philadelphées , les Eucryphiées, les Codiées, les Bruniacées, les Hamamélidées, les Loncbostomées, les Rboiloléiées, les StyraciQuées, les Bucklandiées, les Dulongiées, les Pittospo-
rées et les Brexiacées, enfin les Grossulariées qui ne diffèrent des Sa&ifragées que par la consistance de leur péricarpe. Dans toutes ces plantes^ la situation de l'ovaire par rapport aux autres parties de la Ûeur^ et l'étendue des placentas qui demeurent pariétaux ou se rejoignent au centra, sont des caractères ici trop variables pour pouvoir être pris en considération. La présence ou l'absence des stipules ne saurait avoir une plus grande valeur; nous avons démontré que ces organes existent, quoique peu développés, dans les Brunia où Ton contestait, leur existence.
ÉLOGE DE M. MoQUIN-TaNDON.
(Prononcé à la séance de rentrée de la Faculté de médecine, le 3 novembre 186/(.)
Cet écrit, d'une nature toute particulière, n'est indiqué ici qu'à c^use des opinions, propres à l'auteur, qu'il contient sur la subordination des caractères, la valeur de» faits tératologiques, les caractères absolus, etc.
Classement de l'Ëcolb de Botanique de la Faculté de Médecine.
{Âdansonia, IV, 241 .)
Classement, propre à l'auteur, des différentes Familles de plantes cultivées dans les jardins botaniques, déduites les unes des autres, par les caractères différentiels. Enumération, à la suite de chaque famille, des plantes qui intéressent la médecine, avec renvoi aux ouvrages classiques qui en ont ti:aité en détail.
•UVRACiES^ EM VOIE DE PIJBIilCATHIN.
Leçons sur les Familles naturelles, par M. Pater. (Paris, in-iS).
J'ai publié les livraisons 6 à 10 de cet ouvrage. La livraison 11 est imprimée.
cxvn.
HiSTOniB DBS ChjUVTES.
(In-4®» avec planches dans le texte.)
La première partie, comprenant la Monographie des RenonculacéeSy est sous presse.
CXVffl.
DiCTIONNAIRb\eNCTGLOPÉDIQUE DBS SQENGES MÉDIGALES.
Rédaction d'un grand nombre d'articles relatifs aux plantes Phanérogames et Cryptogames qui intéressent les sciences médicales.
PVBIilCitTlOM PÉRIODigiJi:
SUR MjM. BOTAMigUE.
Adansonia, Recueil périodique d'observations botaniques. (6 ToU gr. in-80, avec planch., 1860-1866.)
Ce recueil a paru tous les mois, depuis cinq ans et demi, avec régularité. Il est actuellement au milieu de son 6' volume annuel. Il a d'abord i été rédigé par M. Bâillon seul ; dans ces dernières années, plusieurs de ses élèves ont coopéré à sa rédaction. H est ouvert à tous les botanistes qui y veulent insérer des mémoires inédits, quelles que soient d'ailleurs les opinions qui s'y trouvent exprimées. t
Paris. — Imprimerie de E. Martinkt, rue Mignon, 2.
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