M. de Rochambeau avait le commandement de ce régiment
à la bataille de Clostercamp.
3, Mémoires, 1, 295,
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ilme présenta son épée; je lui montrai, vis-à-vis de moi, le général Washington à la tête de l'armée américaine, et je lui dis que, l'armée francaise étant auxiliaire dans ce continent, c'élait au général américain à lui donner des ordres ».
On fit 8,000 prisonniers, dont 7,000 de troupes régulières et 1,000 matelots ; on prit 214 pièces de canon et 22 drapeaux.
Cornwallis venait de capituler, lorsque la flotte anglaise forte de 27 vaisseaux arriva; elle portait un corps de troupes. Mais, après avoir constaté l'inutilité du secours qu'elle amenait, elle gagna le large,
« Aussitôt que le Congrès eut recu la nouvelle de la reddition de Cornwallis, dit Rochambeau, il passa une résolution pour faire ériger une colonne de marbre à Yorktown, ornée d'emblèmes marquant l'alliance entre les Etats-Unis et la France, avec un récit succinct de la reddition de l'armée de Cornwallis aux généraux Washington, Rochambeau et de Grasse. Il résolut également de présenter 2 drapeaux au général Washington et 4 pièces de canon, prises sur l'armée anglaise, au comte de Rochambeau' et au comte de Grasse, portant une inscription qui leur marquât la reconnaissance du Congrès des Etats-Unis de la part glorieuse qu'ils ont eue à cette brillante expédition® ».
La prise d'Yorktown a été le fait d'armes décisif de
1. Pendant la Révolution, on enleva à Rochambeau ces deux pièces de canon qu’il avait placées dans son château.
2, ROCHAMBEAU, Mémoires, 1, 297.
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LE MARÉCHAI, DE ROCIAMBEAU. 307
la guerre d'Amérique, qui se trouva en quelque sorte terminée sur le continent américain,
La présence des Français étant désormais inutile en Amérique, Rochambeau et ses troupes s'embarquèrent à Boston pour revenir en France. Les Américains lémoignèrent aux Francais leur reconnaissance par une multitude d'adresses. « Une députation des anciens quakers de Philadelphie m'aborda, dit Rochambeau, dans toute la simplicité de son costume : « Général, me dit le plus âgé, ce n'est pas pour tes qualités militaires que nous venons le faire cette visite, Nous ne faisons nul cas des talents pour la guerre; mais tu es l'ami des hommes, et ton armée vit dans un ordre et une discipline parfaite. C'est ce qui nous amène à te rendre des respects ». Enfin l'armée s'embarqua à Boston, dans les premiers jours de décembre 1782, avec les bénédictions universelles de nos alliés dans les treize Etats sans aucune exception ».
Enfin, le Congrès vota l'adresse suivante :
« Par les Etats-Unis assemblés en Congrès le 1°" janvier 1783 :
« Le ministre plénipotentiaire de S. M. T. C. ayant communiqué au Congrès, par le moyen du secrétaire des affaires étrangères, le 7 décembre dernier, la résolution prise d'embarquer l'armée sous les ordres du comte de Fchambeau, et, le 29, son embarquement et son départ actuel, ainsi que l'intention de S. M. de leur ordonner de revenir toutes les fois qu'il se présenterait uu objet pour lequel elle pourrait efficacement coopérer avec les troupes des Etats-Unis : résolu que