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du bataillon de Hainaut, qui était en second sous lui, du sieur Gautier, aide-maréchal-général-des-logis, lesquels montèrent aux retranchements avec le général, et du sieur Passerat de la Chapelle, major de milices de la Martinique, aide-maréchal-des-logis,.
Quelques officiers de la marine eurent permission de se trouver à l'attaque. Le sieur du Rumain, lieutenant de vaisseau, et le sieur de Barras, enseigne, marchèrent avec le vicomte de Noailles ; le sieur de Broves, lieutenant de vaisseau, et le sieur de Combaud, enseigne, montèrent aux retranchements avec le comte d'Estaing.
On ne doit point oublier un trait également honorable pour le général qui sait aussi bien récompenser la valeur, que pour le brave homme qui en est l’objet. Le sieur Horadou, dit Languedoc, sergent de grenadiers au régiment de Hainaut, était à l'avant-garde, Après avoir montré, pendant l'action, la plus grande intrépidité, il sauta dans la dernière batterie du morne, et s'élançant à travers les soldats ennemis, il sauva la vie au sieur Vence qui le précédait. Le comte d'Estaing, sous les yeux de qui ce sergent avait combattu, arrivant l'instant après dans la batterie, l'embrassa en lui déclarant qu'il le faisait officier.
Dés le 5 juillet, M. d'Estaing apprit que la flotte anglaise, aux ordres de l'amiral Byron, approchait, et, le 6, elle était en vue. Elle se composait de 21 vaisseaux et 1 frégate, et convoyait une trentaine de bâtiments portant 4,000 hommes de troupes. A sept heures et demie du matin, d'Estaing fit le signal de commencer le combat. Le feu dura longtemps et fut très vif. Cinq raisseaux anglais furent très maltraités et souffrirent beaucoup dans leurs mâtures et leurs agrès, Un vaisseau anglais fut coupé et se sauva pour éviter d'être pris, On s'empara d'un transport chargé de 150 soldais.
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L'amiral anglais se retira devant nous', Ce succés assurait la prise de possession de la Grenade, La vieloire nous avait coûté 970 hommes tués ou blessés.
Le 9 septembre, Louis XVE envoyait à l'archevêque de Paris une lettre lui enjoignant de faire chanter un Te Deum dans toutes les églises de son diocèse, en action de grâces du succès de ses armes en Afrique et en Amérique, et dont suit la teneur :
Mon cousin, les motifs qui m'ont forcé de recourir à la voie des armes pour obtenir la satisfaction que j'ai trop longtemps demandée sont connus de toute l'Europe. La dignité de ma couronne, et ce que je dois à mes sujets, ne permettaient plus que je différasse de venger les insultes répétées faites à mon pavillon, de protéger le commerce de mes Etats, et de rétablir la liberté des mers, en repoussant les atteintes d'une nation que ma modération semblait enhardir dans ses projets d'usurpation.
Après avoir pourvu à la sûreté de mon royaume et de mes possessions en Amérique, par l'augmentation de mes forces navales, je me suis déterminé à user de représailles et à attaquer l’Angleterre dans ses propres colonies.
En Afrique, le Sénégal et les différents forts de la côte, appartenant aux Anglais, ont été enlevés où détruits. En Amérique, l’île de la Dominique a été surprise par mes frégates et mes troupes, que le marquis de Bouillé, gouverneur général de mon île de la Martinique, avait conduites à cette expédition. Plus récemment, des frégates el des troupes envoyées par le comte d'Estaing, vice-amiral, commandant “es forces navales en Amérique, se sont emparées de l'île de Saint-Vincent. Enfin, daus la nuit du 3 au 4 de juillet dernier, mes troupes, sous le commandement du