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ËNUMÉRATION DES EUPHORBIACÉBS CULTIVÉES DANS LES JARDINS BOTANIQUES

DE Paris.

{Àdamoniaf I, 99.)

ÉnUMÉRATION des EuPHORBIACÉES CULTIVÉES DANS LES JARDINS BOTANIQUES

DE Paris (2* partie).

(Adanseniay I, 340.)

Description d'espèces nouvelles, appartenant, 2 au genre PedilanthuSy 1 au genre Croton^ i au genre Mappa, 1 au genre Stillingia,

ReHARQUBS sue une IfOUVEIXE ESPÈCE PU GfEimB MWARDA.

{Adansania, I, 65 )

11 y a à Madagascar un autre Menarda que le pulchella. Op fait ici pressentir que la séparation générique des Phyllanthus et des Menarda ne pourra être maintenue que d'une manière tout à fait artificielle.

Lxxxn.

Sur les limites du genre GErHALOCROTON.

(ii(fan5onta, V, 146.)

Tous les genres énumérés à côté du genre Cephalocroton {EL gen. Eu^ phorbiac.^ 468-475) n'en doivent plus être considérés que comme des sections. Tels sont les Adenogynum, Cenirosiylis^ Adenochlama, etc., qui, mieux connus aujourd'hui^ n*en diffèrent que par le nombre variable des étamines, l'épaisseur des disques, la longueur des filets, etc., caractères de médiocre valeur.

Lxxxjn.

Sur le genre Pierardu.

(Adansoniay IV, 132.)

Les Pierardia rapportés autrefois à tort aux Sapindacées, sont des Euphoi^ biacées biovulées. L*arille de leur graine est dû à un épaississement général de toute la surface de cette graine. 11 y a de% Pierardia à fleurs pentamères et d'autres à fleurs tétramères. VAdenocrepis de Blume est un Pierardia souvent hexaodre. Plusieurs Hedycarpu$ se rapportent aussi k ce genre. Celui-ci appartient, non-seulement à Tlnde et à Java, mais plusieurs espèces croissent également dans l'Afrique tropicale. Deux espèces nouvelles, originaires de cette région, sont décrites à la fin de ce travail.

Monographie des Bux âgées et des STYLOCÉaÉEs. (Paris, grand in-8, 1850.)

Par suite des observations consignées dans la note précédente, Tauteur fut amené à donner une Monographie du nouveau groupe des Buxacées. Déjà, en effet, M. Agardh, dans son Theoria systematis plantarum, et M. Guillard, avaient pleinement confirmé les particularités signalées relativement à la structure, au développement et à la direction des ovules. Ici Torganogénie complète des fleurs a été exposée en détail ; les tiges, les racines, les feuilles, étudiées de même dans leur structure et leur développement. Le groupe des Buxacées a été séparé définitivement desEuphorbiacées pour être rapproché des Célastrinées, dont il constitue un dérivé inférieur en organisation par son apétalie et sa dilcinie.

LesStylocérées, qu'Adrien de Jussieu avait paiement rapportées à un autre groupe, ont été ramenées vers la famille des Buis, dont elles ne diffèrent essentiellement que par Texistence d'une fausse cloison entre les deux ovules collatéraux d'une même loge.

D^ailleurs, M. Ducharlre a résumé ainsi qu'il suit ce travail dans la partie bibliographique du BuUelin de la Société botanique de France ^ où il s'était chargé de ces sortes de comptes rendus :

« I-iCBuis {Buœussempervirens) étant pris naturellement comme type des Buxacées, M. Bâillon commence par en faire une étude détaillée. La plupart des auteurs attribuent des stipules à cet arbrisseau : en effet, vers l'origine des premières feuilles de ses jeunes rameaux, on voit quelques lames étroites et aUongées qui ressemUent assez à des stipules; mais ces prodiictions sianquent au bas des feuilles placées plus haut sur le rameau, et cette circonstance, ainsi que leur structure, montre que ce sont simplement des f6uiUe8impajrfaites.LafleurmftIe,qu'on aararementbien décrite» ,aun calice de & folioles, dont deux latérales, une antérieure et une postérieure, en préfloraison imbriquée, alternative; quatre étamines opposées au calice, ^ales entre elles, à filet libre, robuste, à peine infléchi et à anthère ovale, bilocu-

