‹ Notices Helminthologiques (deuxième série)Chapitre 12 sur 22 · DO · texte numérisé non relu

DO

On

peut voir,

, sur un

grand nombre

d’anneaux.

, les pénis fai

saillie de chaque coté hors du pore génital; mais cet aspect ne s’observe jamais sur les derniers anneaux, qui sont les uns à l’étal femelle, les autres transformés en sacs remplis d’œufs.

Les anneaux se détachent les uns après les autres, rarement par chaiuons plus ou moins grands. Le dernier anneau du Ver acquiert alors un aspect particulier : ses angles postérieurs s’infléchissent en arrière, de façon à former de chaque coté une petite corne saillante.

L’un de nos Vers présentait une anomalie, consistant en une perforation médiane qui s’étendait sur cinq anneaux et les divisait

]{. BLANCHARD

exactement en deux moitiés (fig. 33) : la cuticule tapissait exactement la surface de cette perforation et s'y réfléchissait de la face dorsale à la face ventrale. Cette perforation n’est donc point comparable à celles qui s’observent fréquemment chez le Tamia solium ou Je Taenia sayinata et dans lesquelles il s’agit en réalité d'ulcérations ayant érodé la cuticule, puis les tissus sous-jacents. Cette anomalie semble plutôt analogue à celle que Montieelli a décrite chez un Botliriocépliale (1), eu ce sens que, dans les deux cas, on a affaire à une division primitive et spontanée des anneaux.

Nous pensons toutefois que l’analogie entre ces deux faits est plus apparente (pie réelle, et que notre observation trouve une explication très plausible dans la duplicité de l’appareil génital chez les Moniezia , d’où il résulte que les deux moitiés latérales de l’anneau jouissent d’une assez grande indépendance, l’une par rapport à l’autre. Cela étant, on devra s’attendre à retrouver celte meme anomalie chez d’autres Téniadcs ayant deux pores génitaux opposés sur chaque anneau (Dijiylidiuin).

L’examen des pores génitaux permet de distinguer très aisément cette espèce de tous les autres Moniezia . Le pénis (fig. 34) est entouré d’une sorte de gaine, dans laquelle il peut se rétracter totalement et qui peut rentrer elle-même dans l’anneau, à la façon des différentes pièces d’un télescope. Le pore sexuel est donc percé au sommet d’une sorte de gros mamelon, enchâssé dans le bord latéral de l’anneau. Contrairement à ce qui se voit chez Moniezia Gœzei (fig. 22), ce mamelon est sensiblement hémisphérique et non pirifonne; il est en outre situé dans la moitié postérieure du bord latéral, à quelque distance de l’angle postérieur, il est tourné en dehors et très légèrement en arrière. Le pénis luiméine présente une tout autre forme que chez Moniezia Gœzei : il est très grêle, visible seulement à la loupe et lisse sur toute sa surface; il fait une forte saillie; hors du pore génital, présente une largeur uniforme de 42 à 4S y., s’effile à son extrémité libre, puis se termine par un filament cylindrique et lisse, large de 4 à o y..

L’appareil vasculaire des Moniezia présente des particularités

(1) Fr. S. Mon ncr u.i, Di mut forma loratolocjica <Ii Bol h riocoplisilus microccplialus Rud. Boit, delta Soc. di naturalisli di Napoli, IV, p. 128, IKK).

Fig.3't. - Bord latéral des anneaux, pour montrer le pore sexuel.

Deux pénis sonl en prolraction.

Fig. 33. — Perforation des anneaux.

NOTICES HELMINTHOLOGJOUES

remarquables, sur lesquelles Rielnn (I) a déjà attiré l'attention : elles consistent essentiellement en ce que, en outre des gros vaisseaux latéraux, il existe dans la couchesous-cuticulaire un système très compliqué de vaisseaux plus fins, qui courent longitudinalement, s’unissent entre eux pour former un réseau lâche et iiTégulier, et se jettent finalement dans des vaisseaux transverses.

