‹ Notices biographiques [microforme] (volume 3)Chapitre 63 sur 78 · RY · texte numérisé non relu

RY

ifants,

fidèle.

Si j'étais aussi éloigné que le Pôle,

Si les tempêtes furieuses blanchissaient la mer d’écume, Si les vagues—si le tonnerre, ébranlaient les cieux,

Ni les distances, ni les heures, ni les tempêtes,

Pourraient bannir, de ma vision, la scène

Quand Marie fondit en larmes,—et me dit—sois moi fidèle.

Je monte dans les cordages, le long des voiles,

Et sur la hune, je m’arrête, dans les airs,

Puis de mes yeux avides, je regarde maintefois alentour, Et je cherche en vain la terre ;

Abattu, je descends rejoindre l’équipage,

Et j'espère, en la chérissant, que—ma Marie m'est fidèle.

Venez done, vitement, vents favorables,

Pour une fois, soyez moi propices,

Venez, gonflez la poitrine de mes voiles,

Et entraînez moi vers mon—Amour ;

A l'ancre dans ses bras, à mes peines, je dis —adieu, Si je retrouve enfin—Marie mon épouse fidèle.

(Signé) JAMES HALLET HORSLEY.

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