laire, introrse. Au centre de cette fleur « le réceptacle se continue sous forme d*un organe cuboïde » , dans lequel l'auteur n'a pas vu d'indices de loges. La fleur femelle n'offre aucun vestige des organes mâles; elle ne^ comprend qu'un calice de & à 7 folioles, dont la disposition est variable, et un ovaire à trois loges alternes avec les trois folioles internes du périanthe, surmonté de trois styles dans l'intervalle desquels sont trois saillies larges et déprimées, qui ne sont que les sommités des colonnes placentaires. Dans chaque loge sont suspendus deux ovules collatéraux, anatropes, avec le raphé en dehors, elle micropyle regardant en dedans et en haut. Sur les graines et près de leur insertion se trouve un petit corps charnu, blaiic, en collerette, qu'on appelle à tort une caroncule, car il provient du bile et non du micropyle. — De la description dont nous ne venons de reproduire que les particularités les plus saillantes, l'auteur tire les caractères qui ne se rapportent nullement, dit-il, aux plantes de Tordre des Euphorbiacées. Ce sont : les feuilles opposées, Tabsence dé suc laiteux, la présence de styles périphériques et non terminaux» l'existence de placentas distincts dans leur portion supérieure, le sens de Fanatropie des ovules et des graines, l'absence decaroncule micropylaire remplacée par une production charnue ombilicale; enfin la déhiscence de la capsule, dont les loges et les styles se divisent en deux moitiés. Quelques autres genres viennent, selon l'auteur, se ranger à côté des Buis, dont ils diffèrent très-peu. Le Tricera Sw. n'est qu'un Buis à fleurs mâles pédicellées. Dans \e Pachysandra Rich., l'analogie avec le Buis se montre dans les ovules, dans les styles également excentriques, dans les fleurs mâles, les fruits et les graines; les seules différences consistent en ce que ce sont des herbes à rhizome souterrain, et que, dans leur inflorescence, les fleurs femelles sont au-dessous dès mâles. Ëntin les Sarcococca LindK sont des Pachysandra ligneux et à fruit charnu.

» M. Bâillon examine ensuite en détail tous les organes des plantes de la famille des Buxacées, telle qu'il l'a circonscrite. Pour la tige, il consacre un paragraphe à la structure des rameaux du Sarcococca j un second à celle des tiges du Buis, un troisième à celle des rhizomes du Pachysandra. Il étudie ensuite, en autant de paragraphes : les racines ; les feuilles considérées dans leur tissu, dans leurs nervures et leurs décurrences; les bourgeons, Tinflo^

réscence ; la fleur mâle et ses parties dans leur état adulte et dans leur développement; la fleur femelle examinée aux mêmes points de vue ; enfin le fruit et la graine. 11 ajoute un paragraphe pour les anomalies que lesBuxacées ne présentent que rarement, un second pour les affinités de ces plantes, un troisième pour leur distribution géographique; enfin, dans un dernier, înti*tulé « Botanique appliquée y> , il rapporte les différents usages du Buis. Un appendice placé à la fin du mémoire fait connaître la germination de cet arbrisseau.

jo Cette première partie de la monographie des Buxacées en forme un peu plus de la moitié. La description monographique de ces plantes vient ensuite. L'auteur présente d'abord la synonymie du groupe des Buxacées, le caractère ordinal qu'il lui assigne et le tableau des 3 genres qu'il y admet, distingués parce que les fleurs femelles sont au-dessous des mâles dans les Sarcococca^ qui ont une baie, et dans les Paehysandray qui ont une capsule, tandis qu'elles sont terminales dans le genre BuamSy divisé en 2 sections: EubuœuSy à fleurs mâles sessiles; Triceray à fleurs mâles pédicollées. — La description des genres et des espèces est en latin, suivie parfois d^observations en français. Voici le relevé des espèces nouvelles : Sarcococca salicifolia^ de l'Himalaya; S. zeyïanica^ deCeylan; S. Hookerianay du Sikkim; 5. Zollingeri, de Java. Buœus (Enbnœus) Wallichiana (fi. Umgifùlia Jacqt, Joum.), des monts Kumaon; B. madagascaricahui^.^ Th., msc., des lies Mascareignes;!^. {Tricerà) Vahlii^ des Antilles; B. pulchelUiy de la Jamaïque ; B. Purdianay de la Jamaïque.

