HENNEQUIN, Biographie marilüne, WW
I prit sa revanche en 1779, Le comte d'Estaing char: sea le chevalier du Rumain, lieutenant de vaisseau, d'aller S'emparer de File de Saint-Vincent. Une escadrille comptant E frégate, 2 corvelles et TE brick, el porant 300 hommes de débarquement! sous les ordres de M, de Canonge, débarqua le 16 juin à Saint-Vincent, MM. du Rumain et de Canonge S'emparérent, l'épée à la main el séance lenante, des « mornes ou hauteurs qui dominent la ville de Kingstown, capitale de File », el marchérent droit au fort qui la protège, Six cents Ca raïbes, habitants aborigènes de Saint-Vincent, descendirent de leurs montagnes, en poussant de grands eris à leur manière, heureux de tomber sur les Anglais qu'ils exécraient, Déconcerté par la brusque attaque du chevalier du Rumain, le gouverneur anglais demanda à capiluler, Pendant que M. de Canonge réglait les conditions de la reddition de la place, deux bâtiments anglais arrivérent au secours de Saint-Vincent, M, du Rumain remonta sur sa frégale, coupa ses cables, attaqua les bâtiments arglais, les prit el revint à Lerre prendre possession de Kingstown. On transporta à Antigoa les 287 hommes qui auraient dû défendre Saint- Vincent; on s'empara de 50 pièces de canon et on réprima les pillages des Caraïbes, qui <élaient déjà répandus dans les habitations?,
Le brillant succès fut bientôt suivi de fa prise de la
ï, Doul un détachement du régiment de Charnpagne.
Gazette de 1779, page 31%,
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Grenade; nous empruntons à la Gazette la relation de
celte expédition?
Le 2 juillet, l’escadre française parut le matin à la vue de la Grenade : le soir, elle mouilla devant l'anse Molenier, et mit tout de suite à terre 1,300 hommes de troupes qui occupèérent les hauteurs voisines; le comte de Dillon, plus ancien colonel, les commandait, La nuit, une partie de ces troupes ayant à sa tête le comte d'Estaing, une marche très longue pour tourner le môle de l'Hôpital, où l’on était instruit que les Anglais avaient mis leurs principales forces el toutes leurs espérances,
Le 3, à la pointe du jour, on reconnutl la position de l'ennemi sur ce morne, dont la pente extrèmement roide et | embarrassée de gros quartiers de pierres entassées, était 1e fortifiée d'une palissade au bas, et de trois retranchements
l’un sur l'autre. On sut que l'ennemi y avait 140 soldats "74 du 48e régiment, 40 de Royal-Artillerie, 200 volontaires el
#00 hommes de leurs meilleures milices. On n'avait point de canon; il eût été trop long d'en amener; l'escadre de Byron? pouvait survenir.
Le général résolut de proliter de la nuit suivante pour enlever ce poste de vive force. Il fit, pendant la journée, ses disposilions pour attaquer, sur trois colonnes, la partie de l'est de ce morne qui tient aux hauteurs qu'on avait tournées ; il ordonna en mème temps une fausse attaque sous l'Hôpital, du côté de la rivière Saint-Jean, En conséquence, la division du vicomte de Noailles, qui s'était portée sur le morne Saint-Eloi, eut ordre de joindre le comte d’Estains à l'habitation Pradines, Elle eut à faire une marche longue pendant la grande chaleur; mais l'exemple du chef, que : l'amour de la gloire fait voler partout où l’on peut en acquérir, fit supporter gaiement la fatigue.
4. Supplément à la Gazette du 10 septembre 1374 2. Anniral anglais.
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général fit sommer le lord Macartney, gouverneur de la Grenade, de se rendre : il répondit qu'il ne savait pas en quoi consistaient les forces du comte d'Estaing, qu'il connaissait les siennes, et qu'il ferait tout ce qui dépendrait de lui pour défendre son ile.
