‹ Notices biographiques [microforme] (volume 3)Chapitre 4 sur 78 · INCENDIES · texte numérisé non relu

INCENDIES

Aux Faubourgs Saint-Roch, Saint-Jean et Saint-Louis,

Le 28 mai 1845, le faubourg St.-Roch de Québec fut presqu’entièrement détruit par un incerdie ; 1630 maisons furent réduites en cendres.

Le 22 juin suivant, le feu dévora 1300 maisons dans le faubourg St.-Jean et le faubourg St.-Louis.

Pendant ces deux calamités, 16,000 personnes se trouvèrent sans logement, 40 personnes périrent et la valeur des propriétés détruites, s’éleva à près de $2,240,000,les assurances n'étant que de $500,000.

Un organisa des comités de secours, on fit appel à l’Angleterre et aux Etats-Unis qui souscrivirent, avec la reine Victoria et nos plus riches marchands, une somme excédant $400,000. Le gouvernement de son côté, accorda un prêt de $300,000, remboursable au bout de vingt ans.

Théophile Baillairgé, cette année là, se multiplia à l’excès ; il parcourait les districts ravagés, portant secours aux malheureux incendiés, comme il avait auparavant secouru les cholériques, les aidant avec le concours de la corporation et des citoyens, dans la reconstruction de leurs maisons et leur rendant tous les services possibles, Il résidait alors dans l’ancien château Saint-Louis, vis-à-vis la terrasse Frontenac,

Incendie au manège militaire

Le 12 juin 1846, à 10 heures du soir, le manège militaire, près du chateau Saint-Louis, fut détruit par un incendie, pendant une exhibition de Divrama (vues peintes sur toile) illuminé, par M. M, Harrison de Hamilton, Ontario, Une lampe pleine de camphine tomba du plafond, vers la fin de la séance, pendant le départ des spectateurs, et le feu prit au rideau du théâtre. Comme la foule était compacte et comme l’escalier entre les loges et le parterre, céda sous le poids fe

Page 1