» La monographie des Stylocérées est présentée par M. Bâillon à la suite de celle des Buxacées. Le genre Styloeeras, qui compose à lui seul ce petit groupe, fut établi, eu 1824, par Ad. de Jussieu, pour deux plantes de TAmérique équinoxialQ qui avaient été rapportées par Humboldt et Bonpland. Cet éminent botaniste le plaça non loin des Eœcœcaria^ dans sa 5' section des Euphorbiacées. Or les Styloceras n'ont, dit M. Bâillon, aucun caractère commun avec les Euphorbiacées, ni dans les organes de la végétation, ni dans les fleurs femelles, ni dans les fruits, ni dans les graines. Leur pistil est tout à fait celui des Sarcœoeea et des Buis, avec cette différence que chacune des deux loges ovariennes est subdivisée par uxte fausse cloison ; mais les styles ne sont point du tout construits ni implantés comme ceux des

Eupborbiacées^ ei Tovule est absolument eoDstitué comme celui des Buxaoées. <c La position des Stylooérées dans la classification naturelle ne saurai '^ plus être douteuse. Ce sont des Buxacées chez lesquelles les loges sont partagées par une fausse cloison en deux demi-loges uniovulées. . . D^ailleurs le périanthe a disparu dans la fleur mâle et le nombre des étamines est indéterminé. C'est donc un type inférieur aux Buis proprement dits, et qui sert d'intermédiaire entre eux et les Amentacées. Ainsi on pourrait^ après les niicinées, iesCélastrinées, les Stapbyléacées, lesiËgotoxicées, les Buxacées, placer comme dernier terme de la série le petit ordre des Stylocérées. D autre part, il vaudrait peut-être mieux ne faire des Stylocérées qu'une division des Buxacées » , qui formeraient alors deux tribus : les Eubuxacées et les Stylocérées. — La monographie de ce petit groupe comprend les caractères du genre Stylocerat avec sa synonymie, et l'histoire des trois espèces qui le composent.

» Le mémoire de M. Baillori se termine par Texplication des 89 figures que réunissent les trois planches, par une table des matières et par une table alphabétique des espèces. »

De la fabolle des Aueantiacées. '

(Thèse présentée & laPaculté de médecine» 1855.)

ïl suffira ici de rapporter textuellement ce qu*adit de cet ouvrage M. Duchartre, dans le BvUetin de la Société botanique de France (tome H, p. 555) :

« Ce travail est une monographie de la famille des Aurantiacées et des genres qui la composent, à laquelle l'auteur a joint un chapitre qu'appelait nécessairement la nature de son travail, relativement à l'utilité des espèces de ce groupe naturel; il comprend les sept chapitres dont voici le résumé ou le titre :

» I. Caractères généraux de la famille et examen comparatif des genres. — L'auteur examine ici successivement : 1" les organes de la végétation, parmi lesquels les feuilles se font remarquer en particulier, soit par la

dégradation progressive qu'elles présentent, depuis le Bergfcra et 6'ooiitt, oii elles sont imparipennées, a folioles très-nombreuses, jusqu'aux Cilrus et Glycosmis^qui les montrent, d'après l'expression admise, oomposées-unifoliôlées ; soit par Fàbondance des glandes vésiculaires situées à des niveaux divers dans l'épaisseur de leur parenchyme; 2" les organes de la reproduction, que M. Bâillon décrit en détail, pour la fleur, dans deux types (Triphasia trifoliata et Citrus), dont il fait ensuite dériver les fleurs de tous le& autres genres. En procédant de cette sorte, il rattache aux Citriis les Feronia et \esjEgle, dont les premiers en diflTèrent surtout par leur ovaire, seulement à 5 loges, tandis que les derniers s'en distinguent par leurs étamines libres; d'un autre côté, il ramène au type du Triphasia la généralité des autres genres de la famille. Ainsi un Bergera revient à un Triphasia k 2 loges ovariennes uniovulées et à symétrie florale quinaire; un Glycosmis est un Triphasia à symétrie régulièrement quinaire et diplostémone; les Limonia sont des Glycosmis^ mais à loges ovariennes contenant chacune deux ovules collatéraux suspendus ; la superposition des ovules, avec la même organisation florale, donne les Cookia. Les Micromclum et Parami" gnya, également à deux ovules superposés, se distinguent très-peu des Cookia . Les Sclerostylis ont l'ovaire triloculaire du Triphasia^ mais avec deux ovules collatéraux dans chaque loge, et leurs autres verticilles floraux sont quinaires. Du Bergera on peut faire dériver les Murraya à ovaire égalenienl biloculaire, mais avec 2 ovules superposés dans chaque loge, et avec une symétrie quinaire, et les Rissoay distingués par une symétrie quaternaire et les 2 loges ovariennes à 2 ovules collatéraux. Le Clausena a la flieur des Riisoa^ avec ft loges ovariennes à 2 ovules superposés. Le genre i^/a^i^/a a le type floral du Sclerostylis^ et ses 3 ou 4 loges à 2 ovules collatéraux, mais avec des étamines monadelphes en tube continu. Enfin le genre Luvunga a l'ovaire du JRissoa, à 2 loges biovulées, njais avec les ovules superposés, et d'ailleurs ses étamines sont monadelphes. Le fruit est aussi décrit avec détail dans son organisation remarquable et] dans celle de ses graines singulières, chez les Cilrus^ par leur fréquente polyembryonie, tt souvent aussi par leur germination précoce dans l'intérieur du péricarpe. » IL Affinités de la famille et discussion des caractères génériques. — Sous le premier rapport, l'auteur adopte la place assignée par M. Brongniart