Avant la nuit, le comte Dillon et les autres commandants de division furent examiner, d'aussi près qu'il fut possible, les retranchements qu'on devait attaquer, pour bien reconnaitre le chemin que leurs colonnes devaient suivre. Le détachement d'artillerie, n'ayant point de canons à servir, demanda à marcher à la tète des colonnes, Vers minuit, les troupes se mirent en mouvement; avant deux heures elles étaient rendues à l'habitation Lucas, environ à un quart de lieue du morne que l'on devait attaquer. Là, on forma les trois colounes, et elles furent placées sur leurs débouchés,
Dans l'après-dinée, le
La colonne de fa droite, commandée par le vicomte de Noailles, qui avait sous lui les sieurs Odune, lieutenantcolonel, de Mondion, de Macdonald, majors, et le chevalier Dupuy, capitaine au corps royal de l'artillerie, était composée de 100 chasseurs de Champagne, 60 grenadiers d'Auxerrois, 130 hommes des régiments d'Auxerrois et de la Martinique, et de 10 soldats d'artillerie.
La colonne du centre, aux ordres du comte Edouard Dillon, qui avait sous lui le baron de Steding, colonel, et le sieur Omoran, major, était formée de 300 hommes du régiment de Dillon, et de 10 soldats d'artillerie.
Celle de la gauche, commandée par le comte Arthur Dillon, colonel-commandant du régiment de son nom, ayant sous lui le sieur de Brown, colonel, élait composée des grenadiers de Dillon, du reste du régiment et de 10 saldats d'artillerie. Elle devait suivre un chemin qui la rapprochait du Carénage, et de là monter aux retranchements. Le comte d'Estaing marchait à la tête des grenadiers de celte colonne, Elle était immédiatement précédée par l'avant-garde, commandée par le comte de Durat, colonel eu second du régiment de Cambrésis, et composée de
ne
Ter
50 volontaires aux ordres du sieur Vonce, de 50 grenadiers du régiment de Hainaut, de 50 de celui de Foix el de 30 de celui de la Martinique, en tout 180 hommes, Le sieur de Saint-Cyran, capitaine au corps royal du génie, était à cette avant-garde, el entra avec elle dans les retranchements,
La division qui devait faire la Fausse attaque était come mandée par fe comte de lPondevaux, leutenant-colonel du régiment d'Auxerrois, ayant sous lui les sieurs HHussenot, lieutenant-colonel dans la légion de Louzun, de la Bretonnière, major du régiment de la Martinique, et de Kéranguez, ancien major du régiment provincial de Vannes, et compo ste d'environ 200 hommes des régiments de Champagne, Viennois, la Martinique et de la légion de Lanzun,
A deux heures apres minuit, la fausse attaque avant commencé, ainsi qu'il avait 6t6 ordonné, les (rois colonnes déboucherent pour marcher at morne de l'Hôpital, en suivant les routes qui leur avaient été indiquées. Le vaisseau du marquis de Vaudreuil, ayant dérapé el se Lrouvant sous la batterie dans le temps de Pattaque, saisit cet instant pour la canonner, ce qui produisit une diversion utile, Quand on fut près des retranchements, ilen partit un feu très vif, Le bâtiment du roi d'Angleterre, le York, mouillé dans le Carénage, incommoda beaucoup les troupes en tirant à curtouches! sur la colonne du comte Dillon, qui passait à portée de li, L'avant-garde du sieur de Dural ayant franchi la palissade gravissait le morne, La colonne de gauche et celle du centre, rapprochées par la nature du terrain, joiunirent l'avant-garde.
Nile feu des retranchements, ni celui du York, qui était embossé et prenait nos troupes en flanc, ni l'extrême difficulté des lieux, rien ne put ralentir l'ardeur des troupes excitée par la présence du général, qui sauta dans les retranchements avec les premiers grenadiers, On gravissait