‹ Notices biographiques du GardChapitre 56 sur 68 · ROUSSEL (JOSEPH · texte numérisé non relu

ROUSSEL (JOSEPH

A\-OCAT

Né à Bai^'uoh.. ..

Morl à Bag'uo!s le 2 janvier ijjS

osEPH Rousse], fils du notaire agent du prince, était Toncle et le parrain de Joseph (le consul j dont nous venons de raconter la vie accidentée. Nous n'avons pas, sur ce bagnolais notable, de longs détails biographiques : il était avocat au Parlement de Paris. Il mourut à Bagnols le 2 janvier 177S et « fut enterré en grande pompe )) dit son acte de décès.

Cet honneur rendu par ses concitoyens prouve tout à la fois quelle était la haute intiuence de sa famille et quel pouvait être le mérite personnel du défunt. Un chroniqueur futur saura, espérons-le, découvrir et grouper les faits se rattachant à ce légiste en renom.

Nous ne pouvons que mentionner ici trois ouvrages spéciaux qu'il a laissé et dont nous trouvons le titre dans la Franee litîévaire (i) .•

« Ai^enda (V) ou Manuel des gens d'affaires, ouvrage très intéressant et très utile au public, à tous les marchands, ban-

(1) Tome VIII, ikhJ. .M. (Jiiéiard.

quicrs, négociants, praticiens et généralement aux personnes de tous les états, etc., etc. Paris, Langlois, 1772, in-8°.

« Instructions pour les seigneurs et leurs gens d'affaires, par M. R.... Paris. Lottin aîné, 1770, in- 12.

« Mémoire et consultations pour la dame comtesse de Lannion. i7..,in-4°. La date est suspendue. »

Quelle était la cliente de Roussel ?

Le Tome II du Dictionnaire de la noblesse nous le dit :

« C'était Marie-Charlotte-Félicité de Clermont-Tonnerre, née en 1721 et morte en 1774. Elle avait épousé, en 1738 H3^acinthe de Lannion, issu d'une maison de Bretagne, désigné comme un des plus distingués de cette province. Le comte, chevalier des 'ordres du roi, colonel du].régiment de Maroc, devint maréchal de camp en 1748, lieutenant général en 1750 et mourut gouverneur de Mahon en 1762 )> Ce fut donc pour plaider les droits de l'épouse héritière que Roussel publia son mémoire.

M. de Lannion, du reste, n'était point un étranger pour le bagnolais. Depuis 1761, H3^acinthe-Gaëtan était seigneur de Vénéjan. Sa tante, Elisabeth de Lannion, marquise de la Rozère, avait reçu en héritage du marquis de Fogasse cette terre que ce dernier tenait des Cadard d'Ancézune. Vendue en 1754 au marquis de La Pare, la seigneurie de Vénéjan a pu être la cause des contestations qui motivèrent le mémoire du jurisconsulte.

Les deux premiers volumes cités plus haut, prouvent suffisamment que, fils d'un agent d'affaires de seigneur, il devait posséder à fond son sujet et écrire ex professo. La fastidieuse nomenclature des arrêts, des lois, des ordonnances, n'offre plus aujourd'hui d'autre intérêt que pour le jurisconsulte éruditqui tient à connaître l'histoire d'une législation surannée.

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