aux Aurantiacées, entre les Méliacéeset les Amyridées. Pour la distinction des genres, il admet, comme caractères de valeur supérieure, le nombre des ovules dans chaque loge ovarienne» celui des loges elles-mêmes, enfin la soudure ou rindépendance desétamines. 11 donne le tableau synoptique des genres d'après ces trois caractères, et ensuite il expose (UI) les caractères détaillés de diacun d'eux en les rattachant à li sections : A. Teiphisiées. Fleurs diplostémonées, loges de Tovaire uniovulées. Triphasia Lour. ; Serrera Kœnig; GlyeosmisCortea.. — B. LuiONn3;ES. Fleurs diplostémonées, 2 ovules collatéraux dans chaque loge. Rissoa Arnott ; Sclerostylishlame; Atalantia Corr. ; Limonia Linn. — G. Glausénées. Fleurs diplostémonées, 2 ovules superposés dans chaque loge. Murraya Kœnig ; Clausena Burm. ; Cookia. Sonnerat;? Paramignya R. Wight;? Micromelum, Blume; Luvunga Hamilt. — D. Giteées. Ëtamines multiples, loges multiovulées. Peronia Gorr. ; jEgle, Gorr. ; Citrus Linn.

» Des espèces, des variétés et des monstruosités. — Dans ce chapitre, court et à peu près uniquement historique, Tauteur admet tous les Citrus et leurs nombreuses variétés comme rentrant dans une seule espèce, le Citrus Aurantium. Il s'étend très-peu sur les monstruosités.

» Y. Organogénie de la fleur et développement de la pulpe et des glandes. — L'organogénie florale est présentée d'après le travail de M. Payer sur rOranger. Un paragraphe particulier est consacré au développement de la pulpe qui remplit les loges du fruit mûr de TOranger, et à celui des glandes vésiculeuses, remplies d'huile essentielle^ qui existent en grand nombre à une très-faible profondeur sous la surface du péricarpe. Ge paragraphe intéressant renferme les résultats d'observations microscopiques propres k l'auteur ; il ajoute des détails curieux à ce que Ton savait déjà sur ce sujet.

» YI. Distribution géographique.

i> Yll. Indication des espèces utiles. — Nous nous contentons d'indiquer ces deux chapitres par leur titre. »

MÉaiQIRE SUR LA FAIULLE NS RfiNOMCULÀCÉKS.

{Adansonia, IV, 1.)

et' M. Bâillon a recoQDU, en examinant de près toutes les Reocmculdcées pour la rédaction d'un nouveau Règne n)égétal^ qu'on y pouvait. observa* encore des faits nouveaux qu'il essaye d'exposer daosr ce travail. Il étudie surtout la disposition spirale de laUeur, la forme du réceptacle, la symétrie florale des Renonculacées^ la déhiseenoe de leurs étamines, qu'on ue peut dire extrorses d'une manière générale et absolue, la soudure des carpeUes chez les JNigelles. Il arrive ensuite aux difEârencesdes Renonculacées et des familles voisines. U montre qu'il n'y a aucun caractère invariable, pas même la situation relative des différentes régions de l'ovule^ qui puisse servir à exprimer ces différences. Il conclut en disant que les Renonculacées sont plus souvent des plantes herbacées, mais les Dilléoiacées presque toujours^ ^t les Magnoliacées toujours ies plantes ligueuses. Les Magnoliacées et les Renonculacées perdent leur calice après la floraison plus souvent que les Dilléniacées. Il est exceptionnel que les Dilléniacées soient dépourvues d'arille, et que les Rendu^ulacéesen offrent un rudiment. Les ovaires, les fruits et les ovules peuvent êU*e organisés de la même manière dans les trois types; mais il n'y a qu'uue Renonculacée qui possède un ovule suspendu avec le micropyle dirigé en haut et en dehors {Callianihemum) à l'état adulte. Le Podophyllum offre avec les Renonculacées les affinités les plus étroites. Quant au rapprochement imaginé par Adanson entre les Renonculacées et les Alismacées, ce rapprochemeut, dit l'auteur, eit des plus conformes aux méthodes dites naturelles, qui sont souvent obligées de négliger même un caractère de première valeur.

