‹ Notices biographiques [microforme] (volume 3)Chapitre 3 sur 78 · ARTICLE TROISIÈME ÉBOULEMENT DU CAP A QUEBEC · texte numérisé non relu

ARTICLE TROISIÈME ÉBOULEMENT DU CAP A QUEBEC

Après le choléra, de 1832, 1834, Québec fut éprouvé par un désastre, d’un nouveau genre, désastre qui renouvela le deuil d'un grand nombre de familles.

Le 17 mai 1841, vers onze heures de l’avant-midi, une masse énorme de roc, sur plusieurs centaines de pieds, en longueur, se détacha de la falaise qui borde le côté ouest de la rue Champlain, entre le jardin de l’ancien château Saint-Louis et le glacis de la citadelle du cap-aux-diamants, à son sommet, et les édifices le long des rues Champlain et cul-de-sac, à sa base, La falaise, en cet endroit, s’él ‘ve à une hauteur d’environ deux cents pieds.

Lorsque l’éboulement eut lieu, on entendit un bruit sourd ressemblant à celui du tonnerre dans le lointain et on sentit, sous les pieds, des vibrations comme celles d’un tremblement de terre.

Huit maisons, à plusieurs étages, en maçonnerie et en bois, au pied du cap, le long de la rue Champluin, furent renversées et ensevelies par l’avalanche dont les énormes blocs de roc, broyèrent et entrainèrent les débris, jusqu’au magasin du quai de la reine et jusqu’à la vieille douane et à la rangée d’autres édifices, sur le côté est de la deuxième rue, celle du cul-de-suc. Ces édifices et plusieurs autres, sur les deux rues, furent en partie défoncés et obstrués par des monceaux de débris entassés jusqu'à une hauteur de dix à cinquante pieds, sur une étendue de plusieurs arpents en superficie,

On sonna l'alarme dans toute la ville. Théophile Bailairgé, en apprenant le désastre, courut immédiatement au quartier Champlain, avec tous les hommes, les chevaux, les voitures, et les outils nécessaires ; les soldats, les hommes de police, les pompiers et des centaines de citoyens accoururent de toutes parts, pour secourir les blessés, les mourants, et pour déterrer les corps des malheureuses victimes gisant sous des amas de roc, de mac rnerle, de charpente et de graviers.

On travairla jour et nuit pendant plusieurs jours ; on s’efforça d'abord de sauver ceux qui étaient enterrés vivants sous les débris ; on en trouva plusieurs, entre autres : — Monsieur et madame Gaulin, MM. Chartier, Considine, Côté, MceKinnon mademoiselle Young et d’autres, qui mourucré plus tard de leurs blessures, ou par suite du choc subi par ie système ner- VEUX.

Sous les monceaux de roc et les décombres des éiñces, qui furent «aéblayés avec grande difficulté, et en ayant souvent recours à la mine pour faire sauter et éclater les blocs de pierre que ni les chevaux ni les hommes ne pouvaient déplacer aûtrement, on trouva les cadavres de 25 personnes dont les corps écrasés étaient presque méconnaissables.

Comme la plupart des victimes étaient catholiques, on trans-

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porta leurs corps, après qu’on les eut presque tous trouvés,

td d’abord chez leurs parents ou amis, puis à la cathédrale, chacun 1 le tit, dans un cercueil, et tous le même jour, environ une semaine Fi nf après l’éboulement, nue Les funérailles furent imposantes ; on leur chanta un servi- 104 bois, ce solennel, en présence d’une grande multitude ; les parents des F VAT. défunts et grand nombre de leurs concitoyens, suivirent le cor- se roc, tège funèbre jusqu’au cimetière où, dans un morne silence, in- FLE puci : terrompu seulement par la prière des morts et les pleurs des ts ME orphelins et des parents, on déposa les restes mortels de ceux ha LEA qui, une semaine auparavant, étaient loin de songer que leur vie hr jus devait se terminer si soudainement et si tragiquement. Lu dat | Si l’éboulemeut s'était fait entre midi et une heure de l’après- 4 fi | VA LAS diner, ou pendant la nuit, la catastrophe eut été plus sérieuse 1 / | quant à la perte de vie ; au jour et à l'heure qu’il eut lieu, fl ré, beaucoup de personnes, qui habitaient les maisons détruites, hi sitio étaient absentes, travaillant aux ateliers ou à bord des navires jo es, et dans le port.(1) fi , les ji

outes \ arret À (r)En 1852, eut lieu un autre éboulement qui causa la mort de 7 je 8 de personnes, #4 juillet, cà benne; éleux nreisans farrent dletruites ll En 1881, 1882, le gouvernement fédéral ayant été informé qu’un je HE nouvel éboulement était probable, fit l'acquisition de plusieurs mai- fil eRor- sons qui avaient été construites au pied du cap, en partie avant, et us les en partie, depuis le premier éboulement. Ces maisons furent démoeur et lies et remplacées par un mur de soutènement avec des contre innon forts et la rue fut en même temps élargie. Le coût de ces travaux rd de s'éleva à $37,105 dont $35 oo furent fournies par la ville. à ner- L'éboulement redouté se produisit cependant,le 19 septembre 1889, un jeudi vers les sept heures du soir. La partie du cap qui s’est , qui écroulée se trouvait à l'extrémité S. O. de la terrassesat Frontenac. Sept ou huit maisons de la rue Champlaim furent à complètement écrasées, et il y eut 45 pertes de vie. Ces éboulements furent causés par l’action des ::''es et des déplacer gels dans les crevasses du rocher, par le tir du canon de la citadelle nt les et par les excavations faites au pied de la falaise, eènar des puits ahendunks . trans-

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