‹ Notices Helminthologiques (deuxième série)Chapitre 9 sur 22 · NOTICES HELMINT1IO LOGIQUES · texte numérisé non relu

NOTICES HELMINT1IO LOGIQUES

Ce Ver vit chez un Pigeon des Moluques ( Carpophaga océanien Lesson).

G 0 D. australis Krabbe, J8G9. — Long de 400 mm , large de l mm 2.

Rostre entouré d’une double couronne de 340 à 3G0 petits crochets, longs de 12 à 14 g (lig. 12, A, B). Ventouses entourées de crochets très serrés (fig. 12, C). Ce Ver est parasite de l'Emou ( Dromaeus Novae-Ilollandiae).

7° D. urogalli Modeer, 1790 (Taenia lumens Mehlis; T. microps Diesing, 1851). — Longueur 300 rnm . Double couronne de 100 petits crochets, longs de 10 à 11 g (lig. 13 et 14).

Ventouses entourées de petits crochets caducs. Vit chez les Coqs de bruyère (Tetrao nrogallus, T. tetrix)

et les Perdrix (. Megalopmlix Nigelli , Perdix graeca). Fig. h. — Crochet du rostre

8° D. frontina Dujardin, 1845 {Taenia crateri- de Dacamea fonnis Rudolphi, 1810, pro parte). —Long de 100 mm , p^Krabbe. 3 " large de l mm . Tète large de 380 g, surmontée d’un rostre hémisphérique, large de 12G g et entouré à sa base d’une double couronne d’environ 300 crochets, longs de 8 g. Audessous de la couronne de crochets se verrait, suivant Dujardin, un bourrelet en forme de turban, large de 220 g, épais de 58 g, tout couvert de très petites épines ou papilles en rangées obliques. Les ventouses sont larges de 140 g; d’après Wagener (1), leurs bords sout armés d’un grand nombre de petits crochets. Le cou

([) G. R. Wagener, Die Entwicklung cler Cestoden. Nova Acta Acad, leopold. carolinae, XXIV, supplément, 18üu, Voir p. 3.

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est large de 200 o.. Les pores sexuels sont unilatéraux. Le pénis est hérissé de petites épines.

Ce Ver vit chez le Loriot (Oriolus cjalbuUt) et le Pic vert (Picus viridis), peut-être aussi chez le Picépeiche (/\ major).

ü° D. tetragona Moliu, 1861 ( Tucnia hothrioplites Piana, 1881).— Long de 200 à 250 mm , large de l mra 5 à 3 ram . Rostre armé d’une double rangée d’environ 200 crochets, longs de 6 y. Ventouses circulaires, armées d’un grand nombre de crochets de taille inégale, dilïérents de ceux du rostre et disposés sur sept ou huit rangs

Fig. 15. — Davainea tetragona , d'après Krabbe. — A, B, tel e ; C, crochet du rostre;

D, anneau jeune ; E, anneau mur.

concentriques. Ce Ver (fig. 15) vit chez la Poule, en Italie (Molin, Polonio, Piana), dans le Turkestau (Krabbe) et en Abyssinie (Pasquale). Suivant Piana, sa l^rve vivrait dans les Gastéropodes terrestres (Hélix carthusianella , IL maculosa) : c’est un Cysticercoïde invaginé dans sa queue à la façon de Monorerctts ylomeridis Villot.

10° 1). columbae Zeder, 1800 (Taenia crassula Rud., 1810). — Long de 300 mm , large de 4 m,n . Rostre armé d’environ 60 crochets longs de 10 à 11 y. (fig. 16). Ventouses armées d’épines. Ce Ver (I) vit chez les Pigeons (Columba licia , C . lurtiuj.

(I) Von Linslow ne mentionne point le Taenia sphenocephala Rudolphi clans son Compendium , et semble le confondre avec Davainea columbae; Krabbe admet égalemenf cette confusion. Or, c’est là une erreur, d’après un travail récent de Mégnin (Un nouveau Ténia du Pigeon , ou plutôt une espèce douteuse de Rudolphi , réhabilitée. Comptes-rendus des séances de la Soc. de biologie, (9), III, p. 751, 1891). Les auteurs qui, comme Rudolphi, Dujardin et, Diesing, ont distingué

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En outre de celles qui sont énumérées ci-dessus, le genre Daminea comprend encore quelques autres espèces insuffisamment connues : pour les unes, on ignore simplement la disposition des pores génitaux; pour les autres, on n’a pas encore signalé la présence de crochets autour des ventouses, mais on en trouvera, selon toute vraisemblance, en examinant des individus jeunes, préparés avec précaution.