» L'auteur s'occupe ensuite de grouper en séries les différents genres de Renonculacées. 11 constitue ainsi quatre séries : la série des Ancolies, comprenant les genres Aquilegia Tourn. , Xanlhorhiza Marsh. , NigellaTonm. , Isopyrum L., Helleborus Adans. (includ. CopUs et Eranthis)^ Trollius L. (includ. Hegemone Bunge, Calathodes J. Hook. et Thoms., Callha L., TftaciaSpach et PsyclirophilaDC.)fDelphiniumJouTn. (includ. Aconittm

L.); la série des Renoncules, comprenant les genres Ranunculus Hall, (includ. OœygraphisBnngBjCeratocephalusMjOdnch, Aphanostenmui Si-Uil., Trautvetieria Fisch. et Mey., Hamadryas Comm., CûscUea St-Hil., Ficaria Dill.)<> MyosunisHûL^ Anémone Hall, (includ. HepcUica Dill., PulsatiUa Tourn., Adonis L., Knowllonia Salisb.), Callianthemum C A. Mey.,? HydrastisL. ; la série des Clématites, comprenant les genres Clematis L. (includ. Alragene L. et NaraveliaUC.)^ Thalictrum Tourn. (includ. AnemoneUa Spach), Aclœa h. (includ. Cimicifuga L.^ Jctinospora Turcz., Botrophis'RBf. ei Pityrosperma Sieb. et Zucc); enfin, la série des Pivoines, comprenant les genres Pœonia L. etî Crossosoma Nutl. » {Rev. bibliogr., Soc. bot.,ia, 181.)

LXXXVB-

Sur la flhur des PrwDCES.

(Adansonia^ III^ li5.)

Les Pivoines sont des Renonculacées périgynes^ parée que leur coupe réceptaculaire est légèrement concave. Cette coosavité est beaucoup plus prononcée dans les Crossosoma. Toutes les Pivoines ont un disque plus ou moins développé. Toutes les Pivoines ont un arille; de sorte que ce caractère ne suffit pas à distinguer les Ditténiacées des Renonculacées. Il y a enfin des Pivoines qui, au lieu d'une corolle quinaire, ont deux corolles à type ternaire répété.

LXXXVffl.

Site le Knowltonu bisida.

{Horticulteur français^ XV, 72, t; VL)

Études sur la Ficaire bt l'Hépatique.

[Adansonia^ 11, 202.)

La Ficaire a un calice et deux corolles. Les pièc^ de la corolle intérieure se dédoublent d'ordinaire. L'involucre de THépalique et celui de

YEranthis répondent par leur situation au calice de la Ficaire. Le double périanthe pétaloïde de l'Hépatique se comporte comme la corolle de la Ficaire. L'Hépatique a primitivement cinq ovules, comme les Anémones, et non un seul. Mais THépatique a des fleurs axillaires, comme Tont déjà démontré MM. Irmiscb, Braun, etc. Les nectaires de YEranthis, et par suite ceux des Hellébores, desTrollius, etc., sont des staminode^ et non des pétales* Les Adonis de la section Consiligo ont, suivant les carpelles qu'on observe, et l'époque de leur évolution, l'ovule ascendant ou descendant, sans que cela puisse avoir d*importance, au point de vue taxonomique.

Note sdr la fleur des Sghizandrées.

{Adqnsonia, lil, U2.)

Les anthères des Kadsura sont introrses, et non extrorses, comme on les décrit. Beaucoup de Scbizandrées, considérées comme dioïques, deviennent monoïques avec l'âge, les fleurs femelles n'apparaissant que sur les vieux pieds, n y a des fleurs accidentellement hermaphrodites. LeCosbœa est rapporté au Schizandra.

XCÎ.

Note sur le Burasaia.

(Adansonia, II, 321.)

Placé par plusieurs auteurs, notamment par M. Decaisne, dans la famille des Lardizabalées, le Burasaia a toute l'organisation florale des vraies Ménispermées, et doit leur être rapporté, malgré la forme de ses feuilles. MM. Bentbam et Hooker ont récemment, dans leur Gênera plan-^ tarum, admis celte manière de voir.

xai.

