‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 125 sur 143 · Voir le chapitre consacré au maréchal de Broglie · texte numérisé non relu

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Island, la petite armée française, qui comptait beaucoup de jeunes nobles pleins d'enthousiasme pour « les insurgents », alla se joindre à Washington dans la presqu'ile d'Yorktown, où le général anglais lord Cornwallis se trouva bientôt enfermé.

« C'est ici, dit Rochambeau, le lieu de parler de la discipline que l'armée observait, et d'avancer, sans crainte d'être démenti par aucun Américain, qu'elle était bien au delà des idées qu'ils s'en étaient faites, et qu'elle ne contribua pas peu à les faire revenir des préjugés qu'on leur avait donnés contre les Francais?. Les différentes députations de Sauvages qui vinrent au camp ne marquaient aucune surprise à la vue des canons, des troupes et de leurs exercices; mais ils ne revenaient point de leur étonnement de voir les pommiers chargés de fruits, au-dessus des tentes que les soldats occupaient depuis trois mois. La discipline de l’armée française l'a toujours suivie dans toutes ses campagnes, Elle était due au zèle des généraux, des officiers supérieurs et particuliers, et surtout au bon esprit du soldat, qui ne s'est jamais démenti... »

« Un des chefs des Sauvages, dont il est mention cidessus, me fit, dans une audience publique, une réflexion qui me surprit : « Mon père, me dit-il, il est bien étonnant que le roi de France, notre père, envoie ses troupes pour protéger les Américains dans une in-

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