MARIAGES
A Québec, mon grand-père Horsley fit la connaissance de . monsieur Neiïlson qui publiait la Guzette de Québec et qui. tenait une librairie, à la basse- ville,
Dans cette librairie étaient deux jeunes gens, Henry Harvie et Théophile Baïllairgé qui avaient eu occasion de vendre des articles de papeterie et des livres aux demoiselles du lieutenant.
Se marier avec la fille d’un officier de l’armée, était alors, comme aujourd’hui, le rêve favori de beaucoup de jeunes gens ; il en est de même des jeunes filles pour qui l'uniforme d’un officier aux épaulettes, a souvent plus d’attrait que l’habit noir d’un homme de profession,
Les jeunes Harvie et Baillairgé, frappés par les manières distinguées des deux jolies anglaises, et dominés par le désir de s’allier à la famille d’un officier dont les cicatrices attestaient la bravoure, crurent avoir rencontré leur idéal,
Après plusieurs tentatives infructueuses, ils réussirent enfin à se faire présenter à celles qui les avaient charmés. Celles-ci s'étant assurées, par elles-mêmes, que les deux jeunes gens étaient bien instruits, étaient versés dans les langues anglaise et française, et appartenaient à des familles de haute respectabilité, se laissèrent gagner par les attentions de leurs deux admirateurs.
En 1823, Hélène, l’aînée des deux sœurs, devint l épouse du jeune Harvie et sa sœur Charlotte, l'épouse de man père. |