Note sur quelques Xylopia africains.

{Adan$onia, W, li^O.)

a M. Bentham, dans son mémoire sur les Anonacées africaines, n'a décrit que trois espèces de Xylopia. M. Alph. De Candolle, dans son Mé-

moire sur la famille des Anonacées^ et en particulier sur les espèces du pays des Birmans j inséré dans les Mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève pour lSâ2, a fait connaître encore le X. oxypetala parmi les Xylopia africains/ M. BaiHon croit, en oulre^ qu'il fîiut faire rentrer dans le genre Xylopia les Anona grandiflora Lam. et A. amplexicaulis Lam. Parmi les autres espèces africaines du genre XylopiUf qui lui paraissent nouvelles, il place une espèce recueillie par Du Petit-Thouars, probablement à Madagascar, et qu'il nomme X. buxi^ folia^ une deuxième recueillie en 1841 dans Tintérieur de celle lie par M. de Lastelle, X. Lastelliana, une troisième nommée par Boivin dans ses notes X. Richardi, et dédiée à Richard, directeur du jardin botanique de Bourbon. Peut-être YUnona oxypetala Dan. doit-il encore être ajouté aux précédentes espèces. » {Rev. bibliog. Soc. bot.^ XI, 253.)

Bévision des Acacia médicinaux.

[Adansonia, IV, 84.)

On compte jusqu'à cinquante j^cacia employés en médecine. Mais un grand nombre d'espèces désignées sous ce nom générique, appartiennent réellement à d'autres genres, tels que les Mimosa^ Albizzia, Stryphnodendron, Inga^ Vachellia^ etc. , et sont ici rapportées chacune à son genre véritable. Les caractères botaniques des espèces utiles, Torganisation de leurs fleurs et de l6ui*s fruits sont décrits, dans ce travail, d'après des observations directes et précises.

Observations sur les affinités du genre Barbeuia.

{Adansonia^ lit, 312.)

Le genre Barbeuia, établi, en ISll, par Dupetit-Thouars et rapporté successivement aux Rosacées, aux Bixacées et aux Euphorbiacées, présente tous les caractères des Phylolaccées, avec celte légère difltîrcnce,

— 7ft -

dans son gynécée, que les deux carpelles qui le constituent y sont réunis dans leur portion ovarienne, et qu'une fausse cloison, descendant de son sommet, isole dans des compartiments séparés les deux ovules ascendants et campulitropes qu'on y observe. De là l'établissement, dans cette famille, d'une section spéciale, celle de Barbeuiées.

Sur le Bosqueu, geiirb inédit de la faiollb des ârtogabpées.

{Adansoniay Ilf, 335, t XL.)

Le Bosqueia^ genre nommé, mais non publié par Du Petit-Tbouars, a les stipules des Artocarpées dont il présente également l'organisation florale. Il répond au TrimcUococcus de Pœppig et Endlicher, par sa fleur femelle unique, enfoncée au centre d'un réceptacle et produisant ultérieurement un fruit infère. Mais ces fleurs soni monandres, au lieu d'être formées, comme celles du Trimatococcus, d'un périantàe et d'un plus grand nombre d'étamines. Ce qu'il y a de plus remarquable dans ce genre, c'est que l'inflorescence paraît terminale à l'âge adulte, tandis qu'en réalité, elle s'est formée sur le côté d'un rameau; et ce n'est que par un accroissement très- inégal du pourtour du réceptacle de l'inflorescence, que celui-ci paraît ultérieurement presque régulier. Le fruit très-singulier des Bosqueîa paraît d'abord succédera un ovaire infère ordinaire ; il est plutôt l'analogue d'une petite figue dont le sac réceptaculaire ne contiendrait qu'un akène au lieu d'un grand nombre. Ce genre, jusqu'ici limité à l'Afrique tropicale et à Madagascar, renferme plusieurs espèces. Les deux premières connues, les B. Thouarsiana et Boiviniana, sont décrites et figurées dans ce travail.

XGVL

Description du nouveau genee Grisollea.

{AdansmUa, IV, 211, t. III, IV.)