11° D. cmcuMciNCTA KraLbe, 1869. — Longueur dépassant 120 ,nm ; largeur 2 mm . Rostre entouré d’une double couronne d'environ 300 crochets, longs de 11 à 12 g (fig. 17). Ventouses petites, entourées d’un bourrelet de spiculés très serrés. Les pores génitaux n’ont pas été vus. Les œufs sont groupés eu masses arrondies. Ce Ver est parasite de YArdea garzetta, en Egypte.

12° D. Friedbergeri von Linstow, 1878. —

Fig. IG. — Daminea cohunbae , d’après Krabbe. — A, tête; B, crochet du rostre.

Long de 200 mm et plus, large de 2 à 3 mm . La Fi ^- ,7 - c V Jchef . du tete est piriforme, raccourcie, un peu compri- circnmcincta, d’après niée suivant son axe longitudinal : elle est Krabbe. longue de 300 jx, large de 386 jx. Le rostre est armé d’une double couronne de 150 crochets, tous semblables (fig. 18, A), solidement fixés, longs de 12 jx 2. Les ventouses ont la forme d’une ellipse courte et sont également entourées de crochets disposés en quatre ou cinq rangées très serrées; ils sont longs de 10 jx 3, par conséquent plus courts que ceux du rostre, d’une autre forme que ceux-ci (fig. 18, B) et d’autant plus petits qu’ils sont plus près du centre. Le cou est long de 2 à 3 mm et très mince. Les anneaux sont beaucoup plus larges que longs; leur bord postérieur déborde de chaque côté, d’où un aspect en dents de scie. Leur longueur augmente progressivement :

Fi". 18. — Daminea Fri edberge r i, d‘ap rè s Friedberger.—A, crochet du rostre; B, crochets des ventouses.

le Tamia sphenocephala, ont donc en raison. Diesing est réellement de ce nombre, bien que Mêgnindise le contraire. Schlotthauber (Beilrdge zur Helwinthologie. 31. Versammlung deiitscher Naturf ors cher und Aerzle zn Gottingen, 1854 (1SG0), p. 121) cite le Taenia sphenocephala au nombre des espèces qu’il a observées chez ta Tourterelle; mais sa description est tellement confuse qu'il est impossible de dire s’il a eu réellement alîaire à cette espèce.

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à partir du dernier sixième, ils deviennent moniliformes ; les derniers prennent la forme d’une ellipse courte ou deviennent même globuleux, et présentent parfois un éclat jaune rougeâtre, faiblement rosé, comme chez Dipglidium canin uni. Les pores sexuels sont percés au milieu du bord latéral. L’œuf est large de 34 à 38 u.; sa corpie est épaisse, légèrement jaunâtre. Les crochets de l’oncosphère mesurent 0 u 5.

Ce Ver vit chez le Faisan (Phasianus eolchicus). Il tue les jeunes Oiseaux et cause de grands ravages dans les faisanderies. Friedberger (1) pense que sa larve est un Cysticercoïde vivant dans la pupe des Fourmis, puisque celle-ci constitue l’unique nourriture des jeunes Faisans. Diverses recherches pour découvrir cette larve sont pourtant restées sans résultat.

13° D. leptosoma Diesing, 1830. — Long de 4G0 mm , large de 2 mm .

Rostre armé d’une double (?) couronne de 70 crochets, longs de 1 1 à 13 p. et présentant la forme caractéristique (fig. 19). Les crochets des ventouses n’ont pas été vus. Les pores sexuels sont unilatéraux. Ce Ver habite l’intestin des Perroquets (Psittacus erithacus , etc.).

Fig. 10. — Crochet du roslre Davninea leptosoma y d’après Krabbe.

14° D. madagascariensis Davaine, 1869.— C’est assurément un fait très inattendu que de voir le Taenia madagascariensis figurer dans le genre Daminea, dont toutes les autres espèces sont parasites des Oiseaux. Ft pourtant cette place est bien réellement la seule (pii puisse lui convenir.