Bien que je n’aie pas étudié spécialement l’appareil aquifère, je puis cependant signaler chez Mo niez in mannotne nue disposition intéressante, qui dilïère assez notablement de celle que Biehm a décrite chez les autres espèces de ce meme genre. Sur les anneaux mûrs (fig. 35), par exemple, on constate nettement, dans la partie latérale, trois vaisseaux longitudinaux juxtaposés.

L’interne, a, qui est en même temps le plus large, correspond à la grande lacune des Taenia (sensu stricto), et s’unit à son congénère par une large anastomose transversale, b. Le moyeu, qui n’a pas été représenté sur la figure 35, court d’un bout à l’autre du corps sans s’unir à aucun autre vaisseau, sauf sans doute au niveau du cercle céphalique : il correspond donc au vaisseau des Taenia . L’externe, c,est notablement plus étroit ([ne la lacune et sensiblement de même largeur que le vaisseau moyen : au niveau du bord postérieur de chaque anneau, il s’unit à son congénère par une anastomose transversale ou anastomose accessoire, <l , qui passe exactement au-dessus de lagrande lacune anastomotique, mais sans jamais s’ouvrir dans celle-ci. Ce vaisseau externe n’a pas d’analogue chez les Taenia ; selon toute vraisemblance, il reste indépendant des vaisseaux interne et moyeu sur tout son parcours, sauf au cercle céphalique. C’est de l’anastomose accessoire que dépend le système compliqué de vaisseaux sous-cuticulaires dont il a été question plus haut; parmi ces vaisseaux, il en est deux qui se font remarquer par la régularité de leur parcours et de leur situation, e.

(1) Loco citato, pl. V, fig. 14-17.

iv — 30

Fig. 35. — Schéma do l’appareil vasculaire des anneaux murs de Moniezia marmotne. Le vaisseau moyen de chaque côté n'a pas été représenté. — a, vaisseau laléral interne ou grande lacune; 1), anastomose Iransversale ; c, vaisseau latéral externe; d. anastomose accessoire ; e, vaisseau longitudinal accessoire.

R. BLANCHARD

L’œuf est exactement coin nie chez Monirzin (ioezei, du Lapin de garenne. II est sphérique, large de 48 à 00 y.; la portion sphérique de l'appareil piriforme est large de 23 j*. La couche gélatineuse qui entoure l'œuf est épaisse de 4 à 5 v. et se sépare à quelque distance, sur des œufs traités par l’alcool.

Krahbe a décrit, sous le nom de Taenia transvermria, un Ceslode (pii vit chez une Marmotte du Turkestau (Arctomys sp. ?). Ce Ver est très différent du Mimiezia marmotae : ses pores sexuels sont unilatéraux et il doit prendre place dans le genre Anoplocephala Emile Blanchard, tel (pie nous l’avons détini.

IL — IIymexolepis nana von Siebold, 1852.

Dans un récent travail (1), j’ai mentionné avec doute, comme se l’apportant à un cas observé en Angleterre, la présentation d’un lïywenoli’pjs nana faite à la Société zoologique de Londres par le professeur J. Bell. Je signalais le fait en ces termes :

« A la séance du 7 décembre 1880, le professeur Bell présenta à la Société zoologique de Londres un exemplaire d'Uymenulepis nana provenant de l’Homme et « obtenu récemment du Musée du King’s College. »

» La mention de ce fait est des plus laconiques : rien n’indique s’il se rapporte à un nouveau cas, ou si, comme nous le pensons, Bell n’a pas plutôt présenté comme un objet rare un spécimen appartenant déjà au Musée susdit. »

Cette prévision est exacte. D’une conversation que j’aie eue avec M. Bell au Musée britannique, il résulte que le spécimen en question avait été acheté à M. Fritch, de Prague, et provenait du cas de Belgrade. Jusqu’à ce jour, YUijmenolepis nana n’a donc été observé qu’une seule fois eu Angleterre, par Ransom.

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