Ce nouveau genre de la famille des Mappiées, dédié à notre célèbre collègue de la Faculté de médecine de Paris, le professeur Grisolle, est un

de ceux dont on peut dire : « On découvre de temps à autre des types végétaux dont la grande importance, au point de vue des théories taxonomiques, consiste en ce qu*ils relient entre elles plusieurs familles bien distinctes et mènie Irès-éloignées les unes des autres dans les classifications revues. » Le GrisoUea est en effet voisin : des Cassinopsis qui sont des kacinées, des Pbytocrénées par ses fleurs diclines, des Corynocarpus par son gynécée, c'est-à-dire qu'il sert à la fois de lien entre les Térébinthacées, les Artocarpées et 1^ lUcioées, ou entre trois £amilles qui appartiennent Tune à la polypétalie, l'autre à Tapétalie, et la dernière à La monopétalie. Ce genre n'est représenté jusqu'ici que par une espèce originaire des lies orientales de l'Afrique; c'est le G, myriarUhea, dont ce travail donne Tanalj'se des fleurs, des fruits et des graines, et la structure aoatomique des tiges.

xcvn.

Note sue ufis nouvelle espèce de Sorocea..

ÇAdammia, h 212, L VL)

La plante, distribuée comme une Euphorbiacée, dans lescollectiiMis de M. Spruce, sous le nom de Sapiumilicifoliumy n'appartient ni à ce genre, ni même à cette famille. C'est une espèce nouvelle d'Artocarpée, le Sorocea Klotzschiana. Il en est, peut-être, de même du S. ilicifolium^ oultivé depuis longtemps dans les jardins et qui n'y a jamais fleuri,

XCVffl.

PasmÈRB ÉTUDE SUR LES MaPPUÎES (IgaGUÉES)*

« M. Baillon'a cherdié à établir, dans son Second mémoire sur les Loranthacées, que les Icacinacées, rapportées par quelques auteurs aux Hicinées, par plusieurs autres aux Olacinées, doivent plutôt être réunies aux premières. Il suit dans cette voie la route tracée par M. Miers, qui concluait seulement à la parenté des deux familles que M. Bâillon propose dé con-

fondre. 11 adopte t^alenient l'opinion de l'auteur anglais, relativement à la parenté des Icacinacées avec les Phytocrénées, qui en représentent le type un peu amoindri, dicline, et c|uelquefoistnonopérianthé. Il commence par étudier ce dernier groupe, c'est-à-dire le Natsiàtum herpeticumEwai., les Adelantlius, qui doivent en être rapprochés, quoique MM. Bentbam et J. Hooker les aient relégués dans les Santalacées, le Phylocrene^ qui sert de transition entre ces deux derniers genres, Y Iodes ovaîis BL qui ne diffère essentiellement du Phytocrene que par son mode d'inflorescence» et le Sarcostigma^ par lequel M. Miers a si heureusement relié les Phytocrénées aux Icacinacées.

Passant ensuite à cette dernière famille, l'auteur démontre que le. nom d'icacina doit être supprimé, et qu'on doit lui substituer le plus ancien de ses synonymes, Mappia Jacq. Les Icacina pourraient toutefois être distingués à titre de section dans le genre Mappia, par leur inflorescence. Les Apody tes sont des Mappia à fruit gynobasique. L'auteur étudie longuen^nt le genre Leptaulvs, créé par M. Bentbam pour une plante fort curieuse, recueillie près du fleuve Bagroo par M. G. Mann, et dont il décrit une espèce nouvelle, le Lèptaulus citroidçsj de Madagascar. Il examine ensuite le type de^ Pennaniia et celui àesEmmotum. » [Rev. bibliog. Soc. 60/., XI, 431.)

Description d'une Flacourtianéb nouvelle.

{Adansonia, I, 120.)

Les Eriudaphtis, rapportés depuis par plusieurs auteurs aux Scolopia^ ne sont pas des Homalinées, comme le pensait Nées d'Esenbeck, mais simplement des Bixacées ou Flacourtiées. La description donnée de 1'/?- Clossianus, prouve que lé type floral est extrêmement variable dans ce genre ; et, quant aux rapports des Flacourtianées aux HomalinéenS, la conclusion est que, malgré une différence de forme dans la portion réceptaculaire de leurs fleurs, ces deux familles « doivent être placées bien plus près l'une de l'autre qu'on ne le suppose généralement. »

Sur la floraison d'un Livistona australis.

(Horticulteur français^ \Vf^ 108,)

Rbmarques sur l'organisation florale de quelques Bruniacées

ET SUR les affinités DU GENRE GrUBBIA.

(Ademwiia, III, 318, t. Y.)