Récemment, cet helminthe a été étudié par Chevreau et de Chazal, par moi-même (2) et par le professeur Leuckart (3). Par une curieuse coïncidence, ma note et celle de Leuckart ont été publiées exactement le même jour, l’une à Paris, l’autre à Leipzig. J’ai eu à ma disposition divers fragments appartenant à deux individus, dont les têtes faisaient malheureusement défaut ; de leur étude je tirais cette conclusion, (pie le Ver adulte devait avoir une longueur

(1) Ccl auteur (Dandmirmseuche miter tien Fasanen. Zeitschrift fin- Yeferinair- Wissensrhaften, p. 1-10, 1877) a donné la description du Ver, que von Linslow (Compendium derlïelminthologie. Ilannover, 1878) s’est borné à dénommer.

(2) U. Blanchard, Note sur quelques Vers parasites de l'Homme. Comptesrendus de la Soc. de biologie, (0). lit, n° 20, p. 001, 1SHI. — Cette note, communiquée à la séance du 18 juillet, a été publiée le 24 juillet.

(3) R. Leuckaut, Ueber Taenia madagascariensis Davaine. Verhandl. der deutschen zoolog. (ieselischaft, p. 08-71,1801. — Le tirage à part, publié avant le volume dont il est extrait, a été mis A la poste à Leipzig le 24 juillet et m’est arrivé le 26 juillet.

approximative de 25 à 30 cm et comprendre environ 200 anneaux; « et encore, ajoutais-je, inclinerions-nous à penser que ces chiffres sont un peu trop faibles. »

Leuckart n’a eu en sa possession qu’un seul exemplaire : sa longueur était précisément de 24 cm ; le nombre des anneaux pouvait s’élever à cinq ou six cents. La tête ne faisait pas défaut : elle était surmontée d’un rostre assez gros, rétracté et entouré d’une double couronne d’environ 90 crochets, longs de 18 \j. et présentant la structure caractéristique du genre. Les ventouses sont rondes et assez grandes ; Leuckart n’indique pas qu’elles soient armées, mais l’examen d’individus jeunes permettra sans doute d reconnaître à leur pourtour plusieurs rangées concentriques de crochets ou de spiculés. Les pores sexuels sont unilatéraux, comme Davaine l’a reconnu le premier. Le Ver adulte n’a encore été observé que dans l’espèce humaine, pendant le jeune âge : aux Comores (Grenet, Davaine), à l’île Maurice (Chevreau et de Chazal, R. Blanchard), à Bangkok (Leuckart). On ignore quel est l’hôte intermédiaire.

Peut-être devra-t-on rattacher aussi au genre Darainea les deux espèces suivantes :

1° Taenia cantaniana Polonio, 1860. — Ce Ver a été trouvé à Padouedans l’intestindu Dindon domest\que(MeleagrisgallopawL.). Polonio (1) en donne la diagnose suivante;

« Caput globosum centro umbonatum. Acetabulis cruciatim oppositis ob majorem capitis circuhnn ; collum nullum ; corpus retrorsum dila tatum, articulis supremis campaimcformibus , sequnitibus campanaefonnibus imbricatis trapaesoidalibus ; apertunie génitales marginales . Long . 0.013. »

La figure de ce Ver peut, d’autre part, être interprétée ainsi :

Les ventouses sont grandes et arrondies, la tête semble être surmontée d’un rostre très court, probablement rétractile. Le cou est assez long, nettement séparé de la tête. Les anneaux sont au nombre de60. Les’pon3s sexuels sont unilatéraux; la poche du cirre se voit dans les anneaux 26 à 45; les anneaux 46 à 60 sont pleins d’œufs. Ceux-ci, autant que la figure permet d’en juger, sont épars et isolés, comme chez Daminea proglottina .

(1) A. F. Polonio, Catalogo dei Cefalocotilei italiani e alcune osseroazioni sul lorosvilnppo. Alti délia Soc. ital.di sc. nat., II, p. 217, pi. VII, fig. 2, 1SG0. — Ii>., ■Sov (12 helminthum species nnper observatae. Lotos, p. 21, 1860.

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Neumann (1) signale également la présence de ce parasite chez le Faisan commun.