Les ovules des Bruniacées sont, avant tout déplacement dû à un phénomène de torsion, suspendus avec le micropyle dirigé en haut et en dehors. C'est l'opinion contraire qui était, jusqu'ici, adoptée. On admettait aussi que les Brunia sont dépourvus de stipules, tandis que ces organes existent, quoique peu développés, à la base des feuilles. Les Raspalia ne diffèrent pas, comme on l'avait pensé, des Brunia par l'insertion hypogynique de leur calice, tandis que celle de leur corolle serait épigynique. Le calice a la même insertion dans les deux types ; mais c'est par suite d'une mutilation que la couche superficielle de l'ovaire, arrachée avec les sépales, a passé pour faire partie du calice lui-môme. La cloison qui sépare l'une de l'autre les deux loges ovariennes des Bruniacées est souvent incomplète ; la placentation devient alors pariétale, ce qui est un trait de plus de ressemblance entre les Bruniacées et les Saxifragées. Quant aux Grubbia, que l'on a placés quelquefois parmi les Bruniacées, ils ont un périanthe simple, qui est, peut-être, une corolle. Leur ovaire infère est toujours réellement biioculaire, et leurs ovules suspendus, au lieu d'avoir le micropyle intérieur, le montrent dirigé en dehors, comme dans les Ombellifères, . les Araliacées, le Bursinopeialum et le Curlisia.

en.

Sua UN NOUVEAU GENRE DE LA FAMILLE DES MyRTAGÉES. (Adansonia, II, 323.)

La plante cultivée dans nos jardins botaniques sous le nom de Bœckea eamphorata, n'a qu'une loge à l'ovaire, comme les Chamelauciées. Elle

appartient donc à ce groupe où nous Tavons réintégrée, sous le nom d'Eremopyxis. Mais ce nom doit être supprimé, car il ferait double emploi avec celui de Tryptomene proposé par Endiicher.

cm.

Observations sur l'Antholoma Labill.

Deux opinions étaient en présence, relativement à la place que doit occuper YAntholoma dans la classification. MM. Bentham et Hooker rapportaient aux Sapotées ce genre que M. Plaochon attribuait aux Tiliacées. Nos analyses et les figures que nous donnons de VAnthdoma, d'après une fleur rapportée de la Nouvelle-€alédome par Labillardière lui-même, prouvent que la deraière de ces deux opinions est seule acceptable et que les Jntholoma sont voisins des Elœocarpus.

CIY.

OBSsavATioi^s sua lis affinités du Maga&isia et sur l'organisation

P£ QUfiLQUES RhIZOPHORÉES.

(AdamoiUay IK, 15, t IL)

Le Macarisia avait été placé par MM. Hooker et Bentham, sur la foi de M. Planchon, dans le groupe des Txonanthées, de la famille des Lins. Il est démontré ici que l'organisation de ce genre en fait une Rhizophorée à ovaire libre, c'est-à-dire une Cassipourée. MM. Bentham et Hooker se sont ultérieurement ralliés à cette opinion. A Toccasion du Mocamta, l'organisation des principaux genres de cette famille est l'objet de nouvelles études, notamment VJnisophyllea dont une nouvelle espèce est décrite, VJnstrih' theria qui est ramené au PFeihea^ YHaplopelalum et le Crossoslylis.

< Description d'un nouveau genre de la famille des Humiriagées.

(Âdansonia^ il» 262.)

La famille desHumiriacées est très-naturelle et peut-être devrait-elle être réunie en un seul genre. Si toutefois on admet la manière de voir des

botanistes qui fondent, dans cette famille, des genres sur Funion ou l'indépendance des étamines, il faut bien en faire un pour une plante qui, n'ayant que dix étamines, comme les Saccoghuis, se caractérise par l'entière liberté de ces filets, comme les Vankinea d'Aublet C'est ce que nous avons fait pour XeDjougaàn Gabon, plante utile que M. Aubry- Lecomte a, le premier, fait connaître en Europe et que nous avons, pour cette raison, appelée Aabrya gabonensis.

Note sur les affinités des Rhodoleia.

(i4d«nioiMa, m, 176.)

Les Rhodoleia^ dont les affinités sont discutées, et qui sont rapportées par les uns aux Hamamélidées, par les autres aux Diosmées, ont un ovaire uniloculaire, avec deux placentas pariétaux multiovulés, qui se regardent sans se rejoindre. Nous en avons conclu que le Rhodoleia devrait se placer parmi les Saxifragées arborescentes dont sa fleur présente 4'ailleurs tous ^ les caractères.

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