L'été dernier, j’ai trouvé à Briançon, dans une Pintade (iXumidci meleugris) provenant du Piémont, un Téniadé sans tête qui, peutêtre, se rapporte à cette espèce. L’animal était long de 20 mm ; Panneau le plus jeune était encore en indifférence sexuelle et mesurait 80 g de long sur 335 g de large; le dernier anneau mesurait 0 mm 6 de long sur l mm l de large. Les pores sexuels sont unilatéraux, le pénis est hérissé de longues épines à son extrémité. Un grand nombre d'anneaux étaient à maturité sexuelle, mais l'état de putréfaction avancé dans lequel j’ai trouvé le Ver ne m’a permis aucune observation sur la structure des glandes génitales.

2° Taenia clavulus von Linstow, 1888. — Ver recueilli pendant l'expédition du Challenger , à Cap York, dans l’intestin d’un Passereau (Ptilorhis Alberti).

GENRE OPHRYOCOTYLE FRIIS, 1869.

Diagnosis. — Cuput ante dilatatum , rostro carens , apice pluribus infundibulis excavatum , quorum margo permultis uncinulis armatus . Acetabula rotundata , pluribus transversis uncinorum ordinibus armata. Corpus e paucis annulis constans f quorum ulthni longiores quam latiores. Pori génitales vage altérai. Evolutio ignota. Venais adultus apud Aves (Grallatores et Natatores) parasitas.

Tète élargie en avant, dépourvue de rostre, mais creusée de plusieurs infundibulums, dont le bord est armé d’un très grand nombre de petits crochets. Ventouses arrondies, armées de plusieurs rangées transversales de crochets. Corps formé d’un petit nombre d’anneaux, dont les derniers sont plus longs que larges. Pores sexuels irrégulièrement alternes. Développement inconnu. Le Ver adulte est parasite des Oiseaux (Echassiers et Palmipèdes).

Ce genre est bien caractérisé par les dépressions multiples, et à bord armé de crochets minuscules, qui sont creusées au sommet de la tète, ainsi que par les rangées transversales de crochets qui arment scs ventouses. Il 11 e comprend encore que deux espèces.

1° Ophryocotyle puoteus Friis, 1809 (O. Lacazei Villot, 1875). — Long de 10 à 25 mm , large de 0 mm G (lig. 20). Conlracté, son infundibulum céphalique a l’aspect de cinq petites élévations contiguës, disposées en ligne transversale; évaginé, il déborde la tète de cha-

(1) L. G. Ne cm ann, Traité des maladies parasitaires non microbiennes des animaux domestiques. Paris, p. 433, 18S8.

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que côté et présente cinq ondulations successives, dont le bord est orné d’une rangée de plus de 1000 crochets n’ayant pas plus de 4 ;x de longueur. Les vraies ventouses sont arrondies et traversées dans leur moitié antérieure par une bande transversale arquée, à convexité antérieure, formée d’une triple rangée de crochetsalterues, longs de 8 y et au nombre de 60 à 70 dans chaque ventouse. Le cou est plus ou moins long.

Les anneaux sont au nombre de 19 environ ; les quatre ou cinq derniers sont mûrs et plus longs que larges. Les orifices sexuels sont irrégulièrement alternes : le cirre est orné de très fines épines.

L’œuf est arrondi et à double contour. Ce Ver habite la partie supérieure de l’intestin de T ring a alpina, Cltaradrius hiaticula , Calidris arenaria, Larus canus et Limosa ru fa.

L’helminthe décrit par Villot (1) chez cette dernière espèce est certainement identique à O. protens . Villot ne figure que trois ventouses à la cupule céphalique, ce qui constituerait une différence spécifique; mais, le 25 mai 1890, nous avons reçu de ce naturaliste un dessin inédit, fait d’après ses anciennes préparations, presque identique à ceux de Friis et montrant cinq ventouses. En meme temps, il nous écrivait :

« Je ne connais le travail de Friis sur VOphrgocotyle proteus que par les analyses du Zoological Record et de 1 ’Archiv fiir Natur gesckichte. Je ne saurais donc vous dire si les figures de Friis sont exactes. La figure que j’ai donnée de cette espèce, en 1874, ne

(1) A. Villot, Recherches sur les helminthes libres ou parasites des côtes de la Bretagne. Arch. de zool. expériin., IV, p. 451,1875. Voir p. 47S.

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représente pas rigoureusement ce que j’ai vu, mais bien ce que j’ai compris clans les images fournies par le microscope. L’esquisse que je joins à ma lettre a été prise à la chambre claire. Elle est certainement plus exacte au point de vue matériel, mais on peut l’interpréter cle bien des manières. Je n’en suis pas moins persuade que mon Orphnjocotyh’ protons est identique à celui de Friis. »

2° 0. insignis Lônnberg, 1890. — Long de GO, GO, 100 mm et meme plus; large de 4 mm environ. La tète semble être plus grosse que chez l’espèce précédente. L’infundibulum céphalique ira lias été vu à l’état de protraction ; il n’est pas divisé en cinq ventouses, comme Friis et Villot l’admettent, mais ses bords sont simplement onduleux, se rejoignent et s'écartent alternativement, d’où une confusion possible avec des ventouses véritables (lj.

Les crochets de l’infundibulum sont longs de 4 a; ceux des ventouses mesurent 8 g (2). Les anneaux sont plus courts et plus larges que chez 0 . proteus : ils sont séparés les uns des autres par un profond sillon, eu sorte qu’on peut distinguer à chaque anneau une face antérieure et une face postérieure. Les pores sexuels ne sont pas exactement latéraux, mais s’ouvrent plutôt sur la partie latérale du bord antérieur de l’anneau. Chaque pore sexuel est donc normalement recouvert par l’anneau précédent; le sinus génital est longitudinal, assez profond. Le pénis est piriforme, transversal, inerme, progressivement*effilé vers sou extrémité libre et renflé en sphère à sa base; il est long de 80 u, dont la moitié environ pour la portion basilaire. Les testicules sont arrondis et rapprochés de la face dorsale. Le canal déférent est pelotonné sur lui-mème. Le vagin a la même direction que ce dernier, derrière lequel il court; h son extrémité interne, il se dilate en un gros réservoir spermatique, en arrière duquel se voit une glande coquillère. L’ovaire est de grande taille et richement lobé; il occupe presque toute la face ventrale de l’anneau et empiète aussi sur la

(1) C'est aussi ce que montre nellement le dessin inédil que j'ai reçu de M.Villol. Ainsi s'explique d'autre part ce fait, que cet habile naturaliste n’a représenté VOphryocolyle protons qu’avec trois ventouses dans tes Archives de Zoologie expérimentale, alors qu’il lui attribue cinq ventouses sur le dessin qu il a bien voulu me communiquer. Les sinuosités du bord «le 1 iufuodiluilum variant d un individu à l'autre, le nombre des pseudo-ventouses est lui-même variable.

(2) Ces dimensions sont identiques à celles que Friis a indiquées pour YOphryocolyle pvoleus : il n’est donc pas impossible que Friis et Villot aient en alîaire à des individus jeunes de cette espèce, et Lônnberg simplement à des adultes.

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face dorsale, dans la partie antérieure. Ce Ver vit chez un Echassier, l’Huîtrier pie ( Huematopus ostrilegus).

3° Le genre Ophryocotyle est également représenté par une espèce au moins chez les Palmipèdes d’Australie : l’une des figures rapportées par Krefït (1) à son Taenia taherculata , du Nyroca australis , représente très probablement une tète d’ Ophryocotyle.

7 . — CESTODES DU GROUPE DES ANOPLOCEPHALINAE R. BLANCHARD, 1891 .

Dans un travail récent (2), j’ai indiqué brièvement que les Téniadés inermes des herbivores, Téniadés dont les anneaux sont courts et l’œuf pourvu d’un appareil piriforme, méritaient, suivant mon opinion, d’être réunis en un groupe des Anoplocephalinae. J’indiquais également la caractéristique essentielle des deux principaux genres de ce groupe : Moniezia, novum genus, pour les Vers qui ont sur chaque anneau deux pores sexuels, latéraux et symétriques ; Anoploccphala Emile Blanchard, pour les espèces à pores sexuels unilatéraux. Le travail en question était consacré d’autre part à la description du genre Bertia , que j’établissais en faveur de deux espèces de Téniadés des Anthropoïdes, à pore sexuel unique sur chaque anneau, mais plus ou moins régulièrement alterne.

Le groupe des Anoplocephalinae comprend donc actuellement trois genres distincts : Anoploccphala Em. Blanchard, 1848 (nec Stal, 1870) ; Moniezia R. Blanchard, 1891 ; Bertia R. Blanchard, 1891.

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